Dossier d'archives · Dordogne
Un village de laboureurs (cultivateurs), de tisserands et d'un cloutier (fabricant de clous), autour d'une petite cour à deux kilomètres du bourg : quatre ménages et vingt-quatre habitants en 1856, un seul ménage multigénérationnel en 1946. Entre les deux, un notaire royal épouse une fille du village en 1750, un homme y meurt « écrasé aux mines » en 1765, et un enfant né ici en 1854 devient, soixante-dix-huit ans plus tard, chevalier de la Légion d'honneur comme maire d'une autre commune.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
La Palut est à environ 2 km à l'ouest du bourg, à vol d'oiseau, au point de repère du lieu-dit 44,92506 N — 0,65738 E. Caveroque est à 630 m à l'est-sud-est, Cantecocu à 600 m au sud, La Valette à 870 m au sud ; le lieu-dit distinct « Château de Lamoute » est à 440 m au nord-est. Ces distances, calculées à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits, ne décrivent ni des limites foncières ni des distances de parcours réel.Calcul géographique
Les plans montrent un groupe de bâtiments desservi par un chemin d'orientation générale nord-ouest/sud-est, aujourd'hui la route de la Palue. Deux états se distinguent déjà en 1824 : un noyau d'habitat ancien au sud-ouest du chemin, et un second ensemble plus au sud-est ; les grands bâtiments agricoles récents se sont développés des deux côtés. Une petite pièce d'eau figure près du noyau sur les plans anciens comme sur les vues aériennes récentes ; sa seule présence ne date pas le nom de lieu.
Le territoire cadastral actuel nommé LA PALUT est plus étendu que le hameau habité : le calcul géographique y compte environ 33,63 ha, en section E. Le décompte de parcelles ou de bâtiments dans ce périmètre ne doit pas être traité comme un recensement de maisons habitées. Calcul sur données, septembre 2026
Les formes Pallu, Palu, Palus, Palud, Palue, Palut, avec ou sans soudure de l'article, désignent le même village dès lors que la paroisse, les personnes et le contexte concordent : la variation du dernier caractère et l'espacement de l'article ne prouvent pas des déplacements du lieu. Certaines lectures, notamment « Sapalu », reflètent surtout l'ambiguïté d'une majuscule cursive et ne doivent pas devenir des variantes linguistiques certaines.
L'explication la mieux étayée est l'occitan palun/palus, « marais, marécage », issu du latin palus. Jean-Claude Dugros cite expressément « La Palue » de Saint-Félix-de-Villadeix, sous la forme La Palus, dans sa chronique toponymique du 7 mars 2025 ; l'analyse est cohérente avec l'étymologie de palud donnée par les dictionnaires historiques. Elle renseigne le sens probable du nom, sans démontrer une fondation gallo-romaine, un vaste marais à une date donnée, ou la nature des sols de chaque parcelle. Étymologie documentée
Une fiche de vulgarisation rattache le nom de La Palut à une « palissade », par le voisinage de la motte. Aucune forme ancienne, de 1370 à 1824, ne le soutient : toutes renvoient au groupe palu(d/s/t), jamais à un mot de fortification. La motte et le hameau agricole ne doivent pas être confondus en une seule histoire de château.
| Date | Forme et fait | Source | Niveau |
|---|---|---|---|
| 1370 | « Gerald de La palus », bénéficiaire d'un accensement de Cavorupe | BnF, Périgord 52, f128v, vue 133 | Copie lue ; hameau non nommé en tant que tel |
| 1668 | « village de la pallu », domicile d'un témoin | 5 E 409/1, v046 G | Lu sur l’original, première attestation certaine |
| 1750 | « Lapalu », mariage Duqueyla–Perrot | 5 E 409/3, v086 D | Lu sur l’original |
| 1752 · 1754 | « Lapalus », cloutier ; sieur (titre donné à un notable) Duqueylat | 5 E 409/3, v104, v130 | Lu sur l’original |
| 1766 · v. 1770 | « Palus », s final probable | Cassini ; Belleyme, planche 22 | Lu sur l’original |
| 1824 | « La Palue » (E1) ; « La Palud. », destination d'un chemin (A1) | 3 P 3/4625 ; 3 P 3/4617 | Lu sur l’original |
| 1873 | « Palus (La), h. cne de Saint-Félix-la-Linde » | Gourgues, p. 221 | Imprimé, sans mention médiévale jointe |
| 1896 · 1907 | « village de Lapalue » | 5 E 409/14 ; /15 | Lu sur l’original |
| Aujourd'hui | « LA PALUT », « Route de la Palue » | Cadastre, IGN/BAN, PLUi (plan local d'urbanisme) 2024 | Documents cartographiques actuels |
L'abbé de Lespine a relevé, dans un registre du notaire Arnaud Lacot (ou de La Cot) de Montclar, un accensement (concession de terre contre une redevance) daté du lundi après la fête des apôtres saint Pierre et saint Paul 1370. Le concédant est Berard de Monteleyrerio[?] ([?] : lecture incertaine), seigneur de Monclar ; le bénéficiaire, Gerald de La palus, de la paroisse de Saint-Félix ; le bien, le mainement de Cavorupe, rapproché de Caveroque d'après les documents médiévaux de la commune.Lu sur la copie de Lespine
Ce texte établit l'existence d'un homme portant ce nom et son appartenance paroissiale. Il ne dit pas qu'il habite La Palut, qu'il possède ce village ou qu'il en est seigneur. La proximité de Caveroque et la concordance du toponyme rendent le rapprochement convaincant, mais il demeure une hypothèse : il n'y a pas lieu d'en faire une « fondation de La Palut en 1370 ». Rattachement au hameau : probable, non démontré
Des publications de promenade nomment la motte proche « motte féodale de La Palue », et une fiche de randonnée associe même à La Palut « motte féodale et oppidum ». Ce sont des usages géographiques larges du nom : le répertoire des lieux-dits et le cadastre isolent en réalité Château de Lamoute, au nord-est du noyau habité, dans un secteur distinct de la feuille cadastrale. Aucun élément consulté ne permet d'attribuer au hameau actuel une fondation vers l'an mil, un château disparu ou une continuité depuis un oppidum ; ces questions relèvent de la documentation archéologique de la motte, pas de celle du village agricole.
Le cadre paroissial appartient au ressort de Montclar, et l'accensement de 1370 apporte un lien concret entre ce seigneur et un homme « de La palus ». Mais aucun terrier, hommage, cens ou bail consulté ne décrit des droits seigneuriaux pesant spécifiquement sur les terres de La Palut : le contexte de la châtellenie puis baronnie ne doit pas devenir une démonstration de propriété directe de toutes les maisons du village.
Le 4 novembre 1668, un témoin laboureur — nom mal assuré, Commany[?], prénom non déchiffré — est dit du « village de la pallu », malgré l'état dégradé de la page. C'est la première attestation certaine du village dans les documents consultés ; le baptême auquel il assiste concerne un enfant nommé Claude Vernin[?].Lu sur l’original
Le 19 mai 1669, Jean Gauvit, environ quatre-vingts ans, est enterré après être mort la veille dans sa maison « à La Palu » ; son âge suggère une naissance vers 1589, sans prouver ni sa naissance au hameau ni l'existence de celui-ci à cette date. Des Falgueyret, cousins au second degré, accompagnent le convoi, avec des domiciles renvoyant au voisinage et au moulin Besson. Naissance vers 1589 : déduction par l'âge
Dans les années 1670, les Gauvit/Gauvel/Gaurel forment un groupe important : Peyronne Gauvel, tante de Raymond ; le mariage de Raymond Gauvit, veuf, avec Marguerite Bidard[?], veuve, le 9 février 1672 ; Léonarde, fille de feu Jean, dont la sépulture du 21 décembre 1692 nomme Raimond comme frère et Giron comme neveu. Le village accueille aussi les ménages Roux–Gellis Laval, Tridat/Vidal[?]–Faure, Marty–Falgueyres, avec une économie associant terre et artisanat : Antoine Lauvergne, tisserand en 1678 ; Raimond Chort, tisserand en 1692 ; Jean Gontier, travailleur, marié à Catherine Rochendrieu de Lavernelle le 22 avril 1692 — sans aucun titre de sieur de Berthier dans cet acte : l'homonymie avec les Gontier de Berthier ne permet pas de lui attribuer cette autre famille.D'après un relevé des registres
Le silence relatif des documents entre 1690 et 1737 tient d'abord à la couverture discontinue des registres disponibles ; il ne prouve pas un abandon du lieu. Une Anne Ferguyres[?], de Palus, épouse Pierre Conte des Quatre Mailles le 27 octobre 1737 ; Jeanne Lamber meurt à La Palud en décembre 1741, vers trente-cinq ans.
Le 18 juillet 1750, Pétronille Duqueyla, de Lapalu, épouse maître Bertrand Perrot, notaire royal, de Lapouleille : une alliance du village avec le milieu de l'écrit. Pétronille est ensuite marraine (celle qui présente l'enfant au baptême) le 17 août 1751, domiciliée à Monclard : le départ est ainsi attesté après le mariage.Lu sur l’original
Le 16 mai 1753, un sieur Jean Duqueyla[?] épouse une demoiselle Jeanne de Cabier[?] dans cette lecture, paroisse difficile à établir. Le baptême du 12 avril 1754 donne nettement sieur Jean Duqueylat et Jeanne de Carrier, demoiselle Duqueylat, habitants de Lapalus, parents d'Antoinette ; Louis de Carrier est parrain, Antoinette Duqueylat, marraine, dite tante. La qualification est bien « sieur Jean Duqueylat », et non « sieur de La Palut » : elle n'établit ni noblesse, ni seigneurie, ni possession de toutes les terres du village. Aucun « sieur de La Palut » établi
Le 11 janvier 1752, Martial Farqueyret, cloutier, demeurant à Lapalus, épouse Marguerite Lambert, de Lapouleille : la profession est lisible sur l'original, et établit un métier précis sans démontrer une forge monumentale dans le hameau.Lu sur l’original
Les naissances se suivent : Pierre en 1752, Jean en 1754, Marguerite en 1761, Jean en 1763 ; Marguerite Lambert est enterrée en novembre 1765. Martial a ensuite des enfants de Marie Doumingés/Doumenge, dont les jumeaux Jean et Marie, baptisés le 24 juin 1776, avec la mention expresse « frères jumeaux ». Le remariage lui-même n'a pas été retrouvé ; sa date, déduite entre la disparition de Marguerite et la naissance de 1767, reste une hypothèse. Date du remariage non retrouvée
Le décès d'un Martial Falqueyrat, cloutier, environ quatre-vingt-deux ans, est déclaré à La Palu le 20 janvier 1812, le jour même de sa mort : identité très probable avec l'époux de 1752. Le mariage de Marie Falgueyret avec Léonard Gaubert, le 24 février 1824, fournit le lien générationnel le plus solide : Marie, née le 24 juin 1776, fille de Marcial Falgueyret et Marie Dommenge, cultivatrice à La Palue, épouse un ancien soldat de la Légion de la Dordogne, domestique à La Valette. Cet acte de 1824 cite le décès paternel au 22 janvier 1812 — contre le 20 dans l'acte original ; c'est ce dernier, contemporain de l'événement, qui prévaut.
Marie meurt à La Palue en juillet 1824, quelques mois après son mariage. Cette lignée fournit une continuité documentaire de plus de soixante-dix ans, sans preuve de transmission foncière.
Le 30 janvier 1765, le registre rapporte l'inhumation de Jean Gontier, environ trente ans, mort subitement près du village de Lapalus, « aux mines dont il a été écrasé », après le procès-verbal des justiciers. C'est un témoignage d'activité d'extraction et d'accident mortel selon les propres termes de l'acte — sans nom de minerai, d'exploitant, de parcelle ni de puits.Lu sur l’original, cité mot pour mot
Le mot mines est conservé tel quel, sans le transformer en mine de charbon, de fer ou en carrière déterminée. Le rattachement de ce Jean Gontier aux Gontier de Berthier n'est pas établi ; le procès-verbal annoncé par le curé, s'il était retrouvé, serait la pièce décisive. Nature de l'exploitation inconnue
Les Gauvel/Gauvet/Gaurel reparaissent avec Reymond et Marie Lansade, puis, une génération suivante, Reymond et Marie Barland/Berlan ; au baptême de Reymond, le 15 septembre 1779, un autre Reymond est expressément désigné comme grand-père — un lien de parenté explicite, non déduit d'une simple ressemblance de noms. Le mariage de Marie Gauvel avec Étienne Moulière, le 8 février 1796, donne pour parents de Marie Reymond Gauvel et Marie Barland ; le ménage Moulière a plusieurs enfants à La Palu entre 1796 et 1809. En 1823, Marie Berlan est dite vivre avec Étienne Moulière « son fils » — une formulation qui n'efface pas la filiation du mariage : « beau-fils » reste une hypothèse.« Fils » ou « beau-fils » : non tranché
Les Marchandou sont documentés avec Guillaume et Guillonne Gauvile dans les années 1760, puis Guillaume et Anne Ventange dans les années 1770 ; Guillaume meurt en avril 1781, vers quarante-cinq ans. Une Léonarde, fille de Jean Lastouliat et Anne Ventange, naît en août 1785, avec Léonarde Marchandou pour marraine — proximité suggérant un remariage d'Anne Ventange, sans acte d'union retrouvé pour le démontrer. D'autres successions restent moins sûres : Reversade, Delanes et Gontier apparaissent tous mariés à une même Marguerite Campagnat entre 1740 et 1750, sans qu'on puisse les assembler en trois mariages d'une seule femme faute de contrôle des unions et des décès. Les Longis, avec Léonard et Pétronille Fonsegrive, sont présents dans les années 1780.
Le 21 octobre 1743, Jeanne Lamarelle[?], environ trente-cinq ans, est enterrée après être morte à Lapalus « de mal d'enfant » — la formulation même du curé, qui permet de parler d'une mort liée à l'accouchement sans diagnostic rétrospectif plus précis.Lu sur l’original
Un acte fixe l'origine du ménage : le 11 février 1819, Jean Javerzac, fils d'Antoine, domicilié à Rabard, épouse Antoinette Malaure, des Quatre Mailles ; un fils Jean naît à Rabard en août 1824, Antoinette y meurt fin août. Le 26 octobre 1825, Jean, laboureur à Rabard, veuf, épouse Marie Longis, cultivatrice de Constant.Lu sur l’original pour le remariage
La mobilité n'est pas parfaitement linéaire : en 1850, le mariage de Marie Javerzac, fille de Jean et de feue Antoinette Malaure, la dit née et domiciliée à La Palu vers 1820-1821 — déclaration rétrospective, dont l'acte de naissance correspondant reste à retrouver. Jean et Marie Longis sont encore à Rabard en août 1826 ; ils sont certainement à La Palue en février 1829, où un Pierre naît puis meurt en mars. Un autre Pierre naît en janvier 1831 ; son mariage de 1853 permet de l'identifier sûrement comme fils de Jean et Marie Longis.
Le recensement de 1851 qualifie le père Jean de métayer (qui cultive une terre contre une part de la récolte) ; il vit avec Marie Longis, deux fils Pierre, une fille Marie et Catherine Javerzac, tante — on ne peut donc écrire que la famille possède l'ensemble de La Palut. Le 17 mai 1853, Pierre Javerzac, vingt-deux ans, épouse Marie Prévot, de Lapouleille, née à Carrieux (Liorac) ; l'acte cite un contrat du 3 mai 1853 devant Me Labat, à Beauregard.
Leur fils Jean Javerzac naît le 8 avril 1854 à La Palu. En 1866, le ménage Pierre Javerzac–Marie Prévot est à Cantecocu ; en 1885, Pierre est propriétaire cultivateur aux Pigats. La disparition des Javerzac de la rubrique La Palut correspond ainsi à des déplacements proches, pas à une extinction de la famille.Sans preuve d'héritage ou de vente
Le fils aîné Jean, né en 1854, devient maire de Saint-Géraud-de-Corps et conseiller général du canton de Villefranche-de-Longchapt. Son dossier de Légion d'honneur porte le décret de nomination comme chevalier du 30 juillet 1932, avec une copie de son acte de naissance à La Palu : filiation, date et commune concordent avec l'original communal. Identification certaine
Jean Barjou, travailleur de terre, et Anne Delbos habitent La Palue dans les années 1810-1820 ; Jean y meurt en février 1829. Au recensement de 1841, Anne est qualifiée de propriétaire ; à son décès en 1848, elle est dite regrattière — deux qualités qui ne s'excluent pas. Leur fils Pierre Barjou, maçon, épouse Félicité Garraud en 1843, puis Antoinette Valeton en 1854 ; le ménage est encore à La Palut en 1861, avant un décès en 1869 situé à La Croix Rouge.
Les Bannes/Banes représentent durablement le tissage. En 1851, Antoine Bannes est propriétaire tisserand ; à son décès en 1857, il est dit né et mort à La Palu. Jean Banes, tisserand, et Jeanne Choumeyrou forment encore un ménage à La Palut en 1861 et 1866 ; ils n'y figurent plus en 1872, sans départ daté plus finement.
Un épisode de 1833 révèle l'accueil d'un enfant de l'hospice : Jean Veuille[?], exposé à Bergerac en 1826, confié à Anne Pon[?], femme de Jean Carbonel, cultivateur à Lapallud, meurt au village le 15 décembre 1833. Les actes de 1836 à 1861 documentent ensuite les enfants du ménage Carbonnel–Anne Pons, où le père est nommé tantôt Joseph, tantôt François ; en 1847 et 1851, Joseph est regrattier. Trois de leurs enfants meurent à La Palut entre 1865 et 1876 ; Anne Pons elle-même meurt en 1875.D'après un relevé des registres
Le 21 octobre 1867, Jeanne Carbonnel, née et domiciliée à La Palut, épouse Pierre Démourant, tailleur de pierre de Cours (Saint-Georges-de-Monclard) ; l'acte cite un contrat du 3 septembre 1867 devant Me Labat, à Beauregard.Lu sur l’original
Les Démourant sont recensés à La Palut en 1876 ; en 1881, le chef du ménage est propriétaire maçon. La femme est prénommée Marie dans plusieurs recensements, mais Jeanne dans le mariage de 1867 et son décès de 1899 ; le mari, Pierre en 1867, devient Joachim dès 1892 — identité très probable par convergence du conjoint, de l'âge et du lieu, signalée ici comme rapprochement plutôt que comme fait acquis.Pierre/Joachim : rapprochement, pas un acte double
Les Chadourne apparaissent entre 1861 et 1866 ; en 1881, Pierre est cultivateur métayer. Ils constituent l'un des deux ménages qui subsistent au village en 1872, 1876, 1881 et 1891, et nouent des alliances (Teillet 1869, Lafon 1882, Brachet 1888, Gonthier). Les Chardonnet, originaires de La Celle, dans l'Allier, forment une famille distincte : le 29 octobre 1896, Juliette Chardonnet, fille de Jacques Chardonnet, propriétaire cultivateur, domiciliés à La Palue, épouse Antoine Grellety, tailleur d'habits à Langlade, avec un contrat du 20 octobre 1896 devant Me Le Bœuf, à Beauregard. La qualification de propriétaire de Jacques Chardonnet est certaine ; la date et l'étendue de son acquisition à La Palut ne le sont pas. Acquisition non datée
En 1901, deux ménages figurent encore dans la liste nominative : Pierre Michel et Rose Longis avec cinq enfants, et Joachim Démourant seul. Aucun acte de mutation n'établit que Michel a acheté l'exploitation à Chardonnet ou à Démourant.
Les Faure sont établis à La Palut au plus tard en 1907. Le 19 juin 1907, Marie Faure naît au village, fille d'Urbain Faure et de Françoise Matasse[?], cultivateurs ; Urbain, né le 10 juin 1881 à La Blénie, relie ce ménage à une famille auparavant installée dans un autre village de la commune.Lu sur l’original
En 1931, un gendre Canty et deux petits-enfants sont présents ; le ménage compte sept personnes, puis neuf en 1936 et encore neuf en 1946, avec cinq petits-enfants. Le gendre et la fille sont appelés Paul et Henriette Canty en 1936-1946, contre Joseph et Marie en 1931 — la continuité du groupe familial est nette, mais noms d'usage et erreurs de recenseur restent à départager par les actes civils. Les enfants de la génération la plus récente ne sont pas nommés ici. Prénoms à contrôler par l'état civil
Cette évolution dessine un ménage agricole élargi, avec cohabitation de générations : elle ne suffit pas à dater un héritage, une donation ou un transfert juridique de l'exploitation. Aucun fait de guerre, incendie ou vente du XXe siècle propre à La Palut n'a été établi par les documents examinés — ce qui ne signifie pas que le lieu n'a pas été affecté par les guerres ou les mutations agricoles, seulement que rien de l'histoire générale de la commune n'y a été importé sans preuve.
La feuille E1, section E dite de Caveroque, 3 P 3/4625, montre le hameau sous la forme La Palue : le groupe est situé au sud-ouest d'un chemin, avec deux ensembles bâtis, l'un au nord près des anciens numéros 90-95, l'autre au sud-est près de 112-115. Le décompte sur le plan donne neuf unités bâties graphiques — un ordre de grandeur, pas neuf maisons habitées démontrées. Neuf corps graphiques ≠ neuf maisons
La photographie de la couche « ortho 1950 » montre un ensemble resserré autour d'une cour, un corps en L et un groupe plus au sud-est ; la couche « ortho 1965 » montre des volumes plus développés du côté oriental et sud-est, avec une pièce d'eau visible au sud-ouest. L'échelle et le mosaïquage de ces images imposent de parler de périodes de prise de vue, pas d'années exactes de construction.
Les fiches de changement de destination, réalisées par Citadia Conseil le 6 novembre 2024, identifient sur la parcelle actuelle E0032 trois objets : une ancienne étable (CDSFV01, imprimée « La Pabuit »), une ancienne étable et séchoir (CDSFV02), une ancienne grange (CDSFV03), toutes trois destinées à un « local activité » dans le document. Les photographies décrivent ces dépendances sans fournir leur date de construction ; l'inscription au document d'urbanisme identifie une possibilité, elle ne prouve pas des travaux réalisés.
Le tableau officiel du PLUi imprime « La Pabuit » pour la fiche CDSFV01. La parcelle
E0032 et le plan de repérage renvoient sans ambiguïté à La Palut : c'est une coquille du document,
pas un lieu-dit distinct.
Le plan et l'orthophotographie (photo aérienne) récents montrent une extension agricole plus importante au nord et à l'est de l'ancien noyau, avec de longues constructions de part et d'autre des espaces de circulation. Le traitement cadastral recense aujourd'hui 46 parcelles dans le polygone LA PALUT et 15 objets bâtis en dur plus 5 légers ; la BD TOPO en distingue pour sa part 13, pour environ 3214 m². Ces nombres proviennent de modèles différents et ne doivent ni être additionnés, ni devenir treize ou vingt logements.Comptages non cumulables
Le tableau reprend les dix-sept années disponibles dans le dossier — une série avec lacunes, pas un décompte continu. L'année 1836 est un cas particulier : les lieux n'y sont pas nommés, et le rattachement à La Palut est une reconstitution.
| Année | Maisons | Ménages | Habitants | Source |
|---|---|---|---|---|
| 1836 | non établi | 5 ? | 15 ? | 6 MI 12, p10 — rattachement par recoupement, hypothèse |
| 1841 | non établi | 4 | 19 | 6 MI 22, p12 D |
| 1851 | 4 | 4 | 18 | 6 MI 56, p06 |
| 1856 | 4 | 4 | 24 | 6 MI 72, p07 — maximum documenté |
| 1861 | 4 | 4 | 17 | 6 MI 85, p05 |
| 1866 | 3 | 3 | 12 | 6 MI 96, p05-06 |
| 1872 | 2 | 2 | 7 | 6 MI 106, p09 |
| 1881 | 2 | 2 | 8 | 6 MI 131, p09 |
| 1891 | 2 | 2 | 11 | 6 MI 150, p09-10 |
| 1901 | 3 au récapitulatif ; 2 occupées | 2 | 8 | 6 MI 161, p08 |
| 1921 | 1 | 1 | 5 | 6 M 358, p03 |
| 1936 | 1 | 1 | 9 | 6 M 422, p05 |
| 1946 | 1 | 1 | 9 | 106 W 71, p03 |
Une feuille datée du 15 février 1951, intercalée dans le dossier de 1946, porte pour Lapalue « 1 maison, 1 ménage, 7 habitants », mais son en-tête dit se fonder sur le recensement de mars 1946, dont la liste nominative en donne neuf : la discordance n'a pas été élucidée, et aucune ligne « 1951 » n'est ajoutée à la série pour cette raison.Discordance non résolue
La baisse de vingt-quatre habitants en 1856 à sept en 1872 résulte, dans les sources nominatives, du cumul de décès et de déplacements de ménages — pas de la preuve d'une destruction du village. La remontée à neuf personnes en 1936 puis 1946 se produit dans un seul ménage multigénérationnel : ce n'est pas une reprise du nombre de foyers du XIXe siècle.
Les données rassemblées en septembre 2026 et les documents d'urbanisme de 2024 décrivent un ensemble à dominante agricole, avec des dépendances anciennes en pierre, bois et tuile, et des constructions plus grandes ; les noms des propriétaires ou occupants actuels ne sont pas nécessaires à cette description et ne sont pas donnés ici.
Le RPG 2024 (registre parcellaire graphique : déclarations de cultures des agriculteurs), croisé avec le périmètre cadastral, y relève environ 21,75 ha déclarés : 16,74 ha de prairie permanente, 2,53 ha de châtaigne et 2,48 ha de noix. Le même traitement du PLUi répartit environ 24,69 ha en zone A et 8,94 ha en zone N. Ces données datées sont un état documentaire, pas une visite sur place en 2026 ni une certification des usages de chaque bâtiment aujourd'hui.Calcul sur données, pas une enquête de terrain
Le nom reste partagé entre La Palut pour le lieu cadastral et route de la Palue pour la desserte, également employé pour des itinéraires de promenade ; ces notices touristiques doivent être distinguées de l'histoire de propriété du hameau et de la documentation archéologique de la motte voisine.
Le point le plus important encore manquant est la chaîne de propriété. Les actes et les recensements montrent des propriétaires, des métayers, des cultivateurs et des artisans, mais ne disent pas à eux seuls qui possédait telle maison et telle parcelle à chaque date : aucun héritage, achat ou partage concernant tout La Palut n'a été reconstitué avec un titre foncier. La chronologie des occupants est donc plus complète que celle des propriétaires.
Les registres paroissiaux et l'état civil ont été lus, sans épuiser les fonds annexes. Une journée de salle sur les trois premières cotes ci-dessous donnerait la chaîne des propriétaires de 1826 à 1955, et résoudrait la nature exacte des « mines » de 1765.
État de sections et matrice de 1826 : relever en section E les anciens numéros 84-98 et 111-116, en particulier 90, 92, 93, 95, 113 et 114[?] — propriétaire, nature, contenance de chaque parcelle. Départ indispensable pour compter les maisons.
Matrices des propriétés bâties (1882) et non bâties/bâties (1910-1955) : suivre les mutations entre Démourant, Chadourne, Chardonnet et Faure.
Faire correspondre la numérotation de 1824, le renouvellement de la section E et la parcelle actuelle E0032 ; les feuilles A1/C1 de 1956 déjà consultées ne couvrent pas La Palut.
Contrats du 3 mai 1853 (Javerzac-Prévot) et du 3 septembre 1867 (Démourant-Carbonnel) : immeubles, dots, jouissance, dettes.
Contrat du 20 octobre 1896 (Grellety-Chardonnet) : apports et titres antérieurs de Jacques Chardonnet.
Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : contrats Duqueyla-Perrot 1750, Duqueyla-Carrier 1753, Falgueyret 1752 ; ventes, baux, partages « Lapalu/Lapalus ».
Le procès-verbal antérieur à l'inhumation du 30 janvier 1765 : nom de l'exploitation, produit extrait, circonstances de la mort de Jean Gontier.
Retrouver l'original de 1370 (repère : BnF, Périgord 52, f127r-133r) : développer le nom du bénéficiaire, ses droits, sa résidence.
Tables d'acquéreurs et de vendeurs de Lalinde, successions, hypothèques de Bergerac : ventes et titres des familles Chardonnet, Démourant, Faure.
Dossier de la motte dite de La Palue/Lamoute : fixer son emprise et sa datation sans la transférer au village habité.