Dossier d'archives · Dordogne
Un village attesté dès 1668, où un chirurgien, un marchand et un notaire royal portant tous trois le nom de Gontier se croisent au même baptême — et où deux Étienne Gontier, cousins germains, se partagent pendant trente ans les titres rivaux de « sieur de Lavalette » et « sieur de Leymarie » (« sieur » : titre donné au maître d'un domaine). Des bordiers (petits exploitants) y meurent en 1747, une « métairie neuve » s'y bâtit vers 1760, un enfant du lieu tombe au bois de Cantigny en 1918. Trois registres paroissiaux et dix-sept recensements permettent de distinguer, à chaque génération, qui habite, qui exploite et qui possède.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
La Valette est un écart habité du sud-ouest de la commune. Le point de repère du lieu-dit se situe à 44,91731° N ; 0,65876° E ; il marque le lieu, non une borne parcellaire. Les formes actuelles sont LA VALETTE au cadastre et Lavalette sur le plan IGN. Cantecocu, au nord-ouest, et Leymarie sont deux autres lieux-dits distincts : le fait que le domaine touristique actuel loue aujourd'hui un gîte à Cantecocu n'efface pas cette distinction historique et cadastrale. Point de repère du lieu-dit · données cadastrales et IGN
Le noyau ancien occupe un bord de plateau ou de croupe, avec une pente boisée et un vallon à l'est. Les vues aériennes montrent une clairière agricole, des parcelles ouvertes au nord et à l'ouest, et une longue desserte venant du sud ; un chemin relie les bâtiments à Cantecocu. Ces observations décrivent le site visible ; elles ne démontrent ni l'ancienneté de chaque chemin ni l'étendue d'une propriété à une date donnée.
Il faut distinguer trois périmètres qui ne se recouvrent pas : le hameau historique, le lieu-dit cadastral actuel et le domaine économique contemporain. L'extraction cadastrale de 2026 donne 41,53 hectares et 42 parcelles en section E pour le lieu-dit ; la communication du domaine actuel évoque environ 80 hectares. Ce sont deux mesures d'objets différents. 80 ha : chiffre commercial, non cadastral
Le nom présente une grande stabilité : l'article est séparé ou soudé, les consonnes simples ou redoublées — La Valette, la Valete, Lavalette, Lavallette. Les titres portés par les Gontier fournissent de nombreuses occurrences du nom, mais ne prouvent pas toujours que leur titulaire résidait sur place : en 1683, 1685 et 1688, le notaire « sieur de Lavalette » est associé à La Brande, paroisse de Fouleix, à plusieurs kilomètres de là. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v077, v143, v197
Le rapprochement avec l'occitan valeta, « petite vallée », est linguistiquement plausible — le dictionnaire Laus, consulté au portail du Congrès permanent de la langue occitane, donne bien ce sens, et la situation près d'un vallon y est compatible. En l'absence de forme médiévale et de document expliquant la dénomination locale, c'est une étymologie (origine du mot) probable, non démontrée pour ce lieu précis. Origine plausible, non prouvée pour ce nom de lieu
Aucune mention médiévale de cette Valette n'est actuellement établie. Les attestations de Caveroque en 1370, l'histoire de Montclar ou les découvertes archéologiques de La Peyrouse concernent d'autres objets ; il manque encore, pour le lieu lui-même, une reconnaissance, un terrier ou un accensement établissant le seigneur direct et les redevances.
Un document antérieur à 1668 pourrait se trouver dans le dossier AD24 2 E 703-24, intitulé « Famille Gontier, de Saint-Félix : bail et obligations », daté 1635-1709, au sein du fonds Favareille de la Coussetête. Mais l'inventaire nomme la famille et la paroisse, pas La Valette : 1635 n'est donc pas une première mention acquise du lieu. Gourgues, en 1873, ne remonte qu'à 1728 et renvoie au « not. de Mouleydier » ; les registres paroissiaux permettent aujourd'hui de reculer l'attestation de soixante ans, sans dater pour autant l'origine du village. Piste non vérifiée avant 1668
Le 3 mai 1668, le curé enterre un enfant d'environ seize mois, mort au village de La Valette : c'est, à ce jour, la première mention du lieu. Le nom et la filiation restent mal lisibles ; deux assistants portent le nom de Pierre Gontier. L'acte établit déjà un village habité, sans décrire ni maison principale ni seigneurie. Lu sur l'original, 5 E 409/1, v026
En novembre 1670, les métiers deviennent plus précis. Au baptême de Marie Bernardie, fille d'un laboureur (paysan), le parrain Guillaume Gontier est maître chirurgien ; Pierre Gontier est marchand et maître Étienne Gontier praticien : tous trois associés à « Lavallette ». Le notariat est explicitement attesté le 4 juin 1673, quand maître Étienne Gontier, notaire royal, habitant du village de La Valette, assiste comme témoin à un baptême. La Valette réunit donc des activités de terre, de commerce, de soins et d'écriture juridique — elle ne se réduit pas à une exploitation isolée. Lu sur l'original, 5 E 409/1, v137 et v252
Françoise Rouchon, épouse du marchand Pierre Gontier, meurt à La Valette et est inhumée dans l'église le 23 juin 1689, à environ soixante-dix ans. L'acte nomme deux fils appelés Étienne, dont l'un est notaire royal. Le 30 août 1689, les mêmes fils assistent à l'inhumation dans l'église de leur père, mort la veille à soixante-sept ans. La place des sépultures et les professions signalent une famille notable ; elles ne prouvent pas, à elles seules, une noblesse juridique.
C'est la distinction indispensable de ce dossier : le notaire et son homonyme ne doivent pas être confondus. Au baptême de Jean Gontier, en 1694, le père est le sieur de Laimarie, mari de Jeanne Favareilhes ; la marraine est Jeanne Lacombe, femme du notaire, sieur de La Valete. La présence des deux couples dans le même acte est la preuve décisive. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v304
| Personne et couple | Preuves | Ce qui est établi |
|---|---|---|
| Étienne Gontier × Jeanne Lacombe | 1683 v077 · 1685 v143 · 1688 v197 · 1694 v304 | Notaire royal, sieur de Lavalette ; aussi procureur d'office de Montclar en 1683. Domicile à La Brande, Fouleix, dans les années 1680 ; Jeanne dite habitante de La Valette en 1694. |
| Étienne Gontier × Jeanne Favareille | 1685 v145 · 1686 v166 · 1687 v180-181 · 1692 v257 · 1694 v304 | Sieur de Laymarie / Leymarie, résidant à La Valette ; père de Jean, né le 5 juin 1694. |
Le titre porté n'équivaut donc pas toujours au domicile : en 1683, Jeanne Lacombe, épouse du notaire, habite La Brande, paroisse de Fouleix. Aucune des pièces consultées n'autorise à décrire une seigneurie autonome de La Valette, un château fort ou un repaire noble. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v077
Le 7 avril 1744, Jeanne Favareille, demoiselle de Leymarie, est inhumée après être morte à Lavalette. Le 11 septembre 1746, Étienne Gontier, sieur de Leymarie, mort à La Valette, est inhumé dans l'église à environ quatre-vingt-trois ans . Lu sur l'original, 5 E 409/3, v042
Ce décès est parfois placé en 1747. L'acte lui-même porte le 11 septembre 1746.
Au baptême de Jean Favareilles de Caveroque, le 1er janvier 1748, le parrain est Jean Gontier, avocat et juge de Clérans, demeurant dans sa maison de « Glential [?] » (lecture incertaine), paroisse de Liorac — probablement Genthial, selon l'histoire locale de Liorac. Il signe Gontier de Lavalette. L'acte relie directement un Gontier portant le nom du lieu à une résidence extérieure ; il ne prouve pas qu'il possède encore tout le domaine, ni qu'il est le Jean né en 1694. Identification à Genthial et filiation avec Jean (1694) : hypothèse
Brugière rapporte, en 1723, un mariage entre Charles de Magneux [?], sieur de Bourbou [?], et Marie Gontier, demoiselle de la Veyssière, « du village de La Valette » — l'original matrimonial manque dans les documents consultés. L'étude de Marie-France Castang-Coutou situe à La Valette Jean Gontier, époux de Françoise Dubal en 1725, rattaché à Genthial, et donne Marie Anne Gontier, née en 1745, comme future épouse de Léonard Étourneau Lafaye. Ces indications composent une piste cohérente ; les actes d'alliance et de filiation ne sont pas tous consultés. source secondaire : Brugière, Castang-Coutou
Le 14 février 1747, le curé inscrit la sépulture de deux frères Perrot, bordiers du sieur Gontier, morts à La Valette, âgés d'environ quarante à quarante-cinq ans. Le texte les appelle d'abord « Jean et autre Jean », puis indique que « le nommé Claude » a reçu les sacrements, tandis que l'autre est mort subitement d'un accident imprévu — la contradiction des prénoms est dans l'acte lui-même, et rien ne prouve que les deux frères ont péri dans le même événement. Lu sur l'original, 5 E 409/3, v049
Le 6 octobre 1761, au mariage de Pierre Rigoulet et Jacquette Moulinier, paraît la dénomination « maiterie noeuve de la Valette » ; le 19 octobre, Anne Lambert y réside également, et une « maison neuve » est signalée au décès de Jean Rigoulet en 1762. Deux couples Pierre Rigoulet coexistent à cette date : l'un avec Jacquette Moulinier, l'autre avec Anne Lambert — des ménages distincts, non à fusionner. Ces mentions suggèrent un habitat différencié à l'intérieur du lieu, sans dater sa construction ni le placer sûrement sur le plan de 1824. Lu sur l'original, 5 E 409/3, v217
En 1738, Pierre Vaurs et Catherine Coulaud sont qualifiés de métayers (cultivateurs qui partagent les récoltes avec le propriétaire) ; Jean Rigoulès et Guilhaume Coulaud sont associés à une métairie de La Valette. Aucun bail n'a encore été consulté pour connaître la répartition des récoltes ou les obligations de ces ménages. Lecture partielle, 5 E 409/2, v387
Le 12 novembre 1771 — l'abréviation du curé Lasfaray, « 9bre », désigne novembre, et les actes voisins du même feuillet, datés des 10, 19 et 21 « 9bre » 1771, confirment cette lecture — naît André Estourneau, fils de Léonard Estourneau de Lafaye, bourgeois de Périgueux, et de Marie Gontier, demoiselle de Lafaye. Le curé les dit « habitans de present » au village. Lu sur l'original, 5 E 409/3, v336
Sous l'Ancien Régime, on écrivait 7bre pour septembre, 8bre pour octobre, 9bre pour novembre, Xbre pour décembre. L'acte du 12 « 9bre » 1771 est donc du 12 novembre 1771, ce que confirment les actes voisins du même feuillet (10, 19, 21 « 9bre »), et non du 12 septembre.
Cette présence n'est pas une simple succession mécanique des Gontier aux Lafaye : le patronyme maternel indique une alliance, mais son contrat et les biens apportés restent inconnus. L'histoire locale de Liorac attribue au même couple un fils, Léonard Étourneau de Lavalette, né à La Montagne d'Allemans en 1770, futur maire de Liorac de 1812 à 1832 — une donnée extérieure, secondaire ici, qui confirme surtout la mobilité de cette famille entre plusieurs domaines. source secondaire : histoire des maires de Liorac
Une demoiselle Marie Gontier, environ cinquante-cinq ans, est inhumée le 27 mai 1786 après être morte à Lavalette — une femme distincte de Marie Anne Gontier, épouse puis veuve de Léonard Étourneau Lafaye, encore vivante en 1825-1826 et morte seulement en 1831 : deux Marie Gontier à ne pas confondre.
Léonard Étourneau Lafaye, propriétaire, meurt à quatre-vingt-quatre ans le 26 juillet 1813 dans sa maison de Lavalette ; l'acte est dressé le 27 (date de la déclaration, à ne pas confondre avec celle du décès) ; le fichier qui le contient porte d'ailleurs le titre 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1814. Lu sur l'original, 5 E 409/6, v14
Le 3 mai 1826, sa fille Jeanne Élisabeth Ursule Étourneau Lafaye meurt à quarante-huit ans, demeurant à La Valette avec sa mère, veuve de Léonard — une seconde preuve indépendante de la survie de Marie Anne Gontier après 1786. La mère meurt à son tour le 2 décembre 1831, âgée de quatre-vingt-six ans. Lu sur l'original, 5 E 409/7, v14, acte 29
Le recensement de 1841 décrit un ménage dirigé par Marie Lafaye, propriétaire, avec Pierre Lafaye, son frère, Louis Laloubie, leur neveu, et deux servantes — quinze personnes au lieu, réparties en trois ménages. Ce lien de parenté est écrit noir sur blanc par le recenseur. Lu sur l'original, recensement 1841, p12G
Le décès de Louis Laloubie, le 7 juillet 1865, apporte la filiation précise : âgé de soixante-huit ans, né au Coutoux, Cause-de-Clérans, il est fils de Pierre Laloubie et Jeanne Étourneau Lafaye, tous deux décédés. L'articulation Lafaye-Laloubie n'est donc pas fondée sur la seule succession des noms dans les listes — mais le mode de transmission du domaine reste inconnu. Lu sur l'original, 5 E 409/11, v06, acte 10
Le ménage Laloubie a les moyens d'employer du personnel domestique et un enseignant : en 1856, Louis et Jeanne Reynier vivent avec leur fils Guillaume, Albert Chanloup, vingt-deux ans, instituteur particulier, et trois domestiques. À côté, le ménage Jean Rabier réunit cinq cultivateurs. L'instituteur particulier n'est pas la preuve d'une école publique au hameau : le registre le rattache nommément au ménage Laloubie. Lu sur l'original, recensement 1856, p07G
En 1901, le recensement réunit quinze personnes en deux ménages. Celui d'Auguste Mirabel en compte neuf : le propriétaire exploitant, son épouse Angèle Castaing, leurs enfants, son père Antoine, une préceptrice de dix-huit ans et trois domestiques. Le second ménage est celui de Jean Cantelaube, cultivateur exploitant, colon (cultivateur qui partage les récoltes avec le propriétaire), son épouse et quatre enfants. La coexistence d'un propriétaire, d'un colon et de personnels de maison est directement lisible ; le bail et ses conditions restent inconnus. Lu sur l'original, recensement 1901, p08D
Le décès d'Antoine Mirabel, le 5 avril 1904, à quatre-vingt-dix ans, précise qu'il était veuf de Jeanne Cécile Reynier : une alliance Mirabel-Reynier est donc certaine. La parenté exacte entre Jeanne Cécile et les deux sœurs Reynier qui tenaient le ménage avant les Mirabel (la veuve Jeanne Reynier, sa sœur Marguerite), ainsi que le mode d'entrée des Mirabel dans la propriété, restent à établir. Alliance certaine, transmission des terres inconnue
La naissance de Louis Cantelaube, le 4 février 1894 à dix heures, est explicitement située « au village de Lavalette ». Ses parents sont Jean Cantelaube et Faurille Coteret, cultivateurs. En 1901, il est le garçon de sept ans du ménage du colon. Lu sur l'original, 5 E 409/14, v01D, acte 1
Sa fiche matricule le donne cultivateur. Incorporé au 143e régiment d'infanterie le 17 décembre 1914, il passe au 54e régiment d'infanterie le 1er mai 1915, est blessé et évacué le 27 juin 1916, revient au front le 16 juillet. Deux citations, des 5 octobre 1917 et 17 avril 1918, lui valent la Croix de guerre avec étoile de bronze et une mention de médaille militaire publiée au Journal officiel en avril 1922. Lu sur l'original, AD24 2 R 1097, matricule 1049
Louis est tué le 6 avril 1918 au bois de Cantigny, Somme, en accompagnant son officier en reconnaissance sous le feu de l'artillerie ; il avait vingt-quatre ans. La transcription civile précise 20 h 30, une blessure par obus, et la mention « Mort pour la France ». La fiche de Mémoire des hommes indique Villers-Tournelle : une divergence de localisation conservée telle quelle, avec priorité descriptive aux deux documents originaux, qui disent Cantigny. Lieu du décès : deux documents divergent
La feuille E 1, AD24 3 P 3 4625, porte le nom « Lavallette ». Le noyau est allongé approximativement d'est en ouest, entre deux chemins convergents. On y distingue cinq ensembles bâtis, certains composés de plusieurs corps contigus, autour de la cour 204 et des parcelles 207-208. Compter huit bâtiments en séparant ces corps ne doit pas faire croire à huit maisons indépendantes. Le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, simplifie encore davantage les contours. Lu sur l'original, cadastre 1824
La petite figure circulaire associée à la lettre L, contre l'extrémité du long bâtiment nord-est, appartient au canevas de levé : elle ne prouve ni tour ni pigeonnier. Une tache noire au sud est une tache d'encre, non une ruine — deux détails qui pourraient sinon nourrir de faux récits architecturaux. Fonction des corps 207-208 non établie
La configuration de 1824 est compatible avec une maison principale, une cour et des dépendances, accompagnées d'autres logements ou bâtiments de travail. La qualification fonctionnelle de chaque volume reste une hypothèse tant que l'état de sections 63 P 1716 et la matrice (registre cadastral des propriétaires) 63 P 704 n'ont pas été consultés : la « métairie neuve » de 1761 et la « maison neuve » de 1762 ne sont pas placées arbitrairement sur 207 ou 208.
La carte postale AD24 60 Fi 3383 est l'image ancienne la plus parlante du logis : haut comble, deux lucarnes à encadrement et couronnement décoratifs, escalier extérieur, appentis et végétation grimpante, avec un groupe de personnes non identifiées devant la façade. La légende imprimée porte « LAVALETTE, par St-Félix-de-Villadeix (Dordogne) », G. M. éditeur. Ces caractères justifient une étude architecturale de la maison ; ils ne suffisent pas à choisir entre une construction du XVIIe ou du XVIIIe siècle, ni à identifier les personnes photographiées aux Mirabel sans document complémentaire. Datation vers 1905-1914 : hypothèse ; personnes non identifiées
La liste nominative de 1946 porte neuf lignes pour La Valette : sept membres de la famille Moreau et deux hommes de nationalité allemande, cultivateurs, qualifiés de « PG de l'Axe » (prisonniers de guerre). Les deux dernières lignes sont rayées au crayon rouge. Le récapitulatif conserve pourtant deux maisons, un ménage, neuf individus, sept Français et deux étrangers — la liste des ménages ne porte qu'une maison. La radiation ne donne ni date de départ ni motif individuel. Lu sur l'original, AD24 106 W 71
Une feuille volante datée du 13 février 1951, jointe au même dossier, donne pour Lavalette deux maisons, deux ménages et trois habitants — mais elle se présente comme une liste des hameaux « d'après le recensement de mars 1946 ». Il serait donc fautif d'écrire sans réserve que La Valette n'avait plus que trois habitants en 1951 : ce document rétrospectif diverge à la fois de la liste nominative et du récapitulatif de 1946. Feuille de 1951 : donnée discordante, non un recensement autonome
Le pont de la Louyre portant le nom de La Valette a été réhabilité en 2016. Le bulletin municipal de janvier 2017 précise l'intervention de l'entreprise Muret, pour 42 216 euros, financés par la commune. Lu sur l'original, bulletin municipal
Trois personnes morales sont rattachées à l'adresse depuis 2014 dans l'extraction SIRENE (registre des entreprises) : Ferme de La Valette-Périgord (élevage bovin), Domaine de La Valette-Périgord (hébergement touristique) et GFF La Valette (groupement forestier). Le site du domaine présente six gîtes et une ferme élevant porcs noirs gascons et bovins bazadais — la présentation de l'exploitant actuel, à distinguer du hameau historique et du lieu-dit cadastral. Données SIRENE, dates administratives
Gontier, notaire à Saint-Félix (1678-1699), et « Famille Gontier, de Saint-Félix : bail et obligations » (1635-1709). Pourraient faire remonter l'histoire avant 1668 et préciser les titres de Lavalette et de Leymarie.
État de sections et matrice ouverte en 1826 : propriétaires, natures et contenances des parcelles 204, 207, 208 et voisines ; chercher Laloubie, Étourneau, Lafaye, Gontier.
Matrices bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : dater les mutations Mirabel-Moreau et le devenir des corps occidentaux de 1824.
Contrôle des actes de Montclar et tables des partages : baux aux Perrot, Vaurs et Rigoulet, contrats d'alliance Gontier-Lafaye, désignation de la métairie neuve.
Mutations par décès du bureau de Lalinde et tables de successions : les décès Léonard Lafaye 1813, Marie Anne Gontier 1831, Louis Laloubie 1865, Antoine Mirabel 1904.
Tables d'acquéreurs et de vendeurs, 1808-1865 : les actes de transmission eux-mêmes, avant de poursuivre aux hypothèques de Bergerac.
Expliquer les radiations des deux prisonniers de 1946, les nombres de maisons discordants et la feuille rétrospective du 13 février 1951.