Dossier d'archives · Dordogne
Au-dessus du ruisseau de Barbeyrol, Paput est aujourd’hui un coteau boisé d’un peu moins de vingt-quatre hectares. Gourgues cite un « ténement de Papus » mentionné en 1456, très probablement ce lieu : une terre ancienne, dont l’acte reste à consulter. Le cadastre de 1824 dessine ici des parcelles sans maison, et les photographies aériennes montrent le bois, ses clairières et ses chemins. Aucun habitant n’est sûrement rattaché au lieu dans les documents disponibles.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Paput occupe un coteau du sud de Saint-Félix. La route de la vallée longe son côté nord-ouest ; le ruisseau de Barbeyrol passe au sud, tandis que la Louyre coule au-delà de la route. Le plan IGN inscrit le nom au milieu du bois. Sa base topographique précise même la nature du lieu : « Bois », dans la catégorie des lieux-dits non habités.IGN
La plus ancienne piste tient en deux lignes. À la page 221 de son dictionnaire, publié en 1873, Gourgues écrit :
« Papus, cne de Saint-Félix. — Tenem. de Papus, 1456 (Liv. Nof. p. 53). »Gourgues, p. 221 — Gallica, vue 314.
L’abréviation désigne un ténement, un ensemble foncier. Elle ne prouve pas qu’une maison s’y trouvait. Le rapprochement de Papus avec Paput est très probable ; il reste à le contrôler par les confronts de l’acte. Gourgues renvoie au Livre nofragé, page 53, dont le passage n’a pas été consulté.Source secondaire
Les documents retenus n’expliquent pas ce nom. La recherche dans les dictionnaires n’a pas fourni d’étymologie occitane assez sûre pour être appliquée à Paput. On ne sait pas davantage quand la finale -t a remplacé le -s imprimé par Gourgues. Aucun propriétaire ancien nommé Paput n’est identifié ici.Sens non établi
Une sépulture du 25 septembre 1687 contient un nom lu provisoirement « Papelut [?] » : 5 E 409/2, vue 182 droite, troisième acte (le « [?] » signale une lecture incertaine). La lecture, même agrandie, ne permet pas de l’identifier sûrement à Paput ou à La Palut. Ce candidat reste donc sans attribution ; il ne fournit aucun habitant certain de Paput.Lecture incertaine
Le tableau d’assemblage date l’achèvement du cadastre sur le terrain du 10 août 1824 (3 P 3 4616). Paput se situe dans la section D dite du Cirier, première division, levée par M. Lacoste. Le chemin diagonal et le ruisseau méridional permettent de retrouver le secteur sur cette feuille.
Le nom Paput n’est pas inscrit ici ; aucune masse bâtie n’est dessinée dans le secteur. Une grande pièce, n° 118, voisine avec des parcelles plus étroites. Le cours du sud porte le seul mot « Barbeyrol. » (les mots « Ruisseau de » n’y sont pas écrits). Le plan ne nomme aucun propriétaire et ne donne pas la nature des cultures : les numéros conduisent aux matrices cadastrales (registres des propriétaires), sans suffire à distinguer bois, vigne et terre labourable.Lu sur le plan
Les limites du lieu-dit actuel ne sont pas automatiquement celles de 1824. Les reprises au crayon et les numéros anciens devront être rapprochés des documents de rénovation cadastrale.
| Date | Ce qui est établi | Portée de la preuve |
|---|---|---|
| 1456 | « Tenem. de Papus », cité par Gourgues. | Source secondaire ; identification très probable. |
| 1824 | Parcellaire sans bâtiment dans le secteur, D1. | Plan original numérisé ; nom Paput absent. |
| 1873 | Entrée imprimée « Papus », p. 221. | Lu sur l’imprimé. |
| 2026 | PAPUT au cadastre ; Paput, bois, à l’IGN. | Données officielles. |
Ni Cassini ni l’extrait de Belleyme examiné ne donnent le nom Paput. La carte d’état-major montre une croupe hachurée entre les fonds de vallée, également sans nom ni maison dans le secteur repéré. Les teintes suggèrent plusieurs occupations du sol ; leur lecture comme bois, landes ou vignes reste trop incertaine pour attribuer une culture à chaque pièce.Cartes examinées
Les deux mosaïques aériennes anciennes montrent un couvert boisé irrégulier, avec une partie occidentale plus ouverte et des espaces agricoles au pied du versant. Sur la seconde, un chemin courbe entre depuis la route. Leurs intitulés désignent des périodes : les dates précises des clichés n’ont pas été retrouvées.
La photographie récente conserve le massif, avec une zone centrale éclaircie, compatible avec une intervention sylvicole sans que l’opération soit documentée. Sous les arbres, le relief LiDAR (relevé laser du relief) révèle des lignes et des ruptures de pente. Leur présence ne suffit pas à en faire des vestiges datés.Interprétation limitée
Le calcul sur les données cadastrales actualisées donne 23 parcelles de section D et aucun bâtiment dans l’emprise du lieu-dit. Les documents disponibles ne lui attribuent aucun ménage certain. Ces constats décrivent les sources ; ils ne démontrent pas une absence d’habitat à toutes les époques.Cadastre
Le croisement avec l’inventaire écologique disponible place environ 13 hectares, soit 54 % du lieu-dit, dans la ZNIEFF de type I « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » (n° 720012869). Ce calcul porte sur le périmètre de l’inventaire, sans constituer un relevé d’espèces propre à Paput.Calcul sur carte
Deux pièces peuvent donner à cette histoire ses premiers noms de personnes : le texte médiéval cité par Gourgues et l’état de sections du cadastre. Ils diraient de quelles terres il s’agit et qui les tenait.
Vérifier la piste du Livre nofragé, p. 53 : forme écrite du nom, date de 1456, tenancier, confronts et éventuel bâti. La notice ARCA atteste un registre et son microfilm ; le passage reste à consulter.
État de sections et matrice de 1826 : retrouver le nom Paput, les propriétaires et les natures de culture des pièces de D1, puis suivre leurs mutations.
Matrice des propriétés non bâties, 1914-1955 ; puis documentation de rénovation cadastrale pour établir la correspondance avec les parcelles actuelles.
Cotes à déterminer d’après les propriétaires : ventes, partages et confronts sous Papus ou Paput. Aucun acte précis n’est encore localisé.