Dossier d'archives · Dordogne

Les Combes
en Villadeix

Sous Leymarie, les Combes occupent un fond de vallée traversé par la Louyre. Le plan de 1824 y dessine une rivière sinueuse et de petites parcelles, sans bâtiment dans le secteur. Les photographies montrent ensuite de grandes pièces agricoles autour d'un chenal plus rectiligne. Une mention de « Las Combas » en 1341 pourrait allonger cette histoire, mais son rattachement au lieu reste à établir.

44°54′49″ N — 0°40′01″ E Commune de Saint-Félix-de-Villadeix (24405) Cadastre section D · 48 parcelles · 19,10 ha Altitude au point central ≈ 85 m
1341 · cité en 1873Las CombasGourgues, p. 83 ; localisation incertaine
1873Combes (Les)« cne de Saint-Félix ? »
Septembre 2026LES COMBESnom cadastral ; date de consultation

Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix

Le siteLes terres de la Louyre

Un fond de vallée sous Leymarie

Le lieu-dit cadastral s'étend au sud-ouest du bourg, de part et d'autre de la Louyre. Au nord, son contour suit le pied du versant de Leymarie ; au sud-est, il longe la route de la Vallée, au-dessous de Paput. Le chemin de Leymarie traverse son extrémité occidentale. Le nom désigne ici un ensemble de terres : 19,10 hectares en section D, regroupant 48 parcelles dans l'extraction cadastrale consultée. Le point de repère du lieu-dit se situe à environ 85 mètres d'altitude ; cette mesure ponctuelle ne vaut pas pour tout le périmètre. Cadastre · IGN

Plan IGN de la vallée de la Louyre sous Leymarie, avec le contour cadastral actuel des Combes tracé en rouge entre le versant nord et la route de la Vallée.
Les Combes aujourd'hui. Contour DGFiP–Etalab reporté sur le Plan IGN, consultés le 29 septembre 2026. Le trait rouge est une annotation du dossier ; il représente le lieu-dit cadastral actuel, sans préjuger de ses limites anciennes. Nord en haut.

Dans les relevés des registres paroissiaux et de l'état civil établis pour cette étude, aucun acte ne permet d'installer ici une famille avec sûreté. Le relevé des recensements ne rattache aucun ménage à ce nom. Ce résultat décrit l'état des recherches : il ne démontre pas que les Combes n'ont jamais été habitées.

Le nom1341, sous réserve

« Las Combas » : les vallons

Le nom correspond à l'occitan comba, « vallon », au pluriel combas. Le tableau des noms de lieux de l'ouvrage Opération Village : Vailhourles, p. 15, donne précisément Las Combas pour « vallons, dépressions ». C'est une comparaison linguistique, prise ailleurs en pays occitan. Aux Combes de Saint-Félix, le sens convient au terrain bas que traverse la rivière ; il ne fournit pas, à lui seul, une date d'apparition du nom. Sens documenté

La piste la plus ancienne vient du Dictionnaire topographique de la Dordogne de Gourgues. L'entrée de la page 83 de l'édition de 1873 porte :

« Combes (Les), cne de Saint-Félix ? — Las Combas, 1341 (Périg. M. H. 1). » Gourgues, 1873, p. 83 · Gallica, bpt6k39292s, vue 176
Entrée Combes (Les) du dictionnaire de Gourgues : Saint-Félix suivi d'un point d'interrogation, puis Las Combas, 1341, avec la référence Périg. M. H. 1.
Le point d'interrogation appartient à Gourgues. Fac-similé de l'exemplaire de l'Université de Toronto, p. 83, Archive.org, image n180. La date 1341 est bien imprimée ; l'acte médiéval n'a pas été consulté.

Deux réserves se cumulent : 1341 est une date rapportée par une source secondaire, et Gourgues hésite sur la commune. Son article ne précise ni propriétaire, ni maison, ni terre voisine citée permettant de reconnaître les terres actuelles. On conserve donc Las Combas comme candidat médiéval, sans en faire une première attestation certaine des Combes de Saint-Félix-de-Villadeix. La référence abrégée « Périg. M. H. 1 » reste à résoudre en cote et en folio. Attribution incertaine

Une autre piste reste suspendue : dans 5 E 409/2, vue 276, page gauche, un mariage de janvier 1693 laisse lire un fragment « des Combes [?] » (le signe [?] marque une lecture incertaine). Le feuillet est déchiré et le contexte manque. Ce fragment ne permet pas de distinguer un lieu-dit d'une fin de nom paroissial ; il n'est pas retenu comme mention du lieu.

1824Le parcellaire ancien

Des parcelles au bord des méandres

Le premier document qui montre ce terrain en détail est la section D, première division, dite du Cirier, levée par Lacoste au 1/2 500 : AD Dordogne, 3 P 3 4623. Elle appartient au cadastre napoléonien (plan cadastral de 1824), dont le tableau d'assemblage, 3 P 3 4616, porte la date du 10 août 1824. La feuille D1 elle-même ne porte pas d'année complète.

Détail du plan cadastral de 1824 : nombreuses parcelles numérotées autour de la Louire très sinueuse, lanières 20 à 25 et chemin au sud-est, sans bâtiment colorié dans le secteur.
3 P 3 4623, feuille D1. Secteur des Combes actuelles, nord en haut. Le cours d'eau porte le seul libellé « Louire » (l'inscription « ruisseau... de... » vue plus à l'ouest désigne un autre petit cours d'eau). Les parcelles 20 à 25 forment des bandes étroites au centre. Aucun contour moderne n'a été ajouté à ce recadrage.

Le cours de la Louire multiplie les boucles. Des parcelles longues et étroites se pressent sur sa rive nord ; d'autres épousent les méandres. Un chemin borde le fond de vallée au sud-est. Dans le secteur correspondant aux Combes actuelles, aucune emprise bâtie carmin n'est figurée. Lu sur le plan

Le nom « Les Combes » n'est pas inscrit sur cette feuille. Le rapprochement repose sur la rivière, les chemins et le calage géographique, non sur une légende ancienne. Le dessin ne permet pas davantage d'attribuer les terres à un propriétaire ni de choisir entre pré, labour et autre nature fiscale. Ces précisions sont à chercher dans l'état de sections (le registre du cadastre qui décrit chaque parcelle).

Extrait de la carte d'état-major montrant la vallée verte de la Louyre et ses méandres entre des versants hachurés ; le nom des Combes n'y figure pas.
Carte d'état-major, XIXe siècle. Le fond de vallée se distingue des versants hachurés. Aucun nom « Les Combes » n'est lu dans ce secteur. Couche historique IGN ; millésime local non vérifié.

La carte d'état-major confirme l'organisation du relief autour de la rivière. Cassini, également examinée, ne fournit pas de nom « Les Combes » dans le cadrage. Le silence de ces cartes générales apporte peu sur l'ancienneté d'un nom de terres.

XXe siècleLe paysage se transforme

Moins de méandres, de plus grandes pièces

Sur l'image de la couche IGN 1950–1965, la Louyre serpente encore entre des surfaces ouvertes ponctuées d'arbres. De petites limites végétales compartimentent le fond de vallée. L'image de la couche 1965–1980 montre des pièces agricoles plus vastes et un alignement riverain beaucoup plus rectiligne. Images comparées

Photographie aérienne ancienne en noir et blanc : fond de vallée des Combes avec rivière sinueuse, arbres isolés et petites limites végétales.
Couche IGN 1950–1965. Le cours sinueux et les arbres dispersés restent visibles. Fenêtre d'environ 700 mètres de large, nord en haut.
Photographie aérienne de la couche 1965 à 1980, au même cadrage : grandes pièces cultivées et ligne d'arbres plus rectiligne au bord de la Louyre.
Couche IGN 1965–1980. Même cadrage. Les plages de dates désignent les couches du service IGN ; les missions et clichés précis restent à identifier.

La comparaison documente une simplification du dessin agricole et une modification du tracé visible de la rivière. Elle suggère un aménagement du chenal, mais ne permet d'en fixer ni la date exacte, ni le maître d'ouvrage, ni la nature des travaux. Travaux à documenter

Orthophotographie couleur récente des Combes : grands champs de part et d'autre d'une bande arborée suivant la Louyre, coteau boisé au nord et route au sud-est.
Orthophotographie (photo aérienne) IGN récente. La bande d'arbres de la Louyre sépare deux grands ensembles cultivés. Image disponible en septembre 2026 ; date de prise de vue non établie.
2024–2026Les usages documentés

Un terroir surtout cultivé

Le registre parcellaire graphique de 2024, recoupé avec le contour cadastral des Combes, documente environ 15,63 hectares : 12,76 hectares de maïs, 2,24 de prairie permanente et 0,63 de bande tampon. Ce sont des surfaces déclarées pour ce millésime, pas un inventaire de chaque usage sur les 19,10 hectares du lieu-dit. Déclarations agricoles 2024

Le cadastre contemporain représente aussi deux emprises bâties, une en dur et une légère. Leur présence ne renseigne pas le nombre d'habitants. Les données consultées ne permettent pas de reconstituer une population propre aux Combes.

Ce qui est daté, et ce qui reste incertain

DateDocumentCe qu'il établit
1341Gourgues, 1873, p. 83Las Combas : mention rapportée ; attribution à Saint-Félix interrogative. À identifier
1824AD24, 3 P 3 4623, D1Terrain reconnu par sa position ; parcelles et méandres, sans bâti figuré dans le secteur ; nom absent. Lu sur le plan
1950–1980Deux couches aériennes IGNTransformation du paysage visible ; date des clichés et des travaux non établie. Images vues
2024RPG, IGN–ASPMaïs, prairie permanente et bande tampon dans le contour actuel. Donnée primaire
2026Cadastre DGFiP–Etalab« LES COMBES » : nom et périmètre. Donnée primaire
À poursuivreLes propriétaires et l'eau

Retrouver le nom dans les écritures foncières

À consulter en salle

  • AD24 · 63 P 1716
    63 P 704

    L'état de sections A à E, sans date, puis la matrice cadastrale de 1826 (registre des propriétaires) : retrouver le nom des Combes, les propriétaires et les natures de culture. Partir du secteur D1, notamment des parcelles 20 à 25, puis étendre aux parcelles riveraines. Les numéros modernes ne doivent pas être transposés automatiquement.

  • AD24 · 63 P 1547/1–2
    63 P 1547/3

    Propriétés non bâties, 1914–1955, puis bâties, 1910–1955 : suivre les mutations des parcelles identifiées et rechercher l'apparition des constructions. Cotes données par l'inventaire, p. 131 ; registres non consultés.

  • « Périg. M. H. 1 »

    Faire identifier la référence manuscrite de Gourgues et retrouver la pièce de 1341. Les confronts et la paroisse doivent décider de son rattachement. Aucune cote moderne ni aucun folio n'est ici assuré.

  • Mairie · AD24
    Cotes à identifier

    Rechercher les dossiers de travaux sur la Louyre et les documents de modification du parcellaire. Les confronter aux clichés IGN datés pour expliquer le redressement visible du cours d'eau.