Dossier d'archives · Dordogne
Un petit village de laboureurs (paysans qui cultivent la terre), de tisserands et de charpentiers, tapi sur une croupe au nord-ouest de la paroisse (aujourd'hui commune), entre le Caudeau et la Ruchelle. Les Aubouard s'y tiennent dès 1669, les Chout et les Charbonier au tournant de 1680 ; puis, sur tout le XIXe siècle, deux fermes de métayers (qui exploitent une terre contre une part des récoltes) — Mouyna, Bannes, Prévot, Chantegrel, Marcou — s'y succèdent et s'y marient entre elles. Le cadastre de 1824 (plan cadastral) y compte deux implantations bâties, stables jusqu'à aujourd'hui ; en 1946, un ménage polonais y est recensé sous la rubrique d'un moulin dont la place exacte reste à trouver.
La Brugère occupe le nord-ouest de la commune, à environ 3,1 km à vol d'oiseau du bourg de Saint-Félix, près de la limite de Clermont-de-Beauregard. Le hameau se tient sur une croupe entre le Caudeau, au nord, et la Ruchelle, au sud. Les Granges sont à l'est ; Belair, Rouna et Lalande au sud ; La Blénie et La Vernelle plus au sud-ouest — des voisinages qui expliquent une bonne part des réseaux de témoins et de mariages retrouvés dans les registres. Source secondaire : répertoire des lieux-dits établi pour cette étude ; lu sur l'original : plan IGN
La cote « 158 » de la carte d'état-major est placée sur la croupe, à l'est du noyau bâti ; elle ne donne l'altitude d'aucune maison en particulier. Le paysage actuel associe bois, clairières, bâtiments, chemins et pièces d'eau ; le relevé LiDAR (mesure au laser du relief) n'y montre aucun enclos ni plate-forme ancienne hors des emplacements déjà bâtis en 1824.
Le nom cadastral moderne couvre deux ensembles distincts : La Brugère-Nord (section B, environ 33,9 ha) et La Brugère-Sud (section A, environ 7,2 ha), soit 41,1 ha réunis — bien au-delà du petit noyau habité ancien. Il faut distinguer ce périmètre de terres, le hameau lui-même et la route qui en porte le nom. Source secondaire : données du Cadastre Etalab, 23 septembre 2026
Les formes rencontrées dans les sources appartiennent principalement à la série Bougiere / Burgiere / Brugiere / Brugière / Brugère, auxquelles s'ajoutent Bruyère et les écritures soudées avec l'article, Labrugère, Labrugière, Labruyère. Toutes les variantes relevées ne sont pas également assurées : « Laboyguier[?] », « Bourguine[?] » ou « Bouyrie[?] » restent des lectures à ne pas transformer en noms historiques certains.Variantes non toutes assurées
Robert Geuljans rapproche le dérivé occitan brugiera d'un terrain portant des bruyères, et rattache, avec prudence, la racine à un mot gaulois. Cette famille lexicale explique bien La Brugère, et la traduction française « La Bruyère » employée au XIXe siècle. C'est une étymologie probable, pas une preuve d'occupation gauloise ni une description botanique du site. Source secondaire : R. Geuljans, 2013 ; hypothèse pour l'application au lieu
Le 6 novembre 1669, le curé Jean de Baget enterre Marguerite Fridaud [?] (lecture incertaine), environ 63 ans, morte la veille dans sa maison de La Blénie. Parmi les accompagnants figure son beau-frère, Pierre Aubouraud, laboureur, habitant « La Brugiere » ou « La Bougiere » (lecture disputée : « La brugiere » selon deux lectures, « la Bougieres » selon une troisième), sur ce feuillet marqué « PAGE TACHÉE ». La série des Aubouard, qui occupe clairement La Burgiere/Brugiere deux ans plus tard, rend le rapprochement avec La Brugère très probable, et la lecture « Brugiere » le renforce plutôt ; la lettre elle-même reste disputée. Hypothèse très probable ; lecture paléographique incertaine
Deux mois plus tard, le 5 janvier 1670, un nouveau-né Aubouaud [?] meurt au même lieu ; la forme écrite du nom de lieu, de nouveau, hésite entre « La bougiere » et « brugiere ». Ce n'est qu'en 1671 que la forme se stabilise sans discussion possible.Écriture discutée
Le 27 septembre 1671, Jean Aubouard, laboureur, et Marie Priat font baptiser leur fils Jean, né le 21 ; la marraine est Peyronne Bizac, femme de Pierre Aubouard, également laboureur du lieu. Cette fois la graphie « La burgiere » est nette, et le lien de parenté entre les deux couples — Pierre est le grand-père du petit Jean — donne une véritable installation familiale, pas un domicile isolé.Lu sur l'original
Les baptêmes et sépultures de filles prénommées Jeanne se succèdent dans la famille Aubouard en 1672, 1674 et 1675 ; leurs mères sont transcrites Marie Pujol [?], Priat, Poiat — la continuité du père et du domicile rend une même famille probable, sans que les variantes du nom maternel excluent une homonymie. François Aubouard, clerc au lieu, intervient comme parrain ; en 1678, Pierre Aubard est encore qualifié de grand-oncle d'un enfant mort au Grand Boyrat. Lu dans un relevé, non sur l'original ; hypothèse pour l'équivalence des variantes
Une famille de charpentiers s'installe en parallèle : Pierre Charbonier, dont le patronyme varie Charbonnie/Charbonnier/Chaubonie, est régulièrement dit charpentier, puis maître charpentier ; son frère Jean l'est aussi. Une fille meurt en 1672, un fils Pierre naît et meurt en 1674 à cinq mois. L'épouse de Pierre apparaît sous des lectures difficiles — Peyronne Vionhac [?], Biousac, Vinsac [?] — et l'inhumation d'un beau-fils en 1676 indique une famille recomposée, sans que le premier mariage soit retrouvé.Lu dans un relevé, non sur l'original ; hypothèse pour l'identité de Peyronne
Le 7 septembre 1682 est enterré Pierre Chout dit Bounet, environ 75 ans, mort la veille à La Brugière. Son fils Estienne, laboureur du même lieu, et son fils Elie dit Violette, de La Farguette, assistent au convoi : l'acte établit deux domiciles pour deux fils du même défunt, sans dater l'installation du vieux Pierre lui-même.Lu sur l'original
D'autres Chout/Chort se marient et se reproduisent au lieu jusqu'en 1707 : Estienne × Catherine Delcos, Pierre × Linote Lambert, Jean × Jeanne ou Anne Grenier/Grangier. Le 29 septembre 1689, Antoine Malmontagne, charpentier d'environ 55 ans venu du Rabard, épouse une veuve du lieu, Peyronne Pruslet [?] — changement de résidence associé au mariage, sans preuve d'acquisition immobilière. En 1705 meurt Anne Grangier, 35 ans, « au Village de La Brugere » ; en 1707, Jean Chor épouse Elizabet Alary, de La Vernelle.Lu dans un relevé, non sur l'original
Après une lacune documentaire, le couple Jean Coste × Jeanne Chadourne a une fille Peyronne en 1743, un fils Pierre en 1746, Jérôme en 1754. Fin de siècle : Blaise Perrot × Marie Regnier (1780), Pierre Lavandier/Favandier × Marguerite Lambert, Jean Telliet/Thelliet × Marguerite Desplat, puis Antoine Lafon × Marie Vigoulet — cette dernière alliance annonce le nom qui reviendra sous la Révolution.Lu dans un relevé, non sur l'original ; raccordements hypothétiques
Une liste publiée en 1989 des religieuses des Filles de la Foi de Périgueux nomme Jeanne Bonfils de la Brugère, née le 23 septembre 1734 à Saint-Félix-de-Villadeix, ayant prononcé ses vœux le 10 octobre 1762, et fait sa soumission aux lois le 1er ventôse an II (19 février 1794). Le surnom rend plausible une relation de sa famille avec le lieu, mais la publication ne donne ni ses parents, ni une naissance au hameau, ni un acte de propriété : le dossier ne permet donc pas de placer une branche Bonfils à la tête du domaine. Source secondaire, imprimé lu ; hypothèse expressément limitée
Les premières années de l'état civil montrent deux familles principales. Jean Rigoulet/Vigoulet et Catherine Querlet/Grellety [?] ont des jumeaux nés le 15 septembre 1793 à La Brugère, morts tous deux dans les mois suivants ; Catherine meurt elle-même en 1795. Après le mariage de 1797 avec Jeanne Galvert, la famille se relie par alliance aux Lafon de La Vernelle. Jean Rigoulet est dit métayer à son décès de 1815.Lu dans un relevé, non sur l'original
La famille la plus durablement suivie est celle de Jean Mouinat/Mouynat/Mouyna et Marie Teulet/Teullet, présente dès 1794. Une naissance de Jean, le 28 brumaire an XIV (19 novembre 1805), donne le père à 40 ans, demeurant avec Marie Teulet à La Brugère — c'est ce Jean qui deviendra, trente ans plus tard, le chef de l'un des deux ménages métayers du hameau. Lu sur l'original
Le 28 septembre 1816, Guillielme Mouynat, fille du couple, épouse Jean Virol, ancien soldat au 102e régiment de ligne, réformé à Bordeaux le 3 mai 1815. L'acte qualifie son père « Jean Mouynat, laboureur métayer » à Labrugère — première mention explicite du statut de métayer pour cette famille.Lu sur l'original
Le 8 février 1819, une fille d'Étienne Favareille et Jeanne Langlade, demeurant tous trois à La Brugère, épouse Gabriel Magnat, de Rounat. Étienne est expressément dit propriétaire cultivateur — une qualification sociale et foncière qui ne précise pas quels biens il possède, ni s'il est propriétaire de toutes les maisons du lieu. La date de naissance de l'épouse est le 3 vendémiaire an V (le relevé portait « 3 frimaire », mais le mot est nettement plus long et se termine par « -émiaire »). Lu sur l'original ; correction du relevé
Le croisement hors du seul dossier de La Brugère retrouve le mariage Favareille–Langlade le 9 octobre 1792, puis leur résidence à Pommegal jusqu'en 1811 au moins ; Étienne n'apparaît à La Brugère qu'en 1818-1819. Le mécanisme du changement — achat, héritage, autre bien — n'est pas documenté. Étienne meurt à Lalande en 1831 ; Jeanne Langlade meurt à Caveroussie en 1842 : la mobilité de la famille est bien documentée, aucune vente du lieu ne l'est. Lu dans un relevé, non sur l'original ; mécanisme foncier inconnu
La feuille B1, section B dite La Peyrouze, porte « La Brugéra/Brugére. », avec un accent visible. Elle montre trois emprises bâties réparties en deux groupes, séparés d'environ 130 m : à l'ouest, un corps en U ouvert au sud et un petit bâtiment carré isolé, rattachés à la parcelle 5 ; à l'est, un long bâtiment en L, parcelles 2/1/3. Le tableau d'assemblage simplifie le dessin en deux groupes rouges ; il ne faut pas réduire à deux le compte de la feuille parcellaire. Le plan ne distingue pas logements, granges et étables. Lu sur l'original
En 1836, les deux ménages du hameau sont très probablement Mouyna–Perrot et Bannes–Greil, soit douze personnes. En 1851, la liste porte onze habitants en deux ménages et qualifie explicitement les deux chefs de métayers — c'est le statut établi pour cette date, non une propriété présumée des exploitants. Lu sur l'original, recensement 1851
Les Bannes sont déjà au lieu en 1832. Leurs filles se marient hors du hameau — à Cavigne, Magori, Bergerac — sans que les deux mariages de « Marie Bannes » ne doivent être confondus : ce sont deux sœurs distinctes.Lu dans un relevé, non sur l'original
Après la mort de Jean Mouyna le 23 décembre 1855, sa veuve prend la tête du ménage. Le 18 septembre 1856, une de leurs filles, Marie Mouynat — née en 1838, distincte de sa sœur aînée née en 1829 et déjà mariée à Jean Chaussard en 1851 — épouse Jean Chantegrel, du Pavillon à Maurens.Lu sur l'original
Le maximum de la série documentée est atteint en 1866 : quatorze habitants dans deux ménages, Prévot (huit personnes sur trois générations, avec petits-enfants) et Chantegrel (six personnes, dont une servante Virol). Lu sur l'original
Jacques Prévot meurt au lieu en 1875, natif de Saint-Julien-de-Crempse, parents inconnus. En 1876, un ménage Pierre Prévot–Anne Carbonnel, revenu de La Pouleille, prend le relais ; la veuve Chantegreil meurt ensuite à Cantegrel en 1878. Le ménage Chantegrel–Mouyna, lui, ne figure plus au lieu en 1872 : sa destination n'est pas établie.Lu dans un relevé, non sur l'original
Le 14 avril 1863, Pierre Mouyna, 21 ans, fils de Jean et Jeanne Perrot, épouse Jeanne Marcou, 19 ans, de Bélair, fille d'Antoine Marcou et Jeanne Priat. L'acte cite les décès des parents Mouyna en 1855 et 1859. Une contradiction est conservée sans être forcée : la naissance du marié est donnée au 20 juillet 1841 dans cet acte, mais au 28 septembre dans sa propre notice de naissance.Lu sur l'original
Les époux Mouyna–Marcou vivent d'abord à Bélair (1864-1877) ; leur installation à La Brugère est certaine à la naissance de Léonie en 1880. Leur fils Antoine Mouyna, marié en 1890 à Catherine Carbonnel, y aura deux enfants en 1893 et 1895 ; l'acte de 1893 qualifie les deux parents de cultivateurs métayers.D'après le relevé des registres ; lu sur l'original pour 1893
La qualification « maison neuve » apparaît le 7 septembre 1847, jour de naissance de Bernard, fils de Gabriel Blondel et Catherine Sartral [?], à la « maison neuve de Labrugière[?] » — signature du père lisible « Brondel ». Le mot « neuve » ne permet pas de dater une construction précise ni de localiser laquelle des deux implantations il désigne ; il peut aussi bien désigner une portion nouvellement occupée du bâti existant. Lu sur l'original ; localisation non établie
Le résultat robuste, en comparant le cadastre de 1824 aux cartes et photographies aériennes successives — Cassini, Belleyme, état-major, orthophotographies (photos aériennes) historiques et actuelles — est la stabilité générale des deux implantations depuis 1824. Dire qu'une maison actuelle est exactement celle des Aubouard, ou qu'une maçonnerie remonte au XVIIe siècle, dépasserait les preuves réunies.Hypothèse fondée sur comparaison visuelle
Le Catalogue raisonné des phanérogames de la Dordogne, supplément final publié en 1859 par Charles Des Moulins, contient quatre mentions, lues sur les images de l'imprimé, sous les formes Labruyère / La Bruyère, avec Saint-Félix-de-Villadeix expressément nommé. Les observations sont attribuées à Oscar de Lavernelle. Le rapprochement avec La Brugère est très probable, conforté par l'usage « labruyère » chez le chanoine Brugière quelques décennies plus tard.Lu sur l’imprimé ; hypothèse très probable
Les autres mentions concernent Helianthemum fumana (p.470), Platanthera chlorantha, rare « sur le versant oriental des coteaux » (p.709-710), et Lolium italicum (p.832). Ces observations renseignent la diversité des stations et l'ouverture de certains coteaux au milieu du XIXe siècle ; elles ne constituent pas un inventaire actuel de la flore du lieu.
En 1901, La Brugère ne compte plus qu'un ménage recensé, six personnes : Mathurin Guillaud, 50 ans, Julie Babu, 46 ans, leur fille et trois neveux ou nièce. La liste précise « Colon » dans la colonne relative à la situation d'exploitation — un mot que le dossier conserve tel quel, sans le résumer en « cultivateur exploitant » ni le transformer en titre de propriété.Lu sur l'original
Les Marcou–Chadourne, établis à La Brugère en 1876, se retrouvent à Lavernelle en 1894 ; leur fils Jean, né à La Brugère le 7 mai 1876, revient au lieu vers 1907-1908 avec son épouse Jeanne Vézy.
L'acte du 6 octobre 1914, n°4, enregistre la naissance, la veille à 23 heures, d' Antoine Pierre Marcou. Le rédacteur avait écrit deux fois « Bel Air », pour la naissance et le domicile ; ces mentions sont biffées et remplacées en marge par « Labrugère », avec paraphe — c'est le lieu corrigé qui doit être retenu. Le prénom du père, 38 ans, est surchargé d'une tache d'encre et ne se lit pas sûrement ; on devine des jambages compatibles avec « Ferdinand » (cohérent avec le recensement de 1921), sans certitude suffisante pour l'affirmer. Lu sur l'original ; prénom du père incertain
La base institutionnelle Mémoire des hommes identifie Antoine Pierre Marcou, né le 5 octobre 1914 à Saint-Félix-de-Villadeix, militaire, Mort pour la France le 28 avril 1945 à « Nebanitz », cause bombardement, dossier SHD Caen AC21P82983. La date et la commune de naissance assurent le raccordement avec l'enfant de La Brugère ; le dossier militaire n'a pas été consulté, et une éventuelle captivité n'est pas retenue comme fait acquis. Source secondaire, base institutionnelle ; dossier militaire non consulté
En 1931-1936, le ménage est celui d'Albert Bordas et de son épouse, avec leur enfant et les parents du chef. En 1946, la liste nominative inscrit un nouveau ménage — un couple de cultivateurs et leur enfant, trois personnes de nationalité polonaise — non pas sous la simple rubrique « Labrugère », mais sous l'en-tête vertical « Moulin [de] Labrugère », qui chapeaute deux rubriques successives, « Labrugère » puis « Blanchard » (deux moulins distincts). Le tableau récapitulatif communal, lui, agrège ce ménage sous l'intitulé abrégé « Labrugère » (1 maison, 1 ménage, 3 individus, 0 français, 3 étrangers), sans reprendre la mention « Moulin ». Lu sur l'original
La liste de 1946 ne porte pas seulement la rubrique « Labrugère » : l'original précise « Moulin [de] Labrugère ». Cela ne change ni le nombre de personnes ni leur nationalité, mais le bâtiment habité en 1946 pourrait être un moulin dépendant de La Brugère — sur le Caudeau ou la Ruchelle, cours d'eau encadrant le site — plutôt que l'une des deux implantations du hameau dessinées au cadastre de 1824. Aucune autre pièce ne démontre cette correspondance.
Le nom de famille se lit Szulezyk [?], normalisé « Szulczyk » dans le relevé — une normalisation qui demanderait une pièce d'état civil pour être confirmée. La liste n'indique ni la date d'arrivée en France, ni le statut de réfugié, ni les circonstances de l'installation. Les prénoms de la mère et de l'enfant ne sont pas repris ici. Lecture du patronyme à confirmer
Un feuillet daté du 15 février 1951 donne pourtant, pour Labrugère, 1 maison, 1 ménage, 11 habitants — chiffre en contradiction frontale avec les trois personnes de la liste nominative et de sa récapitulation. Son titre précise pourtant qu'il est établi « d'après le recensement de mars 1946 ». Aucune ligne séparée « Moulin de Labrugère » n'y apparaît, contrairement à d'autres moulins de la commune (Besson, Blanchard, Lapeyrouse, Rabard) qui y figurent chacun à part : le rédacteur de 1951 semble, lui aussi, avoir fondu le moulin dans la seule ligne « Labrugère », sans expliquer l'écart de 3 à 11. Ce tableau n'est pas traité comme un recensement autonome de 1951, mais comme une anomalie documentaire.Lu sur l'original ; écart non résolu
La Brugère demeure un lieu-dit habité reconnu par l'IGN. Un établissement d'élevage relevant de la catégorie ovins et caprins y est recensé, avec une date administrative de création au 1er janvier 1982 — une date qui ne marque ni le début de l'agriculture au lieu ni celui du camping. Le camping La Brugère, route de la Brugère, est décrit par les annuaires consultés comme un terrain de 25 emplacements avec étang, avec une ancienne étable transformée en espace commun et bar ; la date d'ouverture et les phases de travaux n'ont pas été retrouvées. Source secondaire : IGN BD TOPO, SIRENE, fiches d'annuaires touristiques
Le relevé RPG 2024 (déclarations des parcelles agricoles) identifie environ 1,5 ha de parcelles agricoles déclarées dans les deux périmètres cadastraux : prairie permanente, culture pérenne à biomasse et une petite surface de maïs. Le PLUi-H (plan local d'urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024 classe l'essentiel du périmètre en zone naturelle et agricole. Aucun particulier actuel n'est nommé dans ce dossier.
Les trois registres paroissiaux et treize registres d'état civil ont été lus ; dix-sept années de recensement, trois relevés cadastraux et six observations cartographiques ont été examinés. Aucun terrier, hommage, accensement (actes où un seigneur consigne ses terres et les redevances dues) ou bail propre à La Brugère n'a cependant été retrouvé ; les occupants — Aubouard, Chout, Mouyna, Bannes, Prévot, Marcou — sont bien mieux connus que les propriétaires et les transmissions du sol.
État de sections, s.d. : nature, propriétaire et contenance des parcelles B1 à 11, dont 5 et 2 probables — correspondance exacte des deux groupes bâtis de 1824.
Matrice des propriétés bâties et non bâties, 1826 : comptes des Favareille, Bonfils et autres propriétaires ; mutations en regard des métayers Mouyna et Bannes.
Matrice des propriétés bâties, 1882 : contrôler le « 1 maison » de la notice Brugière vers 1884, entrées et sorties du bâti.
Non-bâti 1914-1955 et bâti 1910-1955 : passage Marcou/Bordas/ménage de 1946, identité des propriétaires, sans présumer que les occupants possèdent.
Références citées par l'article de 1989 sur Jeanne Bonfils de la Brugère : identité et parents, sens exact du surnom.
Perrot, notaire à Saint-Georges-de-Montclard, 1748-1792 : baux et reconnaissances concernant La Brugère, les Coste et les Chadourne.
François Gontier puis Gonthier, Saint-Laurent-des-Bâtons : installation des Favareille et baux des Mouynat, aucun acte spécifique repéré à ce jour.
Dossier militaire d'Antoine Pierre Marcou : circonstances et lieu exact du décès du 28 avril 1945, éventuelle captivité à vérifier.
Suite du recensement de 1946 et du feuillet de 1951 : expliquer l'écart de 3 à 11 habitants, chercher un document de mise à jour.
Listes de recensement manquantes (1886, 1896, 1906, 1911) : peut-être conservées en double en mairie.