Dossier d'archives · Dordogne
Une petite exploitation isolée au nord-ouest de la paroisse (aujourd'hui la commune), dont le nom — déjà écrit « belair » en 1757 — traverse trois siècles de laboureurs (paysans qui cultivent la terre) et de métayers (qui exploitent la terre d'un propriétaire contre une part de la récolte) : les Villate et les Peytou du XVIIIe siècle, les Priat-Marcou-Mouyna qui s'y succèdent pendant près de cinquante ans, un père de famille mort pour la France en 1918, puis les Matasse et les Delbert du XXe siècle. Aucun acte de vente n'a été retrouvé ; aucun seigneur particulier n'y est nommé. Ce que les documents donnent, ce sont des habitants — et un hameau qu'il a fallu retirer d'un recensement où il n'avait jamais eu sa place.
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Belair se trouve dans la partie nord-ouest de la commune, au point de référence 44,94516 N ; 0,66322 E. Le plan IGN montre la Ruchelle au nord et un accès au groupe bâti depuis la route des Étangs au sud. L'orthophotographie (photo aérienne) situe les bâtiments au contact de terrains ouverts et de bois ; le relevé LiDAR (relevé laser du relief) montre un replat dominant le vallon. Ces observations ne datent ni l'occupation ni les terrassements visibles aujourd'hui. Observations sur la forme du terrain, non datées
Il faut distinguer ce Belair d'un homonyme situé à environ 2,8 km au nord-est, dans le secteur de Saint-Maurice. Le Bellevue de Saint-Maurice, domicile de Françoise Giri en 1808, est expressément extérieur à Saint-Félix ; la notice de Brugière pour Clermont-de-Beauregard mentionne elle aussi un Belair, mais au nord-est, sans lien avec le présent lieu.
Le périmètre cadastral actuel intitulé BELAIR couvre environ 6,50 ha et quatorze parcelles de la section A (380, 382 à 386, 388, 389, 400 à 404, 430). Ce périmètre administratif n'est pas une reconstitution de l'étendue de la métairie ancienne et ne désigne pas nécessairement une propriété unique.
Le dossier permet de parler de lieu habité, de métairie, puis d'exploitation agricole isolée. Le recensement de 1841 emploie précisément « Belair (maison isolée) » — il y distingue pourtant deux ménages. Le nombre de ménages, celui des maisons et celui des emprises cadastrales ne sont donc pas interchangeables. Aucun acte consulté ne donne de titre de « sieur de Belair », ne qualifie le lieu de repaire noble, ni n'en nomme le seigneur particulier ; aucun bail ancien ni acte de vente n'a été retrouvé. Les personnes présentées ici sont donc des habitants ou exploitants, sauf qualification expresse de propriétaire — laquelle ne fournit pas à elle seule le périmètre de leurs biens. 1841, 6 MI 22 p07G ; 1792, 5 E 409/3 v585
Le lieu est documenté avant son orthographe administrative actuelle. Un baptême du 27 août 1737 [?] nomme un lieu abîmé en marge de page, lu « …belle » ou « …beller » — un candidat, retenu avec prudence. La première mention pleinement lisible est la sépulture du 4 août 1743 : Helis Chantegriel [?], environ soixante-cinq ans, meurt « au lieu de beller ». Le 28 janvier 1757, l'acte de sépulture de Marie Favard écrit « belair » sans ambiguïté : la forme moderne existe donc déjà au milieu du XVIIIe siècle, bien avant qu'on ne l'attendrait d'un simple effet de l'orthographe du XIXe. 5 E 409/3 v010 et v166, lu sur l'original
Entre 1783 et 1790, plusieurs actes portent des formes écrites plus incertaines — « bleu », « belou », « beleu » — dont l'identification à Belair reste au cas par cas, jamais automatique. L'acte du 21 février 1792 qualifie le lieu de « meterie de beler » à la mort de Jeane Delmon : c'est la seule qualification fonctionnelle connue avant le XIXe siècle, sans mention ni de bailleur ni de propriétaire.
L'expression française « maison en bel air » existait au XVIIIe siècle : le Dictionnaire de Trévoux de 1771, à l'article AIR, l'explique par une situation dégagée et des vues libres — une comparaison plausible pour un habitat en position découverte. Elle ne prouve ni l'origine précise du nom local, ni sa date de création, ni l'intention d'un propriétaire. Aucune étymologie propre à ce Belair n'a été trouvée dans Dauzat-Rostaing, Nègre ou Geuljans ; les formes écrites « Beler » et « Beleir » ne suffisent pas à établir un étymon occitan distinct. Rapprochement, non démontré
Gourgues ne donne, dans ses quatre articles « Belair » de la page 17 de son Dictionnaire topographique, aucune notice sur Saint-Félix-de-Villadeix : ces articles concernent Cadouin, Carsac-Villefranche-de-Lonchapt, Champagnac et Reillac-et-Champnier. La vente nationale de 1791 qu'il mentionne est celle du Belair de Cadouin — elle doit rester exclue de ce dossier.
Le premier noyau connu est celui de Thony Villate, laboureur, et Anne Hugon : leur fils Jaques (1737 [?]), leur fille Jeanne (5 septembre 1743, née la veille « du lieu de beller »), puis Léonard (1745) et Marguerite (1747, avec un père écrit « Estienne » — variation non résolue). Le parrain (qui présente l'enfant au baptême) de Jeanne, Pierre Hugon, maître menuisier de Vignete (paroisse de Saint-Marcel), et sa marraine Jeanne Poumeau, de La Poulilie, inscrivent ce ménage dans un réseau qui déborde la paroisse. 5 E 409/3 v010 D, lu sur l'original
Les décennies suivantes révèlent une population plus mobile qu'une généalogie à une seule famille ne le laisserait croire : Delbos-Chauveron (1749), Chantegreil (sépulture 1749), Perrot-Aubard (mariage 1760), Perrot-Fonfroide (1766-1769), Guillen-Bizat (1767-1770), Durestal (1765) — des ménages attestés ponctuellement par un baptême, un témoignage ou un décès, sans parenté générale démontrée entre eux.
Le 24 mai 1771, Barthélémy Peitou est baptisé, fils de Pierre Peitou et Marie Pinau ; son parrain et sa marraine, également prénommés Barthélémy et Marie Peitou, sont dits frère et sœur de l'enfant — il existe donc deux frères Barthélémy dans le même acte. Côté Chort : Étienne Chort et Jeanne Guy ont une fille Marie en 1777 ; celle-ci, née le 5 août 1788 d'une seconde union d'Étienne avec Marie Barès/Banès, épouse Jean Baptiste Galbert en 1808 et sera domiciliée à Belair avec sa mère — le raccord le plus solidement établi de toute cette période. Liens de parenté reconstitués, avec réserves sur les prénoms et les âges
L'acte du 21 février 1792 (« meterie de beler ») clôt cette première phase documentée : ni bailleur ni propriétaire n'y sont nommés, seulement une exploitation et ses habitants.
Le 25 juillet 1808, Pierre Peytou, né à Saint-Sauveur en 1763, habitant Belair, épouse Françoise Giri, servante à gages à Bellevue (commune de Saint-Maurice, donc explicitement hors paroisse). Le 13 juillet 1810, leur fils Barthélémy naît à Belair : le père y est écrit « laboureur métayer » — la qualification la plus nette de statut d'exploitant que donnent les documents consultés pour ce début de siècle. 5 E 409/5, naissances 1810, v08 G, lu sur l'original
Le même 17 novembre 1808, Marie Chort épouse Jean Baptiste Galbert, tisserand originaire du Lot : Belair accueille ainsi, à côté des laboureurs, un ménage lié au travail du textile. Puis se succèdent, sans lien de propriété démontré entre eux, les familles Cacas/Jacob (1817-1819), Lafilia-Lafon (naissance de Jeanne le 6 juin 1829, décès d'Anne Lafon en 1834), Beney-Lambert (1835) et Carbonnel-Reversade (1836-1838). Le fils Peytou né en 1810 quitte Belair : en 1840 il est tisserand à Lalande, puis aubergiste au bourg.
En 1841, le recensement individualise « Belair (maison isolée) » et y compte neuf personnes en deux ménages : les Rousseli (cultivateur, épouse, deux enfants, servante) et les Priat (Jean Priat cultivateur, Jeanne Gaillarel/Gaillard, deux filles). C'est ce second ménage qui inaugure la lignée la mieux documentée du siècle. 6 MI 22 p07G, lu sur l'original
Le 2 octobre 1843, Jeanne Priat, demeurant à Belair avec ses parents Jean Priat et Jeanne Gaillard, épouse Antoine Marcou, des Granges, originaire de Baneuil. Le couple a une fille Jeanne (1844) puis un fils Jean (1846). Le 18 octobre 1849, Jeanne Priat met au monde des jumeaux, Jean et Jeanne ; le lendemain, le grand-père Jean Priat déclare les naissances seul, car Antoine Marcou est alors « détenu dans la maison d'arrêt de Périgueux ». 5 E 409/9, naissances 1849 v07, lu sur l'original
Le registre 2 Y 109, écrou 143, décrit Antoine Marcou, trente-neuf ans, cultivateur, né à Baneuil, fils de feu Antoine et de Jeanne Maga — une filiation qui correspond exactement à celle du mariage de 1843. Entré à la maison de justice de Périgueux le 15 août 1849 pour « divers délits politiques », il en sort le 27 octobre 1849, expressément « en vertu de son acquittement ». Le renvoi de l'écrou conduit à un arrêt de la chambre des mises en accusation de Bordeaux du 18 juillet 1849 : Marcou figure parmi dix-huit personnes renvoyées devant les assises pour les troubles électoraux du 13 mai 1849 à Liorac — interruption d'un scrutin cantonal, irruption dans la salle de vote, violences. Ce texte rapporte l'accusation collective, non des faits individuellement reconnus ; l'acquittement reste la conclusion judiciaire portée par le registre. 2 Y 109, fol. 48 et 40-41, lu sur l'original
Antoine Marcou meurt à Belair le 18 juillet 1852. Sa veuve Jeanne Priat reste à la tête du ménage — sept personnes en 1851, où son père Jean Priat est qualifié de métayer — jusqu'à ce que sa fille Jeanne Marcou épouse Pierre Mouyna, de Labrugère, le 14 avril 1863.
L'acte de mariage de 1863 désigne le père de la mariée comme « feu Antoine Marcou »,
comme les actes de 1843 et 1852. On avait cru y lire « feu Jean Marcou » : c'était une
confusion avec le père du marié, « Jean », cité deux lignes plus haut dans le même acte.
Le couple Mouyna a six enfants à Belair entre 1864 et 1877, dont des jumelles nées le 10 décembre 1877. Leur départ pour Labrugère intervient entre décembre 1877 et le 25 juillet 1880, date à laquelle naît leur fille Léoncie — et non « Léonie » : un « c » distinct sépare le « n » de la finale « ie ». Le ménage reste ensuite dans la commune, à Labrugère. Prénom corrigé ; 5 E 409/12, v03 D
En 1881, la rubrique manuscrite regroupe « Rounat et Bélair » en un seul bloc de quatre maisons, quatre ménages et seize personnes. Rien dans le registre ne permet de répartir ces quatre ménages entre les deux lieux ; le dernier, celui de Louis Piel, métayer, et Clémentine Chadourne, est proposé pour Belair par sa position en fin de bloc — une hypothèse, non une certitude, et les trois ménages précédents (Longis, Lambert, Lafaye) pourraient tout aussi bien en relever. 6 MI 131 p06G ; attribution hypothétique
En 1891, en revanche, la liste individualise Belair sans ambiguïté : Maurice Marcou, trente-sept ans, métayer, son épouse Marie Chaverou, leur fille, une nièce et la mère du chef. Ce Marcou, fils de Jean Lafon Marcou et Marie Maury, originaire du chef-lieu de Saint-Marcel, ne doit pas être confondu avec la lignée Antoine Marcou-Jeanne Priat : deux généalogies Marcou distinctes se croisent à Belair à un demi-siècle d'écart. Leur départ est antérieur au recensement de 1901, où un autre ménage apparaît.
On a longtemps placé à Belair, en 1901, un ménage de trois personnes — André Marc, trente-sept ans, « propriétaire exploitant », son épouse Anna Coin et leur fils Frédéric. C'est une erreur. Erreur corrigée
La rubrique de hameau du recensement de 1901 (6 MI 161, f° 121) porte Belair — en réalité
« Pommeregal », un hameau distinct. Aucune nouvelle rubrique n'apparaît entre celle-ci et
le ménage précédent ; la récapitulation communale de 1946 (106 W 71) liste d'ailleurs Belair et
Pommeregal comme deux entrées séparées de sa nomenclature des hameaux. Ce ménage doit donc être
retiré de la population de Belair : il relève de Pommegal, hors du périmètre de ce
dossier.
La présence de cette famille à Belair n'est établie avec certitude qu'à partir du décès du père en 1914 (ci-dessous). Ce qui s'est passé entre 1901 et 1914 — translation du ménage, double tenure — n'est pas documenté et ne doit pas être supposé.
Le décès de Marc-André Frédéric, propriétaire né à Campsegret en 1863, « en son domicile à Bel Air », le 3 octobre 1914, est donc la première attestation certaine de cette famille à Belair. Son fils, André Frédéric Marc, cavalier de deuxième classe au 5e régiment de cuirassiers à pied, meurt « Mort pour la France » à Saint-Mihiel le 26 septembre 1918. Une addition du 18 juillet 1919 précise qu'il était célibataire et domicilié en dernier lieu au hameau de Belair : le lien avec le lieu ne repose donc pas seulement sur la résidence de ses parents. 5 E 409/16, décès 1919 n° 11, v05, lu sur l'original
Le 23 septembre 1919, un autre ménage, celui de Jacques Aubard, propriétaire agriculteur, et Eva Bourg, marie leur fille Marthe : leur passage à Belair est bref dans les pièces disponibles, et aucune vente André-Aubard n'est démontrée.
En 1921, le ménage est celui de Pierre Matasse, propriétaire cultivateur, avec son épouse Marie et leur fille Marie-Antoinette. En 1926, le chef devient Georges Delbert, cultivateur patron, époux d'Antoinette ; les Matasse y sont inscrits comme beau-père et belle-mère. La continuité familiale par le mariage est certaine au niveau du recensement ; le transfert de propriété par dot, donation ou succession reste, lui, à établir par acte. 6 M 378 p05G, lu sur l'original
Les listes de 1931 et 1936 donnent six personnes : Georges, Antoinette, une fille et un fils, et les deux parents Matasse. En 1946, Belair compte toujours six personnes, mais la composition a changé : le couple exploitant, leur fille avec son mari, leur fils et la belle-mère âgée — le beau-père ne figure plus, sans que son décès soit daté. Le feuillet daté du 15 février 1951 reprend expressément les chiffres du recensement de mars 1946 : ce n'est pas une nouvelle observation de population.
La continuité du patronyme se prolonge jusqu'à une source municipale récente : le bulletin de janvier 2012 annonce, parmi les décès de 2011, une Marie Delbert, veuve Dommart, à Bel Air, le 6 décembre — vraisemblablement la fille du ménage recensé, née en 1924. Cela n'établit pas une résidence ininterrompue de 1926 à 2011. Aucun événement de guerre 1939-1945, incendie, vente publique ou fait archéologique propre à Belair n'a par ailleurs été confirmé par une pièce consultée. Rapprochement nominatif, non démontré
La deuxième feuille de la section A, levée en 1824, écrit Belair et représente quatre emprises bâties : un corps allongé nord-est/sud-ouest, deux petites annexes au sud, et un bâtiment carré isolé au nord-est, près d'une station de levé. Ces quatre emprises ne sont pas quatre maisons d'habitation ; le petit carré ne suffit pas à démontrer l'existence d'un pigeonnier. Aucun nom de propriétaire n'est porté sur ce détail du plan. 3 P 3 4618, section A2, lu sur l'original
La feuille 22 de Belleyme porte clairement Belair, au nord de Rounat et à l'ouest de Lalande. La notice de cet exemplaire donne une plage éditoriale 1785-1840, qui ne peut être convertie en une année précise de levé du hameau : cette carte n'est donc pas utilisée pour avancer la première attestation au-delà des actes de 1743. Fourchette de dates de la carte, pas une date de relevé
La couche datée 1950-1965 montre le groupe de bâtiments, son accès par le sud, un parcellaire de petites pièces et des plantations régulières évoquant un verger au nord-est. La couche 1965-1980 permet de reconnaître la même implantation générale. Les noms de fichiers « ortho1950 » et « ortho1965 » ne garantissent pas des vols assurément datés de ces années précises : ce sont des couches pluriannuelles. Dates approximatives des photos
Sur l'orthophotographie récente, les pièces ouvertes sont plus grandes et les lisières boisées plus fournies. Le LiDAR rend visible le relief du replat et du vallon, sans qu'aucune structure archéologique ou souterraine n'y soit identifiable de façon démontrable.
Le document d'urbanisme approuvé en 2024 identifie deux bâtiments à Belair, parcelle A0384, avec la destination envisagée Logement : une grange, CDSFV06, et un séchoir, CDSFV07, ce dernier photographié avec des parois de bois et une toiture de tuiles. Ce repérage est une possibilité de changement de destination inscrite au document, non la preuve d'un permis accordé ou de travaux réalisés ; il ne fournit pas de date de construction. Possibilité prévue au plan d'urbanisme, non réalisée
L'extraction cadastrale contemporaine dénombre six emprises en dur dans BELAIR ; la BD TOPO y individualise cinq bâtiments, totalisant environ 561 m² d'emprise. Ces chiffres ne constituent pas une série directement comparable aux quatre emprises de 1824 : les méthodes de découpage diffèrent.
Le tableau ci-dessous réunit les effectifs de la rubrique localisée « Belair », sauf les deux lignes explicitement hypothétiques ou groupées. Un tiret signifie que la colonne n'est pas fournie par le formulaire ou que le lieu n'est pas individualisé — non que l'effectif soit nul.
| Année | Maisons | Ménages | Personnes | Composition / réserve |
|---|---|---|---|---|
| 1841 | — | 2 | 9 | Rousseli (5) et Priat (4) 6 MI 22 p07G |
| 1846 | 1 | 1 | 5 | Jean Priat, Antoine Marcou, Jeanne Priat, une fille |
| 1851 | 1 | 1 | 7 | Jean Priat, métayer ; trois générations réunies |
| 1856-1876 | 1 | 1 | 6-8 | Veuve Priat, puis Mouyna-Marcou, tante et domestique |
| 1881 | 4 [?] | 4 [?] | 16 | « Rounat et Bélair », total des deux lieux non attribuable seul |
| 1891 | 1 | 1 | 5 | Maurice Marcou, métayer ; épouse, fille, nièce, mère |
| 1901 | — | — | — | |
| 1921 | 1 | 1 | 3 | Pierre Matasse, propriétaire cultivateur, et sa famille |
| 1926 | 1 | 1 | 5 | Georges Delbert, cultivateur patron ; beaux-parents Matasse |
| 1931-1936 | 1 | 1 | 6 | Couple Delbert, fille, fils, deux parents Matasse |
| 1946 / 1951 | 1 | 1 | 6 | Couple Delbert, fille et gendre, fils, belle-mère 1951 = reprise du chiffre de 1946 |
Le maximum individualisé est donc neuf habitants en 1841, dans deux ménages. Les années 1886, 1896, 1906 et 1911 ne sont pas renseignées par les listes communales disponibles ; l'absence de ligne ne signifie pas que Belair était vide.
Les qualifications les plus nettes sont métayer pour Pierre Peytou en 1810, Jean Priat en 1851, Louis Piel en 1881 [?] et Maurice Marcou en 1891 ; propriétaire pour Marc-André Frédéric en 1914, propriétaire agriculteur pour Jacques Aubard en 1919, propriétaire cultivateur pour Pierre Matasse en 1921. Elles montrent une évolution des statuts déclarés des habitants, sans permettre de nommer le propriétaire bailleur de 1810 ou de 1891, ni de dater le passage de la métairie à la propriété exploitante. Aucune transmission par vente, donation ou succession n'est établie par un acte patrimonial : les successions Priat-Marcou-Mouyna et Matasse-Delbert sont familiales et résidentielles, pas des héritages fonciers démontrés.
Dans les données publiques extraites en septembre 2026, Belair reste un lieu-dit habité, identifié par le cadastre, l'IGN et la Base Adresse Nationale, avec desserte par la route des Étangs. Les identités des propriétaires ou occupants actuels ne sont pas publiées ici.
Le document d'urbanisme de 2024 place le point de référence en zone A (agricole). L'enveloppe cadastrale comprend aussi des secteurs Ntvb et Atvb, des haies et ripisylves et une petite zone humide identifiée au document. Le Registre parcellaire graphique 2024 y recense environ 0,44 ha déclarés, en prairie permanente et culture pérenne à forte biomasse — un relevé qui ne mesure ni toute la surface agricole utilisée, ni l'activité économique complète du lieu.
Aucune notice patrimoniale spécifiquement attachée à Belair n'a été identifiée dans les exports Mérimée/Inventaire consultés. Cette absence ne signifie pas absence d'intérêt architectural : une visite, l'examen des maçonneries et les dossiers cadastraux restent nécessaires pour dater les corps de ferme. Aucune notice patrimoniale identifiée
Les registres paroissiaux et l'état civil disponibles ont été consultés pour Belair ; ce qui manque pour transformer une liste d'habitants en une chaîne de propriétaires tient dans quelques cotes précises du répertoire cadastral de la sous-série 63 P, déjà repérées mais non encore consultées.
État de sections (sans date) et matrice de 1826 : nature et propriétaires des parcelles de Belair au premier cadastre, premier compte du domaine.
Matrice des propriétés bâties de 1882 : maison de Belair, propriétaire bailleur des métayers Piel et Marcou, reconstructions ou changements de compte.
Matrices non bâtie (1914-1955) et bâtie (1910-1955) : biens des familles André/Marc, Aubard, Matasse, Delbert ; année fiscale de construction ou de démolition.
Cour d'assises de la Dordogne, minute du procès des troubles électoraux de Liorac d'octobre 1849 : interrogatoires, verdict, décision de remise en liberté d'Antoine Marcou. Cote citée par une source secondaire, contenu original non encore vérifié.
Contrat du 6 janvier 1880 à Beauregard, François Maurice Marcou-Marie Chaverou : apports, résidence, éventuel bien à Belair. Cote de minute non identifiée.
Contrat du 22 septembre 1919 à Mouleydier, Marthe Aubard-Gaston Laugrand : origine des biens des Aubard. Cote non identifiée.
Tables du bureau de Lalinde, successions et hypothèques de Bergerac : orientations pour les mutations, volumes exacts à déterminer après identification des personnes.
Registre matricule de Marc/Marc-André, bureau de Bergerac : parcours militaire complet du soldat mort à Saint-Mihiel en 1918. Cote du volume non identifiée.