Dossier d'archives · Dordogne
Un village de tisserands, attesté depuis 1668, de part et d'autre d'un chemin qui sépare encore aujourd'hui deux lieux-dits cadastraux. Les Bizat y tissent la toile pendant plus d'un siècle, avant qu'un mariage de 1824 ne fasse entrer les Bos, puis les Bourg et les Bernardie ; une erreur de dix ans dans le rappel d'un décès s'est laissée corriger par un détour à Rounat. Trois registres paroissiaux et treize registres d'état civil consultés, dix-sept recensements, deux fiches matricules et un feuillet de 1951 qui se contredit lui-même.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Le point de repère du hameau se situe dans la partie nord de la commune, entre La Brugère au nord, Rouna au sud-ouest et Langlade à l'est — trois noms de lieux qu'il ne faut pas confondre malgré leurs sonorités proches. La distance à vol d'oiseau jusqu'au bourg est d'environ 2,5 km ; elle ne mesure aucun chemin réel. Calcul géographique
Le cadastre numérique actuel distingue deux lieux-dits : La Lande-Est, en section B, environ 10,1 ha, et Lalande-Ouest, en section A, environ 14,2 ha — ensemble 24,3 ha et 84 parcelles. Ce n'est pas un découpage récent : le plan de 1824 montre déjà le chemin de La Pouleille à La Brugère séparant les sections A et B, avec du bâti de chaque côté. Le chemin de Lalande actuel se raccorde à la route des Étangs ; le chemin de la Source dessert le côté occidental. Cadastre Etalab, IGN, plans de 1824
Les documents emploient alternativement Lalande et La Lande / la Lande, sans que l'article séparé désigne un autre lieu. Le cadastre de 1824 écrit « Lalande. », avec un point final ; une naissance de 1897 est enregistrée sous « Lalandes ». La proximité de Langlade, nom distinct, et les nombreux homonymes périgourdins imposent de contrôler la paroisse ou la commune de chaque mention avant de l'attribuer ici. Lu sur les originaux, 5 E 409/1 et plans de 1824
Le mot lande désigne un terrain généralement pauvre et non cultivé, portant bruyères, ajoncs ou fougères ; le Dictionnaire de l'Académie française le rattache au gaulois landa, « plaine, espace dégagé ». C'est l'étymologie du mot, pas une datation du hameau : comprendre Lalande comme « la lande » est une explication vraisemblable du nom, mais rien n'établit ici quand ce terrain a été nommé, défriché ou habité. Application au nom de lieu local
Aucune attestation antérieure à 1668 n'est actuellement établie pour ce Lalande. Le cadre seigneurial de la châtellenie puis baronnie de Montclar est celui de toute la paroisse ; il ne suffit pas à connaître le détenteur d'une rente à Lalande, le statut d'une parcelle ou l'existence d'un repaire (maison noble fortifiée). Aucun terrier, accensement, hommage ou partage nommant avec certitude ce village n'a été retrouvé dans les documents consultés. Les dates de 1365 et 1370, documentées pour la paroisse ou pour Caveroque, ne doivent pas devenir des dates de Lalande. Absence limitée aux documents consultés
Le 20 et le 27 juillet 1670, puis une troisième fois début août, Me Pierre de Besson est expressément qualifié de « sieur de Lalande » (titre d'usage devant un nom de domaine) dans les registres paroissiaux. Il demeure alors au bourg de Saint-Félix, non au village, et signe « De Besson ». Lu sur les originaux, 5 E 409/1, v125 et v127
Son titre n'est pas une preuve de noblesse, ni la preuve que l'ensemble du village relevait personnellement de lui. Le rattachement au Lalande de Saint-Félix est plausible, puisqu'il fréquente cette paroisse, mais demeure une hypothèse : aucun lien de propriété ou de parenté n'est démontré entre Besson et les Bizat qui occupent le village dès la même décennie. Identification au domaine local
La sépulture de Jamme Bizat, âgé d'environ cinquante ans, mort la veille, est enregistrée le 18 septembre 1668 ; le nom de son village de décès reste en blanc dans l'acte. C'est en revanche le domicile à Lalande du témoin, Pierre Bizat, tisserand, qui est certain — et c'est cette qualification, non une restitution du blanc, qui fonde la première attestation sûre du lieu. Lu sur l'original, 5 E 409/1, v036
Le mariage du 6 juin 1669 apporte une parenté plus solide : Peyronne Bizat, vingt-deux ans, fille de feu Jammes, tisserand de La Lande, épouse Jean Labouron, travailleur à bras de La Teyssendrie (paroisse de Liorac). La suite de l'acte désigne Pierre Bizat, tisserand, comme son oncle, et Gilies Bizat, également tisserand, comme son frère, tous deux résidant à La Lande. Le rapprochement du père défunt avec Jamme mort en 1668 est très probable, sans que la différence d'orthographe du prénom soit effacée. Lu sur les originaux
Le village ne se réduit pas à un seul ménage. Un baptême du 7 octobre 1668 montre déjà un couple Bizat–Jeanne Dubois ; des actes ultérieurs font coexister plusieurs Élie/Gilles, dont certains tisserands, d'autres laboureurs (cultivateurs), sans que les orthographes et les prénoms permettent de les réunir tous en un seul homme. La cohabitation de métiers textiles et agricoles est directement documentée : le 14 novembre 1683, un acte nomme Pierre Bisau, « thuillier », et Élie Bisau, « tisseran », habitants de Lalande — un tuilier domicilié au village, sans four ni établissement localisé par l'acte lui-même. Lu sur l'original, 5 E 409/2, v089
Le 22 juin 1677, une femme d'environ trente-huit ans est inhumée après sa mort, la veille, à Lalande, « estant en mal d'enfant » ; son mari Gillis Bizac et son beau-père Pierre Bizac, tisserands, sont nommés, mais le prénom et le nom de la défunte sont détruits sur l'original. Les notices assemblées ne citent ensuite plus Lalande entre 1696 et 1736 — une interruption qui coïncide avec une couverture discontinue des registres, non avec un abandon du village. Lu sur l'original, v413
| Ménage | Ce que les actes permettent de suivre | Métier et réserve |
|---|---|---|
| Jamme/Jammes Bizat et sa parenté | Sépulture 1668 ; fille Peyronne mariée 1669 ; fils Gilies et oncle Pierre nommés | Tisserands |
| Gilles/Élie Bizat × Jeanne Dubois | Baptême 1668 ; Catherine 1670, Jeanne 1672 et 1675 ; plusieurs sépultures infantiles | Tisserand |
| Gilles Bizat × Anne Delmagier | Antoine 1670 ; Peyronne 1673 ; Jean 1674, 1678, 1683 ; décès d'enfants | Tisserand ; plusieurs enfants reçoivent le même prénom |
| Jean Bizat × Guilhonne Lambert | Mariage 1er juil. 1680 ; Anne 1683 ; jumeaux 1688 puis 1692 | Guilhonne, fille de Martial Lambert, hôte à La Pouleille |
| Élie Bizat × Marie Campagnac | Jeanne 1680 ; Jean 1681 ; Catherine 1683 ; décès 1684 ; Henry 1686 | Laboureur |
| Pierre Bisau × Jeanne Beneyt | Pierre 1692, Antoine 1695 | Métier diversement donné laboureur/tisserand |
D'autres noms passent dans les actes sans se rattacher aux Bizat : Jean Lambert, mort vers soixante-dix ans en 1684 ; les ménages Peyroneau–Peliers, Coupaille–Fromentière et Aubard–Chavagnac. « Village des Bizat » est une commodité de lecture, pas une exclusivité familiale. D'après un relevé des registres, annexe des actes
En 1737, les sépultures de Marguerite Blanchier, environ trente-cinq ans, et de Jean Bisac, environ soixante ans, font réapparaître des habitants après la lacune documentaire. Les ménages se diversifient ensuite : François Lambert–Anne Bizat, Pierre Lambert–Anne Bizac, Thony/Antoine Bizat–Marguerite Matifé (parents de Jean 1743, Hugues 1746, Jeanne 1756 et 1761) ; un ensemble de baptêmes de 1752 à 1768 donne Jean Bizat comme père et Marguerite ou Isabeau Lacroix comme mère de huit enfants successifs, les deux prénoms maternels restant distincts sans fusion silencieuse. D'après un relevé des registres, 5 E 409/2-3
Le ménage Louis Bizat–Jeanne Lagarde, documenté à Rouna en 1763 et 1767, est ensuite signalé à Lalande pour les naissances de Pierre en 1776 et Jeanne en 1779 : un parcours qui relie deux villages voisins, sans prouver qu'ils formaient une seule propriété. À la fin de 1792, Pierre Bizac et Marie Ver[d]ruil sont parents d'Elisabeth : ce ménage constitue le point d'appui pour la généalogie du XIXe siècle qui suit. D'après un relevé des registres
Le 11 juillet 1794, Antoine Bizat, laboureur de vingt-six ans, épouse Marguerite Caillau, seize ans, fille de François Caillau, menuisier. Ses parents sont Pierre Bizat et Marguerite Lacoin [?] (lecture incertaine), de Lalande. Cette filiation diffère de celle d'un autre Antoine baptisé en 1768, fils de Jean Bizat et d'Isabeau Lacroix : l'identité entre ces deux Antoine n'est donc pas établie. Lu sur l'original, 5 E 409/4
Un second ménage est celui de Pierre Bizat et Marie Verrouil, déjà identifié en 1792 : leur fils Antoine, déclaré le 20 juillet 1800, est celui que suivra le mariage de 1857, qui cite les dates de décès de ses parents — Marie Verrouil le 30 avril 1834, Pierre Bizat le 6 septembre 1834. Antoine époux Caillau, mort en 1824, et Antoine fils de Pierre–Verrouil, remarié en 1857, sont deux hommes différents — une distinction indispensable pour ne pas créer une longévité ou une succession artificielles. Filiations des actes cités
Le 22 janvier 1818, Antoine Bizat, propriétaire cultivateur à Lalande, déclare une fille Françoise, née de lui et de Marguerite Caillaud. Or le mariage de la fille aînée en 1824 dit sa mère morte le 4 mars 1808 à Lalande. La recherche dans le relevé de la commune, au-delà du seul lieu, a retrouvé à Rouna le décès, le 4 mars 1818, d'une Marguerite Caillaud, quarante ans, épouse d'Antoine Bizat — même nom, même conjoint, même jour et mois que le rappel de 1824. L'année 1808 et le lieu Lalande du mariage de 1824 sont très probablement des erreurs de rappel, commises dix ans après les faits par les comparants eux-mêmes. Identité très probable ; erreur de rappel
Le mariage de 1824 dit Marguerite Caillau morte le 4 mars 1808 à Lalande. L'acte de
décès lui-même, enregistré à Rounat, donne le 4 mars 1818 : dix ans d'écart et un village
voisin. C'est donc le rappel fait au mariage qui est erroné.
Antoine Bizac, cultivateur de cinquante-quatre ans, meurt le 28 avril 1824 à Lalande ; le 19 mai 1824, Pierre Bizac, dix-neuf ans, meurt dans le même village en laissant une sœur — rapprochement très probable avec le fils du couple Bizat–Caillau. Identité très probable
Le 16 septembre 1824, Françoise Bizat, vingt-cinq ans, épouse Jean Boste, né au Luquet (commune de Fouleix), fils de feu Guillaume Boste et d'Élisabeth Labrousse. Françoise demeure à La Lande ; l'acte énumère ses parents défunts. Ce mariage fait entrer les Boste/Bos dans la parenté Bizat ; il ne contient pas de partage de biens, et l'idée que Françoise aurait recueilli l'ensemble de la propriété après la mort de son père et de son frère reste une hypothèse à éprouver dans les successions. Lu sur l'original, 5 E 409/7, v27-v29
Le couple Boste–Bizat a au moins trois garçons successivement nommés Jean : l'un en 1826, un autre le 7 septembre 1831, et le troisième le 22 août 1835. Le plus jeune meurt le 6 avril 1837, à dix-huit mois. Françoise Bizat meurt le 12 décembre 1838 ; son veuf Jean Bos meurt à Lalande le 24 décembre 1867. D'après un relevé des registres, 5 E 409/7-8, /11
Les deux fils adultes sont distingués en 1870 comme Jean Bos aîné, uni à Marie Malaure, et Jean Bos jeune, qui épouse Marguerite Clément le 13 janvier 1870. L'acte de mariage de ce dernier cite pourtant une naissance au 22 août 1835 : c'est celle du frère mort en 1837. Sa présence à trente-six ans dans le décès paternel de 1867 et son propre décès à soixante ans en 1891 rendent son identification au Jean de 1831 très probable, sans qu'on puisse remplacer silencieusement la pièce citée au mariage. Erreur de pièce de naissance au mariage de 1870
Le 30 octobre 1833, Jean Bleyza, vingt-huit ans, charron à Rouna, épouse Élisabet Bizot, vingt-six ans, de Lalande, fille de Pierre Bizot et Marie Vernot selon l'orthographe de l'acte — concordance forte avec la branche Pierre Bizat–Marie Verrouil. Le couple apparaît à Lalande dans les recensements 1836-1856, sous des orthographes variables du prénom maternel (Élisabeth/Marie) ; la famille ne figure plus dans les ménages de Lalande en 1861. D'après un relevé des registres, 5 E 409/8-9
Le 15 juillet 1857, Antoine Bizat, cinquante-six ans, veuf, né et domicilié à Lalande, épouse Marie Chavanel, trente-six ans, servante née à Saint-Marcel. Les pièces du mariage citent les décès de Pierre Bizat le 6 septembre 1834, de Marie Verrouil le 30 avril 1834, et de la première épouse d'Antoine le 20 septembre 1842. Un contrat de mariage est passé la veille chez Me Labat à Beauregard ; ses minutes, 1856-1857, sont conservées sous 3 E 11250. Lu sur l'original, 5 E 409/10, v04
Les jumeaux Marguerite et Jean Bizat naissent le 9 avril 1858 ; Antoine meurt au village le 5 novembre 1870. Le fils Jean, appelé Élie dans les recensements de 1881 et 1891, épouse Cécile Taulou ; leurs fils Henri, né le 3 juillet 1884, et Émile, né le 13 mai 1889, seront retrouvés plus loin par leurs fiches militaires. D'après un relevé des registres, 5 E 409/10-14
Le 13 janvier 1870, le mariage de Jean Bos jeune et de Marguerite Clément, meunière, a lieu au Moulin Blanchard, chez les parents de l'épouse, parce que son père est malade. Un contrat est reçu le 28 décembre 1869 par Me Marty à Vergt (minutes 3 E 17093). Lu sur l'original, 5 E 409/11
Leur fille Jeanne Bos, née au Moulin Blanchard mais fille de parents domiciliés à Lalande, épouse le 1er juin 1889 Barthélemy Bernardie, du bourg ; un contrat du 12 mai 1889 est reçu par Me Larobertie, notaire à Sainte-Alvère (minutes 3 E 21746). Lu sur l'original, 5 E 409/13
Dans l'autre branche, Jean Bos aîné et Marie Malaure ont notamment Anne, qui épouse le 4 décembre 1887 Jean Bourg, cultivateur venu de Montagnac-la-Crempse ; un contrat est reçu le 18 novembre 1887 par Me Durand à Montagnac (minutes 3 E 14878). Lu sur l'original, 5 E 409/13
Le recensement de 1891 photographie ces trois ménages liés : Jean Bourg avec Anne Bos, sa belle-mère Marie Malaure ; Barthélemy Bernardie avec Jeanne Bos et ses beaux-parents Jean Bos et Marguerite Clément ; et le ménage d'Élie/Jean Bizat. Jeanne Bos épouse Bernardie meurt le 4 octobre 1899, à vingt-neuf ans. Lu sur le document, recensement 1891, p08G
En 1901, Lalande compte onze personnes en trois ménages : Barthélemy Bernardie veuf avec ses filles ; Jean Bos, fils de Jean et Marie Malaure ; la veuve de Jean Bizat avec Henri, Émile et leur grand-mère. En 1926, une nouvelle alliance apparaît : Irénée Faure est inscrit comme gendre de Barthélemy Bernardie, marié à Hélène Alice Bernardie — le mariage est antérieur au recensement, sans que sa date soit connue. Lu sur le document, recensement 1926, 6 M 378, p05G
Henri Bizat, né le 3 juillet 1884, cultivateur, fils de feu Jean et de Cécile Taulou, classe 1904, bureau de Bergerac, matricule 1346, est appelé le 7 juin 1915 à la 12e section d'infirmiers militaires, à l'hôpital temporaire n° 23 de Tulle, après avoir été ajourné deux fois pour faiblesse. Sa campagne contre l'Allemagne court du 7 juin 1915 au 7 mars 1919. Lu sur le document, AD24 02R0989, fiche 1346
Émile Bizat, né le 13 mai 1889, maréchal-ferrant, fils des mêmes parents, classe 1909, matricule 1103, subit un accident au manège le 7 décembre 1910 — une chute de cheval antérieure à la guerre, non une blessure de combat. Mobilisé le 3 août 1914, il est classé en réforme n° 2 par la commission spéciale de Bergerac le 18 mars 1916, pour une plaie à la jambe droite jugée antérieure au service ; une pension de 35 % est proposée en 1920. Lu sur le document, AD24 02R1028, fiche 1103
La liste nominative de 1946 donne trois maisons, trois ménages, huit habitants : le couple Bizat, un ménage Bos de deux personnes et le ménage Faure de quatre personnes, tous cultivateurs. Lu sur le document, 106 W 71, p05G
Un feuillet inséré dans le même registre, daté du 15 février 1951, attribue à Lalande trois maisons, trois ménages et dix habitants, alors que son en-tête dit être établi « d'après le recensement de mars 1946 », qui n'en compte que huit. Erreur de copie, périmètre différent ou mise à jour : les documents ne permettent pas de trancher.
Le tableau d'assemblage place Lalande à la jonction de la section A, La Vernelle, et de la section B, La Peyrouze. Sur A2, la relecture distingue cinq emprises colorées disjointes, dont un rectangle septentrional subdivisé — soit six unités graphiques si l'on compte ses deux compartiments séparément. Sur B1, à l'est du chemin, une emprise allongée en deux parties décalées porte le numéro 109. Aucun de ces nombres ne désigne un compte de maisons habitées : la disposition en plusieurs cours et dépendances correspond à un petit village agricole. Lu sur le document, plans de 1824
Les cartes antérieures situent déjà le lieu sans le détailler : Cassini y porte le nom « la Lande » dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, et la carte de Belleyme, planche 22, fait de même. La minute d'état-major (fin XVIIIe-XIXe s.) montre un groupe de maisons, sans que son millésime local exact soit déterminé. Lu sur le document pour nom et signe ; datation des levés en source secondaire
Les photographies aériennes IGN de la couche 1950-1965 montrent encore trois groupes bâtis dans le noyau ancien ; la photographie aérienne contemporaine (orthophotographie) conserve le chemin et plusieurs implantations anciennes, avec de grandes toitures agricoles au sud et un bâti occidental élargi. Les données cadastrales de 2026 comptent quinze constructions en dur et cinq légères dans les deux périmètres Est/Ouest ; la BD TOPO donne vingt et un objets bâtiment pour environ 2 868 m² d'emprise — des écarts de segmentation, pas autant de maisons distinctes. Lu sur le document ; IGN, données du 23 septembre 2026
Pour les listes explicitement localisées, Lalande passe de vingt-trois habitants en 1846 à dix en 1856, puis oscille entre dix et treize jusqu'en 1901 ; les campagnes de 1926, 1931 et 1936 en comptent neuf, celle de 1946 huit. Ce sont des effectifs présents à des dates de recensement, non un registre des départs : ils ne mesurent pas seuls l'émigration, la mortalité ni l'effet d'une guerre. D'après les documents et un relevé des registres, dix-sept campagnes
| Année | Maisons | Ménages | Habitants | Cote, vues |
|---|---|---|---|---|
| 1846 | 6 | 6 | 23 | 6 MI 34, p.14-15 |
| 1851 | 5 | 5 | 18 | 6 MI 56, p11-p12 |
| 1856 | 3 | 3 | 10 | 6 MI 72, p09L-p09R |
| 1866 | 4 | 4 | 10 | 6 MI 96, p09D |
| 1881 | 3 | 3 | 11 | 6 MI 131, p07D |
| 1891 | 3 | 3 | 13 | 6 MI 150, p08 |
| 1901 | 3 | 3 | 11 | 6 MI 161, p06-p07 |
| 1926 | 3 | 3 | 9 | 6 M 378, p05G |
| 1936 | 3 | 3 | 9 | 6 M 422, p04G |
| 1946 | 3 | 3 | 8 | 106 W 71, p05G |
| 1951 discordant | 3 | 3 | 10 | 106 W 71, p04 ; se réclame de 1946 |
Le tableau ci-dessus est un extrait des dix-sept campagnes consultées ; les années intermédiaires figurent dans l'annexe des ménages. La liste de 1836 ne nomme aucun village : le total de vingt-trois personnes qui lui est associé résulte d'un rattachement hypothétique de sept ménages, à ne jamais présenter comme un chiffre assuré. Les images de 1886 et 1911 portent la mention « commune manquante dans le registre » ; 1896 et 1906 ne figurent pas dans les documents exploités. 1836 : rattachement hypothétique
Une présentation officielle de producteurs, publiée dans le bulletin municipal de janvier 2021, situe à Lalande une exploitation associant élevage bovin et broutards, châtaignes et truffes biologiques, vente directe. Ce document atteste une activité annoncée en 2021 ; il ne suffit pas à certifier son périmètre actuel, et les noms des particuliers qu'il cite ne sont pas reproduits ici. Attestation datée, non actualisée
Le RPG 2024 (registre parcellaire graphique des cultures) classe environ 10,3 ha agricoles dans les deux lieux-dits cadastraux, dont 5,8 ha de prairie permanente, 3 ha de cultures pérennes à forte biomasse, 0,9 ha de châtaigniers et 0,4 ha de verger. Le PLUi-H de 2024 (plan local d'urbanisme intercommunal) répartit les deux périmètres principalement entre espaces agricoles (≈ 15 ha) et naturels (≈ 8 ha). Aucun bâtiment noble, site archéologique ou souterrain de Lalande n'est identifié avec certitude dans les pièces examinées. RPG 2024, PLUi-H 2024, données du 23 septembre 2026
Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés pour toutes les mentions de Lalande jusqu'à leur terme ; ce qui manque tient dans les cotes notariales et cadastrales qui transformeraient cette histoire familiale en histoire de propriétés. Quatre contrats de mariage identifiés par leur seule mention dans l'état civil restent à consulter en minute.
État de sections et matrice de 1826 : nature, propriétaire et surface des parcelles bâties et cours d'A2 et B1, notamment B109.
Labat, minutes 1856-1857 : contrat Antoine Bizat–Marie Chavanel, 14 juillet 1857, à Beauregard.
Marty, minutes 1869 : contrat Jean Bos–Marguerite Clément, 28 décembre 1869, à Vergt.
Durand, minutes 1887-1888 : contrat Jean Bourg–Anne Bos, 18 novembre 1887, à Montagnac-la-Crempse.
Larobertie, minutes 1889 : contrat Barthélemy Bernardie–Jeanne Bos, 12 mai 1889, à Sainte-Alvère.
Matrices des propriétés bâties (1882, 1910-1955) et non bâties (1914-1955) : distinguer les deux branches Bos et la maison Bizat ; mutations Bernardie–Faure du XXe siècle.
Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791 ; partages 1751-1790 : chercher Bizat et Lalande dans baux, contrats et partages.
Entretien de Maurice Gay, 26 avril 2012 : écouter l'enregistrement complet avant d'utiliser le souvenir du bélier hydraulique de 1931, dont la localisation à Lalande n'est pas établie.