Dossier d'archives · Dordogne
À l’ouest du bourg, une cour de bâtiments et une seconde maison gardent la disposition dessinée en 1824. Les registres ouvrent une histoire plus ancienne : en 1669, Marguerite Perrot se marie, habitante du « village des girals » ; viennent ensuite les métayers, les médecins et l’avocat Paul Lajugie. Quatre générations de sa famille se retrouvent au Girard jusqu’en 1911, tandis que les Maury et leurs gendres font vivre la métairie. Les actes permettent de suivre ces vies avec précision ; les terres ont encore leurs secrets.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Le Girard se découvre à l’ouest du bourg de Saint-Félix-de-Villadeix. Le groupe principal dessine une cour allongée ; un second ensemble se tient au sud-est, aujourd’hui davantage entouré d’arbres. Cette disposition est déjà celle du plan cadastral de 1824. Le point donné en tête de page situe le lieu-dit : il ne désigne ni le centre exact de la cour ni une entrée de propriété. (Point de repère du lieu-dit ; AD24, 3 P 3 4626, E2 ; orthophotographie IGN (photo aérienne) ci-dessous.)Plans et images
Le nom cadastral LE GIRARD couvre 36,80 hectares et 33 parcelles de section E, dans les données extraites le 23 septembre 2026. Ce périmètre (celui du nom de lieu) peut réunir plusieurs propriétés. L’altitude indiquée ici, environ 155 à 159 mètres au sol autour du groupe principal, provient des attributs altimétriques de la BD TOPO ; ces valeurs interpolées restent un repère géographique, avec une précision annoncée de 2,5 mètres pour les bâtiments concernés. (Cadastre Etalab ; IGN BD TOPO V3, objets BATIMENT0000000295953950, 3954 et 3957, export local.)Données géographiques
Les archives parlent tour à tour d’un village, d’une métairie (ferme exploitée par un métayer, qui partage les récoltes avec le propriétaire) ou borie (autre mot pour une exploitation agricole), et d’une maison. Ces mots peuvent coexister. À la fin du XVIIIe siècle, les actes situent les Gaumard et les Vallade à la borie ou à la métairie, tandis que Pierre Gontier meurt « dans sa maison du girard ». Aucun document consulté ne qualifie ce lieu de repaire noble ou de fief autonome. (5 E 409/3, v436, v476, v539 et v546.)Lu sur l’original
Aucune mention médiévale ou du XVIe siècle propre au Girard n’est établie dans les sources rassemblées. Le nom pourrait venir d’un nom de personne Girard ou Girart, mais cette explication vraisemblable ne permet de nommer ni un fondateur ni une famille originelle. Les autres Giral et Girard du département ne fournissent pas, à eux seuls, des ancêtres à celui-ci. (Parallèle linguistique de J.-C. Dugros, chronique du 23 décembre 2023.)Origine probable
Les étiquettes indiquent ce qui a été lu sur l’original et ce qui n’est pas confirmé sur l’acte. Les hypothèses restent signalées ; [?] marque une lecture incertaine. Une date de sépulture n’est pas automatiquement celle du décès.
La première rencontre reste hésitante : le 31 juillet 1668, une marraine, Jeanne[?] Lambert, paraît venir « del girals[?] ». L’écriture est très effacée ; une première lecture proposait « del Girald[?] » ; la finale en s est préférée. Cette mention est probable. La première attestation sûre se trouve un an plus tard, dans un mariage. (AD24, 5 E 409/1, v032, baptême du dernier jour de juillet.)1668 : probable
Le 18 août 1669, Marguerite Perrot, dix-huit ans, fille de Pierre Perrot dit Peler[?], épouse Jamme Chauvrou[?], laboureur (paysan qui cultive la terre) de vingt-deux ans venu de la paroisse (ancienne commune religieuse) de Clermont. Elle habite le « village des girals ». Son oncle Gillies Perrot, laboureur aux Pigats, assiste au mariage ; Pierre Larsade, de La Blénie, est cousin germain du marié. Jacques Vallade, de Clermont, et Antoine Lacheze, syndic fabricien de l’église, habitant Cavigne, complètent les témoins. Les premiers habitants connus du Girard entrent ainsi dans l’histoire avec leurs parents et leurs voisins. (5 E 409/1, v080 G.)Lu sur l’original
En décembre, Jeanne Pirot, fille de Pierre Pirot, devient marraine d’un enfant des Pigats. Les écritures Perrot et Pirot jalonnent ce voisinage. Le patronyme du mari de Marguerite varie davantage : Chauvron[?], Chaudon[?], puis Chambon. Le 21 février 1672, le baptême de Léonard, né le 6, nomme son père Jammes Chambon, peigneur de chanvre (ouvrier qui prépare les fibres du chanvre), et sa mère Marguerite Perrot. La marraine Jeanne Lambert, femme de Pierre Perrot dit Peler, est représentée par sa fille Jeanne. Le rapprochement avec le couple de 1669 est très probable, mais les variantes ne doivent pas être effacées. (5 E 409/1, v098, 14 et 16 décembre 1669 ; v209 D, 21 février 1672.)Rapprochement probable
Le travail textile apparaît ensuite à plusieurs reprises : Pierre Roumeny[?] est tisserand en 1677, Estienne Lafargue en 1678 et Thirs[?] Lasfergues en 1681. Ces noms voisins ne suffisent pas à reconstituer une seule lignée. Une parenté est cependant explicite en février 1683 : Gabrielle Martin, environ soixante-dix ans, a pour fils Estienne Lasfargues, tisserand, et pour gendre Jean Veneit, laboureur, tous du Girard. Deux jours auparavant, Veneit était cité comme le « maistre » d’un garçon de dix-sept ans mort au village. (5 E 409/1, v411 et v458 ; 5 E 409/2, v024, relevés ; v073 D, 13 et 15 février 1683.)Lu sur l’original
D’autres foyers passent dans les registres : Léonard Roux et Élisabeth Laval dans les années 1670 ; Jean Borie et Peyrone Lafargues[?] en 1682 ; Pierre Gilma[?] et Margueritte Nadal en 1685 ; Arnaud Chassaigne et Catherine Barbeyrol, puis Jean Palaquet et Marie Mauri, en 1695. Leurs actes documentent une présence ponctuelle, sans donner leurs terres ni la durée de leur séjour. (5 E 409/1, v310 et v367 ; 5 E 409/2, v044, v143, v314, v326 et v328.)Non confirmé sur l’acte
Le 25 juillet 1737, le curé baptise Peyronne Birot, née la veille. Ses parents, Jean Birot et Jeane Lafon, sont expressément « metayers au girard ». Le parrain Jean Birot est l’oncle de l’enfant, la marraine Peyronne Lafon sa tante. Le métier du couple et ces parentés sont établis ; le propriétaire et les conditions du bail demeurent inconnus. (AD24, 5 E 409/2, v381.)Lu sur l’original
Le nom Birot revient en 1738, puis en 1745–1746 ; un Jean Birot, mort au Girard à quarante-trois ans, est inhumé en 1749. À partir de 1755, les Desjoux deviennent plus visibles, sous les formes Deious, Deiroy, Dejoux ou Desjou. Léonard, marié à Marie Belvès, et Pierre, marié à Marie Jeammet ou Jammes, ont des enfants au lieu. Le baptême de Catherine en 1762 emploie « metairie des Girards ». Les parrains font apparaître plusieurs générations, sans permettre de déclarer frères tous les hommes du même nom. (5 E 409/2, v389 ; 5 E 409/3, v028, v040, v067, v142, v152, v176, v221–v225 et v246 ; annexe A du dossier.)Non confirmé sur l’acte
Le 13 juillet 1774 est enterré Pierre Desjou, décédé à la « borie des Girards », âgé d’environ quatre-vingt-dix ans. Cet âge suggère une naissance vers 1684 ; il ne dit pas que Pierre serait né au Girard, ni qu’il y aurait vécu depuis l’enfance. (5 E 409/3, v362 G, lecture confirmée.)Lu sur l’original
Les actes de 1780 et 1783 placent les Gaumard–Vallade à la borie ; le père est nommé Léonard dans le premier, François dans le second. Les Vallade apparaissent ensuite à la métairie : Martial naît en juillet 1789 ; Jean, vingt-six ans, meurt en novembre ; une Jeane meurt en 1791, une autre en 1792, année où disparaît aussi le petit Martial. Les deux Jeane ont des âges différents et des actes séparés : elles ne peuvent être fondues en une seule personne. (5 E 409/3, v436, v476, v546, v550, v573 et v589.)Non confirmé sur l’acte
À côté de la borie, les registres font apparaître une maison de notable. Le 24 octobre 1788 est enterré Monsieur Pierre Gontier, quatre-vingt-un ans, décédé « dans sa maison du girard ». Le jour du décès n’est pas donné séparément. Une seconde photographie du feuillet permet de reprendre son titre : il commence par « Sr de Capellonet [?] » (double l et o incertains ; le baptême de 1771 porte « Capelanet »). (AD24, 5 E 409/3, v538–v539, seconde prise v539 G.)Lu sur l’original
Une ancienne lecture donnait « sieur de Lapeyrouse » ; un baptême du 11 octobre 1771 nomme en réalité un Pierre Gontier, sieur de Capelanet, docteur en médecine (« sieur » : titre donné à un notable), parrain de Pierre Lassagne, fils d’André Lassagne et Marthe Gontier, à La Pouleille. L’identité avec le défunt de 1788 est probable, mais l’acte de 1771 ne lui donne aucun domicile au Girard, et le titre de sieur ne démontre pas un statut noble de la maison. (5 E 409/3, v336 et v539.)Identité probable
Le 15 février 1792, une demoiselle Jeane Dubrel, morte elle aussi dans sa maison du Girard, est inhumée en présence notamment de M. Lajugie, curé de Fouleix. Le papier est déchiré avant les mots « huit ans ». L’ancienne présentation d’une enfant de huit ans, fille de Bernard Dubreuil, reposait sur cette fin de phrase mutilée : ni cet âge ni ce père ne sont établis. (5 E 409/3, v585 G.)Lu sur l’original
Le 27 novembre 1797, Paul Lajugie, trente-sept ans, homme de loi demeurant aux Girards, témoigne au mariage de Jeanne Rey et François Lassagne, de La Pouleille. L’épouse a quinze ans ; elle est fille de feu Joseph Rey, médecin, et de Jeane Antiniac[?]. Le mari est fils d’André Lassagne et de Marthe Gontier. Cette alliance rapproche les familles de la maison de Gontier et du foyer Lajugie, mais ne constitue pas une transmission de propriété retrouvée. (AD24, 5 E 409/4, mariage du 7 frimaire an VI, mariages an V-an VI, vue 12 G.)Lu sur l’original
Paul est lui-même marié à une autre Jeanne Rey. Il déclare le 17 janvier 1800 la naissance de leur fille Jeane au Girard. Le témoin François Lajugie, ministre du culte catholique à La Peyrouse, est explicitement dit beau-frère de la mère lors du décès de celle-ci, le 30 août 1802. Leur fils Félix, sept ans, meurt ici le 7 mai 1803. Les deux Jeanne Rey paraissent être sœurs : leurs parents concordent, mais aucun des actes examinés ne formule expressément cette relation. (5 E 409/4, naissances an VIII, vue 5 G, décès an X, vue 19 D et décès an XI, vue 11.)Sœurs probables
Le 23 juillet 1815, Jeanne Constance Lajugie, dix-huit ans, épouse Pierre Roux, propriétaire de trente-quatre ans, fils de Jacques Roux du Bosq, docteur en médecine à Pujols, dans le Villeneuvois. Paul est alors avocat et maire de Saint-Félix ; l’adjoint Jean Gontier célèbre le mariage, le père de la mariée se récusant. Jeanne Constance, née vers 1797, est distincte de la Jeane née en 1800. (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 10 D–11 G.)Lu sur l’original
Pierre Roux est domicilié au Girard dès les actes de l’été 1815. Qualifié d’ancien officier de marine, il y a deux filles prénommées Jeanne, nées le 8 juin 1816 et le 23 septembre 1817. Dans le second acte, Paul Lajugie, cinquante-six ans, est l’« aïeul » de l’enfant et habite au même lieu. Ce double prénom interdit d’assigner arbitrairement l’une de ces naissances à Jeanne Louise, future épouse Fabre. (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 11 et v13, naissances, mariages, décès 1816, vue 13, relevés ; naissances, mariages, décès 1817, vue 15 G, acte 28.)Lu sur l’original
En 1827, le mariage de Marguerite Lambert la dit servante de Paul Lajugie. Celui-ci meurt au Girard le 2 octobre 1840, à quatre-vingts ans, veuf de Jeanne Rey, né à Millac-le-Sec, canton de Carlux. Jean Lambert et Jacques Mauri, cultivateurs voisins, déclarent le décès : les hommes de la métairie côtoient ceux de la maison. Les actes ne donnent pas encore la date ni les modalités de l’installation foncière de l’avocat. (5 E 409/7, naissances, mariages, décès 1827, vue 4 ; 5 E 409/8, décès 1840, vue 5 D, acte 7.)Lu sur l’original
La carte de Belleyme place « Girard » à l’ouest de Saint-Félix, entre le bourg et les noms de Rabard et Pigat. Son petit dessin d’habitation situe le lieu ; il n’établit pas l’existence d’un château ou d’une seigneurie. (Belleyme, planche 22, fin du XVIIIe siècle ; exemplaire numérisé de la bibliothèque universitaire de Bordeaux, équivalent AD24, 1 Fi Dordogne 13/22.)Lu sur l’image
Le cadastre de 1824 permet une lecture beaucoup plus précise. La feuille E2, 3 P 3 4626, porte « Le Girard ». Autour de la cour numérotée 644, quatre masses carmin sont dessinées : un long corps à l’est, avec retour au sud, deux corps à l’ouest et au nord-ouest, un petit au nord. Un cinquième petit carré se tient à la bordure sud de la parcelle 643. Lu sur l’original
Au sud-est, deux autres bâtiments encadrent l’espace 637, entre les parcelles 636 et 638. Un chemin arrive du nord-est ; un tracé pointillé rejoint la cour principale. On compte donc sept emprises, sans pouvoir en déduire sept maisons. Le tableau d’assemblage, moins détaillé, écrit « Legirard » et schématise six emprises. (E2, lu sur l’original ; tableau d’assemblage 3 P 3 4616.)Plan détaillé
Le plan dessine des formes, pas des usages : aucun texte dans cet extrait ne permet de nommer le petit carré pigeonnier, four ou puits. L’affectation du second groupe à la métairie reste une hypothèse raisonnable, à confronter à l’état de sections. De même, la permanence des emplacements jusqu’aux photographies récentes ne date pas tous les murs actuels de 1824. (E2 et comparaison des images ; état de sections à consulter : 63 P 1716.)Fonctions à préciser
Dans les premières années de l’état civil, le Girard accueille les foyers Dumonteil–Voussed, Guinot–Rey et Rebeyrole–Gueyneau. Les actes des enfants Rebeyrole comportent des dates et des âges discordants : rien ne permet de faire de Reymond et Jeanne des jumeaux. Puis Henry ou Henri Besse, laboureur à la métairie en 1803, y est expressément métayer en 1805–1807. Ses proches relient le lieu à La Peyrouse et à La Pouleille ; David Parfait, son gendre, est signalé dans ce dernier village en 1809. (AD24, 5 E 409/4, mariages an II, vue 3, naissances an II, vue 28, actes des ans III à VI ; décès an XI, vue 11 ; 5 E 409/5, actes 1805–1810 détaillés en annexe A.)Non confirmé sur l’acte
Henri Besse est encore mentionné au Girard en août 1810 ; Jean Peytou, métayer, l’est en octobre. Aucun bail n’a été retrouvé pour dater plus précisément ce changement. Jean, avec sa femme Catherine Lafaye ou Lafage, y constitue un foyer durable. Sa fille Anne épouse Jean Gontier en 1815 ; l’année suivante, Jean Peytou est dit grand-père d’une enfant Gontier. (5 E 409/5, actes d’août et octobre 1810 ; 5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1815, vue 2 et naissances, mariages, décès 1816, vue 9.)Non confirmé sur l’acte
Le 11 janvier 1816, Félix Peytou, fils de Jean, se marie. Né à Lamonzie-Montastruc en 1787, il est un ancien soldat du 47e régiment de ligne. L’épouse est appelée Jeanne Roussely dans le mariage, Marthe dans plusieurs actes ultérieurs ; les parents Élie Roussely et Marthe Petit concordent, mais les lieux de naissance varient. L’acte de décès de 1836 porte même une approbation du prénom « Marthe » surchargé. Ces discordances restent visibles dans l’histoire du couple. (5 E 409/6, naissances, mariages, décès 1816, vue 2 D ; 5 E 409/8, décès 1836, vue 4.)Lu sur l’original
En avril 1833, trois actes se succèdent : Marguerite Peytou, six ans, le 6 ; Marthe, trois ans, le 10 ; Éli, quatorze ans, le 16. Tous sont enfants de Félix Peytou et Marthe Roussely, au Girard. La lecture ancienne « quatre ans » pour Éli était fausse. Son âge corrigé rend probable l’identification avec Élie, né ici le 1er décembre 1819, qui aurait treize ans et quatre mois. (5 E 409/8, décès 1833, vue 4 D, acte 8, et v06 G/D, actes 10 et 12.)Lecture corrigée
En 1836, une autre petite Marthe meurt à deux jours, le 30 avril ; Marthe Roussely, épouse de Félix, meurt le 14 mai. Le registre ne donne pas davantage de cause. Une fille aînée, Marthe Peytou, née le 28 janvier 1817, survit : elle épouse Jean Besse en septembre 1845. Son père habite alors Cavigne ; il meurt à Larufie en 1855. Jean Besse déclare ce dernier décès comme « gendre », ce qui fixe l’identité de Félix malgré un âge erroné de dix ans. (5 E 409/8, décès 1836, vue 4 ; 5 E 409/9, mariage du 10 septembre 1845, acte 5, mariages 1845, vue 8 ; 5 E 409/10, décès 1855, vue 3 G, acte 7.)Lu sur l’original
Les actes retrouvent aussi au Girard les Lafaye–Javerzac entre 1837 et 1839 : naissance de Pierre, décès du petit Marc, puis naissance d’un autre Marc. Le père est appelé Élie, puis Louis. La suite du couple paraît probable, mais aucun lien de parenté ou de location avec les Peytou n’est établi. (5 E 409/8, naissances 1837, vue 6, décès 1837, vue 10 et naissances 1839, vue 3.)Non confirmé sur l’acte
Le foyer Mauri ou Maury est sûrement présent au Girard en 1841. On a proposé de l’y reconnaître dès 1836, mais cette liste ne nomme pas les lieux : cinq personnes ne sauraient donc devenir un total certain du Girard. En février 1841, le mariage de Jean Mauri et Antoinette Malaure donne encore le chef-lieu pour domicile de l’époux. Le recensement de la même année range ensuite le ménage sous « Gerard (hameau) ». (AD24, 6 MI 12, p06 D ; 5 E 409/8, mariages 1841, vue 2 D, acte 2 ; 6 MI 22, p10 D.)Lu sur l’original
François Mauri, le père, meurt au Girard le 5 décembre 1844 ; Jean et Jacques, ses fils, déclarent le décès. En 1851, Jean est explicitement métayer. Antoinette Malaure et lui ont plusieurs filles dont les prénoms se répètent. Les mariages permettent de distinguer ce que les listes d’habitants brouillent parfois. (5 E 409/9, décès de François Mauri en 1844 ; 6 MI 56, vues p08–p09.)Lu sur l’original
| Naissance | Fille et alliance | Référence et degré de preuve |
|---|---|---|
| 1842 | Marie épouse Jean Dumerchat le 1er septembre 1859. Leur ménage est joint aux Mauri dans les listes suivantes. | 5 E 409/10, mariages 1859, vue 6 G, acte 6 . |
| 1845 | Catherine épouse Antoine Gauthier, du Cirier, le 29 août 1865. | 5 E 409/11, mariages 1865, vue 5 . |
| 1848 | Françoise épouse Jean Marcou, de La Pouleille, le 9 mai 1876. En 1877, leur fille naît au Girard, les parents habitant Cavigne. | 5 E 409/12, mariages 1876, vue 4 et naissance de février 1877 ; non confirmé sur l’acte. |
| 1850 | Françoise épouse Antoine Chadourne, de Lavernelle, le 14 octobre 1872. | 5 E 409/11, mariages 1872, vue 5, acte 5 ; lu sur l’original. |
| 1853 | Françoise serait la fille de trente-sept ans recensée auprès d’Antoinette Malaure en 1891. | Naissance de 1853 ; 6 MI 150, p08 G. Identification probable. |
Antoine Chadourne devient le chef du ménage d’exploitation. Il est métayer dans les listes de 1881 et 1891, et garde auprès de lui sa belle-mère et un neveu Dumerchat. Jean Mauri meurt le 13 avril 1879 ; Antoinette Malaure le 5 décembre 1891. Le maintien familial au lieu est donc assuré par des alliances, sans preuve d’une acquisition des terres par les métayers. (5 E 409/12, décès 1879, vue 3 G, acte 6 ; 5 E 409/13, décès de décembre 1891 ; 6 MI 131, p08 D ; 6 MI 150, p08 G.)Lu sur l’original
Françoise, épouse Chadourne, est morte le 22 février 1890. L’acte écrit bien « Antoine Chadourne » : « Chaumon » était une mauvaise lecture. La Françoise inscrite en 1891 après Antoinette Malaure est une autre fille de cette dernière ; elle ne doit pas être confondue avec l’épouse décédée. (5 E 409/13, décès 1890, vue 2 D, acte 4 ; 6 MI 150, p08 G.)Lecture corrigée
Les Lambert forment l’autre ménage agricole des listes de 1841 et 1846. Leur fille Marie, née au Girard en août 1846, épouse Pierre Texier en 1874 et meurt à La Pouleille en 1917. Deux décès de 1835 donnent d’autres figures du lieu : Jean Lambert, ancien militaire en retraite, et Marie Lambert, vingt-quatre ans, cuisinière, fille du forgeron de La Pouleille. Leur patronyme commun ne suffit pas à leur attribuer une parenté. (6 MI 22, p10 D ; 6 MI 34, p03 D–p04 G ; 5 E 409/8, décès des 15 mai et 30 octobre 1835 ; /9, naissance 1846 ; /12, mariage 1874 ; /16, décès 1917.)Non confirmé sur l’acte
La maison connaît une présence moins bien expliquée en 1851 : Ferréol[?] Cuinat, médecin de cinquante-trois ans, est recensé avec Marie Mirabel, leur fille et deux domestiques. Ces cinq personnes sont bien dans la rubrique du Girard ; aucun acte consulté ne démontre un achat de Cuinat ni une parenté avec les Roux. (AD24, 6 MI 56, vues p08–p09.)Lu sur l’original
En 1876, Constance Lajugie, veuve Roux, soixante-dix-neuf ans, vit ici avec une servante. Elle meurt au Girard le 1er décembre 1878, à quatre-vingt-un ans, qualifiée de propriétaire. Son gendre, Jacques Alexandre Fabre, docteur en médecine domicilié à Villeneuve-sur-Lot, vient déclarer le décès. La liste de 1876 disait Constance née dans la commune ; l’acte de 1878 la fait naître au Bugue. Le lieu de naissance reste discordant. (6 MI 118, p06 D ; 5 E 409/12, acte 10 du 2 décembre 1878, décès 1878, vue 7 D–9 G.)Lu sur l’original
En 1881, le ménage Fabre est au Girard : le médecin, son épouse Jeanne Louise Roux du Bosq, leur fille Jeanne Marie Fabre, épouse de Bernède, une cuisinière, une jeune bergère et un domestique cultivateur. Jacques Alexandre meurt ici le 23 mai 1885, à soixante-dix-sept ans. Jeanne Louise, propriétaire, lui survit jusqu’au 30 avril 1891. Son décès confirme qu’elle est fille de Pierre Roux du Bosc et de Constance Lajugie. (6 MI 131, p08 D ; 5 E 409/13, décès 1885 ; décès 1891, vue 3, acte 6.)Filiation établie
Jeanne Marie Fabre est propriétaire exploitante dans la liste de 1901. Elle meurt au Girard le 15 avril 1911. L’acte donne sa naissance : le 13 février 1844 à Villeneuve-sur-Lot ; elle a donc soixante-sept ans. Les « soixante-seize ans » de la phrase suivante sont ceux de son mari, dont le nom est écrit Gignouse de Bernède. Joseph Aubard, domestique chez elle, déclare le décès. (6 MI 161, p07 ; 5 E 409/15, décès 1911, vue 3 G, acte 4.)Lu sur l’original
La parenté se suit désormais sur quatre générations : Paul Lajugie ; sa fille Jeanne Constance, épouse Roux ; sa petite-fille Jeanne Louise, épouse Fabre ; son arrière-petite-fille Jeanne Marie, épouse de Bernède. Les actes cités établissent cette filiation. Une transmission familiale du domaine est vraisemblable, mais il reste à retrouver successions, partages et mutations pour dire quelles parcelles ont effectivement passé d’une génération à l’autre.Transmission à établir
Le plus haut effectif des listes disponibles est celui de 1876 : dix-sept personnes, quatre ménages, trois maisons. La première maison abrite deux ménages distincts, Constance Lajugie et sa servante, puis Germaine Dupeyron seule. La deuxième reçoit les Claveille et leur gendre Dévaux ; la troisième, les Maury, Dumerchat et Chadourne. Ce comptage distingue les habitants, les ménages et les maisons numérotées par le recenseur. (AD24, 6 MI 118, vue p06 D, lignes 12–28.)Lu sur l’original
Les désaccords avec les récapitulatifs sont signalés. Les barres représentent les personnes de la liste, sans faire des lacunes des années de dépeuplement. Sur petit écran, le tableau se lit en défilement horizontal.
| Année | Maisons · ménages | Personnes | Foyers et métiers | Source et réserve |
|---|---|---|---|---|
| 1836 | ? · ? | ? | Un foyer François Mauri de cinq personnes est rapproché du lieu. | 6 MI 12, p06 D. Aucun nom de hameau : localisation probable seulement. |
| 1841 | ? · 2 | 8 | Lambert (2) et Mauri (6), cultivateurs. | 6 MI 22, p10 D ; rubrique « Gerard (hameau) ». |
| 1846 | 2 · 2 | 10 | Lambert (3) ; Mauri–Malaure (7), enfants, frère et sœurs. | 6 MI 34, p03 D–p04 G, pages 5–6. |
| 1851 | 2 · 2 | 14 | Jean Mauri, métayer, et son ménage (9) ; Cuinat, médecin, famille et domestiques (5). | 6 MI 56, p08–p09. 14 listés, 13 au récapitulatif. |
| 1856 | 2 · 2 | 15 | Mauri–Malaure (9) ; Gauville–Domenge (6). | 6 MI 72, p05 G/D. 15 listés, récapitulatif corrigé en 14. |
| 1861 | 2 · 2 | 13 | Mauri–Dumerchat (9) ; Gonart–Lacombe (4). | 6 MI 85, p01 D–p02 G. |
| 1866 | 2 · 2 | 13 | Mauri–Dumerchat (9) ; Gonard–Lacombe (4). | 6 MI 96, p02 D–p03 G. |
| 1872 | 3 · 3 | 15 | Mauri–Dumerchat (8) ; Germaine Dupeyron (1) ; Lagarde (6). | 6 MI 106, p07 D. |
| 1876 | 3 · 4 | 17 | Constance Lajugie et sa servante (2) ; Dupeyron (1) ; Claveille–Dévaux (5) ; Maury–Chadourne–Dumerchat (9). | 6 MI 118, p06 D, lignes 12–28. Lu sur l’original. |
| 1881 | 2 · 2 | 14 | Fabre, médecin propriétaire, et son ménage (6) ; Chadourne, métayer, et les siens (8). | 6 MI 131, p08 D. |
| 1891 | 2 · 2 | 13 | Louise Roux, veuve Fabre, famille et employés (6) ; Chadourne, veuf, enfants et parents (7). | 6 MI 150, p08 G. La fille Fabre est appelée « Blanche » dans cette liste. |
| 1901 | 3 · 3 | 8 | Jeanne Fabre, propriétaire exploitante, et sa servante (2) ; Naboulet (3) ; François Marcou–Marie Chaverou (3). | 6 MI 161, p07. Ce Marcou n’est pas Jean, époux de Françoise Maury. |
| 1921 | 2 · 2 | 7 | Delespinasse, fermier, et son ménage (4) ; Aubard, domestiques agricoles, et leur fille (3). | 6 M 358, p01 D. Lu sur l’original. |
| 1926 | ? · ? | ? | Aucune rubrique du Girard. | 6 M 378. Population indéterminée ; aucune vacance démontrée. |
| 1931 | 2 · 2 | 8 | Demaison (4) ; Grzelak et leurs proches, Polonais (4). | 6 M 402, p04 D. Employeur des Grzelak non renseigné. |
| 1936 | 1 · 1 | 6 | Demaison, aviculteur, son épouse, deux enfants et un couple de domestiques cultivateurs. | 6 M 422, p06 G. |
| 1946 | 1 ou 2 · 1 | 6 / 8 | Froidevaux : six personnes non rayées ; deux prisonniers de guerre allemands inscrits puis rayés. | 106 W 71, p03 G et p07 G. Une maison dans la liste, deux au récapitulatif ; celui-ci conserve huit individus. |
Les listes de 1886 et 1911 présentent une commune manquante dans les fiches numérisées ; 1896 et 1906 ne sont pas cataloguées dans la série rassemblée. Aucun effectif n’est interpolé pour ces années. Dix-sept habitants en 1876 constituent donc le maximum observé, sans prétendre donner le maximum absolu de l’histoire du lieu. (Inventaire communal des recensements, repris du dossier.)Série lacunaire
Joseph Aubard, originaire du Rabard, épouse en 1902 Rosalie Libersac, servante au Girard. Leur fils Paul naît au Rabard en 1904, alors que les parents habitent le Girard ; il meurt ici le 27 mai 1919, à quatorze ans. Joseph était déjà domestique de Jeanne Marie Fabre au décès de celle-ci, en 1911. Le ménage demeure au Girard dans la liste de 1921. (AD24, 5 E 409/14, mariage du 22 août 1902 ; /15, naissance de juin 1904 et 5 E 409/15, décès 1911, vue 3 ; /16, 5 E 409/16, décès 1919, vue 4, acte 9 ; 6 M 358, p01 D.)Lu sur l’original
Le nouveau chef d’exploitation recensé en 1921 est Georges Henri Delespinasse, né en 1885 à Bergerac : fermier, patron. Il vit avec son épouse Geneviève, une belle-sœur et une domestique. Les Aubard forment un second ménage de trois personnes, Joseph et Rosalie étant domestiques agricoles employés par Delespinasse. Les deux foyers réunissent sept habitants. (6 M 358, p01 D, page 3 de la liste.)Lu sur l’original
Sa fiche militaire donne un parcours beaucoup plus large que la seule Dordogne : Bruxelles, Paris, puis Castor et Red Deer, en Alberta, en 1911. Elle le retrouve à Bergerac en mars 1919 et enregistre une adresse à Saint-Félix-de-Villadeix le 26 août 1921, puis à Sigoulès le 8 octobre 1924. Ces dates sont celles de déclarations d’adresse ; elles ne fixent pas à elles seules l’entrée et la sortie du bail du Girard. (AD24, recrutement de Bergerac, classe 1905, matricule 895 ; volume R non identifié dans les métadonnées du dossier.)Lu sur l’original
Le 30 août 1922, une petite annonce de L’Écho d’Alger propose les services d’Henri de Lespinasse, au Girard, qui cherche une gérance de propriété. L’identité avec le fermier est très probable. La publication dans un journal algérois ne suffit pas à lui attribuer un départ pour l’Algérie. (L’Écho d’Alger, 30 août 1922, p. 3.)Identité probable
En 1926, les Aubard sont très probablement à Lafarguette : le chef et leur fille concordent, mais la liste donne à l’épouse un autre prénom. Quant au Girard, son nom manque dans le recensement et son récapitulatif. Ce silence ne prouve ni une maison vide ni une vente du domaine à cette date. (6 M 378, p04 D pour les Aubard ; liste entière de l’année lue.)Limites du relevé
C’est un accident de circulation qui livre la nouvelle mention de propriété. Le 29 octobre 1929, Bernard Demaison, cinquante ans, roule d’Auch vers Lannemezan ; son automobile rencontre un attelage au carrefour de Carolle. Le journal le dit « propriétaire au Girard », dans une commune qu’il écrit « Saint-Félix-de-Villadoux ». Cette qualification situe Demaison ici dès 1929, mais ne donne ni la date ni l’étendue de son acquisition. (La Croix des Hautes-Pyrénées, 10 novembre 1929, p. 3.)Lu sur l’original
En 1931, deux ménages, huit personnes, sont recensés au Girard. Bernard Demaison, son épouse Germaine et leurs deux enfants occupent le premier. Le second réunit François et Anna Grzelak, leur enfant et un beau-frère : tous quatre sont de nationalité polonaise. Les adultes sont cultivateurs, mais la colonne de l’employeur est vide ; leur rapport contractuel avec Demaison demeure inconnu. Les enfants de cette période récente ne sont pas nommés ici. (AD24, 6 M 402, p04 D.)Lu sur l’original
En 1936, Bernard Demaison, né en 1879 à Excideuil, est précisément aviculteur, patron. Le ménage compte six personnes, dont un couple de domestiques cultivateurs, Jean et Antoinette Pasquet[?], explicitement employés par lui. Les Grzelak ne figurent plus dans cette rubrique. C’est la première spécialisation agricole explicitement relevée au Girard dans cette série. (6 M 422, p06 G.)Lu sur l’original
Un article de 1935 mentionne un maire « M. Demaison », sans prénom. D’autres Demaison habitent la commune : le dossier n’identifie donc pas automatiquement ce maire au propriétaire du Girard. (Le Progrès de Bergerac, 8 juin 1935, p. 2, relevé de presse ; 6 M 378, ménage Demaison au Cirier.)Identité non établie
Le Girard est ensuite occupé par le ménage agricole Froidevaux. La liste de 1946 porte huit inscriptions : le couple, deux jeunes enfants, un frère, une domestique et deux prisonniers de guerre allemands. Les deux dernières lignes sont barrées ; il reste donc six personnes non rayées. Les professions des prisonniers sont mineur et menuisier : mineur désigne ici le métier. Le registre ne donne ni la durée de leur présence ni les conditions de leur emploi. (AD24, 106 W 71, p03 G, lignes 1–8 ; personnes récentes anonymisées.)Lu sur l’original
La liste nominative numérote une maison et garde six personnes après les deux radiations ; le récapitulatif donne deux maisons, un ménage et huit individus. Une fiche du 15 février 1951 indique deux maisons, deux ménages et onze habitants, tout en citant des chiffres « d’après le recensement de mars 1946 ». Ces trois documents ne s’accordent pas, et la fiche de 1951 n’est pas un recensement de cette année-là. (106 W 71, vues p03 G, p07 G et p04 ; date de la fiche lue en pied de l’original.)Chiffres discordants
Sur la couche aérienne historique 1950–1965, le groupe principal et la maison du sud-est se détachent dans les parcelles ouvertes. Au sud-est du logis apparaît un enclos géométrique compartimenté, entouré d’arbres et de limites nettes. Dans la couche 1965–1980, ce compartimentage est fortement effacé ; les abords sont plus ouverts, mais les deux noyaux bâtis restent reconnaissables. (IGN, couches ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS.1950-1965 et .1965-1980.)Lu sur les images
La vue en couleur reproduite au début de cette page montre des bois plus étendus vers le sud et l’est, un second groupe davantage pris dans les arbres et des aménagements paysagers géométriques près du logis. Cette comparaison raconte une continuité d’implantation et des transformations du paysage ; elle ne garantit pas l’ancienneté de chaque mur. (Orthophotographie IGN extraite en septembre 2026 ; millésime de prise de vue non documenté.)Lu sur l’image
Pour les années suivantes, la chaîne des propriétaires reste incomplète. Un ancien dossier cite le BODACC (bulletin officiel d’annonces légales) du 2 octobre 1970, p. 16588, qui donnerait Jean-Jacques de Butler demeurant à la propriété Le Girard. L’image de cette publication n’a pas été retrouvée parmi les documents consultés : cette adresse reste une piste secondaire. La notice biographique du général situe son décès à Saint-Félix-de-Villadeix le 6 août 1984, sans établir à elle seule la maison du décès ni une acquisition du Girard. (Ancien dossier du Girard, rubrique 1970–1984 ; notice biographique et références.)Source secondaire
Dans l’extraction cadastrale de septembre 2026, les 36,80 hectares du toponyme comprennent sept emprises en dur et trois légères. La BD TOPO y compte dix objets bâtis pour environ 1 157 m² au sol. Ces objets de bases distinctes ne sont pas un dénombrement des maisons historiques. Les années 1723 et 2010 associées à certains objets BD TOPO ne constituent pas des inscriptions relevées sur les murs ; la présentation commerciale d’une « chartreuse du XVIIe siècle » ne remplace pas non plus une étude du bâti. (Cadastre Etalab et IGN BD TOPO V3 ; extraction du 23 septembre 2026.)Données datées
Le PLUi-H (plan local d’urbanisme intercommunal) approuvé le 26 novembre 2024, dans l’état consulté, répartit le lieu entre 24,63 ha en zone N et 12,17 ha en zone A. Deux points de repérage patrimonial sont associés aux parcelles E0435 et E0441, sans libellé exploitable dans l’extraction : on ne peut attribuer automatiquement chacun d’eux à un bâtiment déterminé. (Géoportail de l’urbanisme, document DU_200034833, couches de zonage et de prescriptions ; consultation du 23 septembre 2026.)Document consulté
Les données environnementales inscrivent 12,66 ha, environ un tiers du lieu cadastral, dans la ZNIEFF de type I « Coteaux xérothermiques de Sainte-Foy-de-Longas » (zone naturelle d’intérêt écologique). Le registre parcellaire graphique 2024 relève 1,09 ha de prairie permanente déclarée, surface qui ne mesure pas toutes les prairies visibles sur la photographie. Aucune notice Mérimée propre au Girard n’a été identifiée dans l’inventaire du patrimoine consulté. (INPN, ZNIEFF 720012869 ; RPG 2024 ; export POP/Mérimée.)Données datées
Enfin, la SCI LE GIRARD, SIREN 502 549 892, apparaît dans des annonces légales de 2008 et dans l’extraction administrative de septembre 2026 pour une activité de location immobilière. Cela établit une présence juridique à cette adresse, sans donner la propriété de chaque parcelle. Les personnes physiques associées ne sont pas nommées. (BODACC A 2008, n° 86, annonce 641, et n° 153, annonce 1298 : repérages numériques, pages originales non consultées.)Source administrative
La prochaine étape consiste à relier les comptes cadastraux aux ventes, partages, baux et successions. Les références ci-dessous viennent de l’inventaire communal des archives : ce sont des pistes identifiées, non des actes déjà trouvés au nom du Girard. La priorité est de distinguer ce que possédaient les habitants de ce qu’ils occupaient ou exploitaient.À rechercher
État de sections et matrice de 1826. Lire les natures et propriétaires des parcelles anciennes E 636–645, surtout 637 et 644 ; retrouver les comptes Lajugie et Roux, puis les mutations. L’état de sections devrait préciser l’usage des bâtiments, notamment du petit carré.
Matrices du bâti et du non-bâti. Matrice bâtie de 1882 ; non-bâti 1914–1955, folios 1–400 puis 401–475 ; bâti 1910–1955. Suivre les Fabre, la succession de 1911, les années Demaison et Froidevaux, sans confondre propriétaire et fermier.
Successions et mutations de Lalinde ; hypothèques de Bergerac. Partir des décès de Paul Lajugie (2 octobre 1840), Constance (1er décembre 1878), Jacques Alexandre Fabre (23 mai 1885), Jeanne Louise (30 avril 1891) et Jeanne Marie (15 avril 1911), pour identifier les actes et leurs notaires.
Répertoires notariaux. Bézenac/Eymeric, an XIV–1822, et Saint-Maurice, an VIII–an XIII : chercher autour du mariage Roux–Lajugie du 23 juillet 1815, des baux Besse et Peytou, et de l’installation foncière de Paul Lajugie.
Fonds Gontier. Notariat 1678–1699 et pièces familiales 1635–1709 : identifier la branche de Pierre Gontier et l’origine de sa maison. Le patronyme du fonds ne garantit pas qu’un acte concerne le Girard.
Minutes Perrot, François Gontier, Bézenac/Eymeric. Chercher les baux de métairie, une acquisition ou succession Gontier autour de 1788, puis le passage aux Rey–Lajugie. Relever aussi Capelanet et Rey-Lajarthe.
Pour remonter avant 1668. Biens des Pons de Saint-Maurice à Saint-Félix, 1402–1651 ; achats et échanges 1631–1690, baux 1658–1694. Chercher Giral, Girals et Girard dans les tenures et les confronts.
Archives communales. Délibérations 1838–1878 et administration 1836–1939 : chemins, travaux et aliénations aux abords du Girard. Les registres municipaux et électoraux de 1935 doivent aussi préciser l’identité du maire Demaison.
Collection de Gourgues. Vérifier dans l’instrument de recherche la piste d’un arpentement de Saint-Félix de 1760, signalé dans l’ancien dossier. Aucun folio propre au Girard n’est encore établi.
La piste Butler. Retrouver le BODACC du 2 octobre 1970, p. 16588, puis les adresses du dossier militaire cité par la notice biographique. Contrôler la mention marginale de l’acte de naissance de Morlhon-le-Haut, 1893, n° 54, et rechercher ensuite un éventuel titre d’acquisition.
Un relevé du bâti, effectué sur place avec l’accord des occupants, permettrait enfin de comparer maçonneries, ouvertures et charpentes au plan de 1824. Les photographies et baux conservés dans les archives privées pourraient éclairer tout particulièrement la période 1911–1970.
Formes écrites du nom : 18 formes du nom du lieu (et, une fois, d’un patronyme servant à identifier une personne) ont été lues sur les images originales. 16 sont confirmées, 2 ont été corrigées : « del girals[?] » en 1668 (au lieu de « Girald[?] ») et « Gignouse de Bernède » en 1911 (au lieu de « Gignoux[?] »). Aucune n’est restée incertaine.