Dossier d'archives · Dordogne
Au pied du coteau du bourg, dans le fond de la vallée de la Louyre, un moulin et sa métairie (petite exploitation agricole) ont vécu côte à côte pendant deux siècles et demi : un meunier y est attesté dès 1668, une longue suite de meuniers et de meunières — Falgueyret, Raymondie, Laval, Mauri, Rougeoir, Calvès, Roussel, Dupuis — s'y succède jusqu'en 1922, dernière mention retrouvée du métier. À côté, des laboureurs (paysans qui travaillent la terre) puis des cultivateurs propriétaires exploitent la métairie du même lieu. Le bief qui détourne la rivière est encore lisible sur le cadastre de 1824 (le plan des parcelles de l'époque) ; le hameau, resté à deux maisons pendant tout le XIXe siècle, porte aujourd'hui des activités agricoles.
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Le noyau ancien se trouve au pied du coteau du bourg, au sud-est de celui-ci, au nord de l'actuelle route de la Vallée. La Louyre traverse la vallée au nord des bâtiments, mais l'eau qui fait tourner le moulin ne vient pas directement de son cours sinueux : un canal distinct l'amène depuis l'est jusqu'au site, particulièrement lisible sur le cadastre de 1824. Le groupe de Caveroussie, de l'autre côté de la route, est un lieu voisin, à ne pas confondre avec Moulin Bessou. Cadastre 1824 · extraits IGN
Les documents désignent tantôt le moulin, tantôt la métairie du moulin, parfois l'ensemble comme un lieu ou un village. Ce n'est pas une déduction tirée après coup de deux maisons voisines : dès le 8 mai 1687, le même acte de baptême nomme un père meunier « au moulin Bessou » et un témoin laboureur « de la métairie du moulin Bessou ». La distinction se retrouve à la fin du XVIIIe siècle et se lit encore dans l'organisation des ménages des recensements du XIXe siècle : un ménage de meunier, un ménage de cultivateur, presque toujours côte à côte.
Aucun titre de maison noble, de repaire ou de « sieur de Bessou » ne se rattache aux documents consultés pour ce lieu. Des nobles de Bessou apparaissent bien dans les inventaires judiciaires de Sarlat, mais ils concernent Carves et Cladech : leur nom ne permet aucun rattachement au moulin de Saint-Félix. Recherches complémentaires, aucun lien trouvé
Bessou apparaît dès la première mention retrouvée, en 1668 : ce n'est donc pas un nom né au cadastre. Les formes Bissou, Bisson, Bessau, Bessous et Besson traduisent des façons d'écrire variables d'un scribe à l'autre ; dans plusieurs écritures, la finale u/n est difficile à distinguer avec certitude — l'état-major porte encore « M.lin Besso[u/n] » sans trancher. On conserve donc ces réserves de lecture plutôt que de fabriquer une évolution régulière du nom, et le passage occasionnel de « moulin » à « métairie » dans une notice n'implique ni changement de nom ni abandon de la meunerie. Formes lues sur les actes et les cartes
L'étymologie reste indéterminée. Robert Geuljans relève bessou parmi les formes limousines rattachées à bes/beç, le bouleau. Mistral distingue le mot désignant le bouleau et bessoun/bessou, « jumeau », également employé comme nom de famille. Ni l'une ni l'autre de ces pistes n'a pu être démontrée pour ce lieu précis : aucune ancienne boulaie, aucun fondateur nommé Bessou, aucune paire de moulins jumeaux n'a été retrouvée dans les sources consultées. La coexistence historique d'un moulin et d'une métairie ne peut pas, à elle seule, servir d'explication au nom du lieu. Hypothèses sur le sens du mot, non démontrées ici
Aucune mention médiévale ou du XVIe siècle attribuable avec sûreté à ce moulin n'a été retrouvée, dans les documents consultés pour cette étude. Le 27 mai 1668, l'installation existe déjà et emploie un meunier domicilié sur place : c'est tout ce que l'on peut affirmer.
La paroisse appartient au cadre territorial de Montclar, mais ce contexte communal ne donne ni le propriétaire de Bessou, ni le seigneur auquel le moulin aurait payé une rente, ni la preuve d'un moulin banal (que les habitants devaient utiliser). L'accensement (concession d'une terre contre redevance) de 1370 établi pour Caveroque ne concerne pas, en l'état des lectures, Moulin Bessou. Aucun acte de fondation, reconnaissance féodale, bail ou règlement d'eau ancien propre à Bessou n'a été retrouvé dans les documents consultés.
Alexis de Gourgues cite en 1873 un acte de 1728, avec la référence abrégée « Not. de M. », renvoyant aux registres du notaire de Mouleydier dont il possédait cinq volumes. Il ne reproduit cependant ni l'acte, ni son objet, ni ses parties ; son entrée de 1873 qualifie le lieu de métairie, ce qui ne prouve pas que le document de 1728 employait déjà ce mot. Le registre paroissial de 1668 recule donc de soixante ans la première attestation aujourd'hui connue, par rapport à la date citée par le dictionnaire. Acte de 1728 non retrouvé
Le 27 mai 1668, Guilhaume Dumas, âgé d'environ dix-huit ans, natif de Clermont, épouse une jeune femme d'environ vingt-deux ans. L'acte le dit expressément meunier et habitant du moulin Bessou ; la permission du curé de Clermont rappelle son origine extérieure à la paroisse. Le nom de l'épouse est difficile à lire : on lit Marsalle Eymery [?], là où le relevé du registre hésitait sur « Magdalaine Esmerie ». Le prénom reste incertain : l'image disponible, de mauvaise qualité, ne permet pas de trancher. Lu sur l'original · date, qualité et lieu confirmés Nom de l'épouse incertain
Dès les premières années du registre, une parentèle Falgueyret — écrite aussi Falgueyrat, Falqueyret, Falgairet ou Salgueyrat — est fortement représentée au lieu. Il serait erroné d'en faire un seul homme répété : les actes distinguent au contraire des frères, des cousins et des branches alliées. Le 23 avril 1680, la sépulture de Toni Falqueyret, âgé d'environ soixante-douze ans et mort la veille au moulin, cite deux fils portant tous deux le prénom de Léonard, l'un distingué par le surnom « Petit » ; tous deux laboureurs, habitant le même lieu. Ce constat, lu sur l'acte, est essentiel pour séparer les homonymes plutôt que d'en fabriquer un seul individu.
Sur l'acte, l'âge de Toni Falqueyret à sa mort est « soixante-douze ans » : le mot après « de soixante » est nettement plus long qu'un « deux » ne le serait, et se termine par un « e » avec paraphe. Une lecture plus ancienne donnait « soixante-deux ans » ; le folio porte d'ailleurs la mention d'archives « très endommagé » sur la page en regard.
Une union du 25 février 1675 relie encore une famille de cultivateurs à deux familles de meuniers : Léonard Falgueyrat épouse Marie Marbatt [?], et le même jour sa sœur Jeanne Marbatt épouse le meunier Antoine Chadourne ; leur mère est alors femme d'un autre meunier, Arnaud Laval. Les Falgairet restent représentés à la métairie en 1695, sans qu'aucun acte ne prouve une propriété ou un bail transmis héréditairement.
Le 16 novembre 1683, Léonard Raymondie, meunier, trente-cinq ans, du moulin Bessou, épouse Jeanne Chavaignac [?], de Cavigne. En 1687, Thoni Chadourne est meunier au moulin avec Janeton Martrat [?] ; au baptême de leur fils Pierre, le 8 mai, un meunier de Rabard participe au parrainage (il est parrain de l'enfant) et Léonard Falgairet, laboureur de la métairie de Bessou, est témoin — un acte qui montre à la fois les relations entre moulins voisins et la coexistence du travail du grain et de l'agriculture sur le site. Lu intégralement sur l'original
Le 30 avril 1690, le baptême d'un Pierre nomme ses parents Jean Laval, meunier, et Jeanne Ganeille, au moulin Bessou ; Arnaud Laval, meunier à Rabard, est parrain. La répétition du patronyme et du métier suggère un réseau familial entre Bessou et Rabard, sans que la filiation entre les deux hommes soit explicitement établie par ces seuls actes. Réseau Bessou–Rabard probable, filiation non démontrée
Après les lacunes de la série paroissiale, Jean Poumeau, meunier au « moulin Bisson », est parrain à un baptême le 22 février 1737 — une présence isolée qui ne permet pas de dater sa prise d'exploitation. Les Jeammet/Jammet/Jammes sont bien implantés au lieu au milieu du XVIIIe siècle. Jean Lacombe habite le moulin au moins dès 1745 ; le baptême de Bertrand Lacombe, le 29 décembre 1750, le dit meunier et donne son épouse, Françoise Salaver. La signature du parrain, « be[r]tnard Salauer », confirme l'orthographe Salaver contre une lecture antérieure « Salaner ». Françoise est elle-même qualifiée de meunière en janvier 1762. Lu sur l'original, signature comprise
À partir de 1776, des baptêmes rattachent Pierre Reymondie au moulin, d'abord avec Louise Delmas puis, en 1787–1790, avec Anne Chavagnac — sans qu'un remariage soit ici prouvé : homonymes et plusieurs générations de Pierre restent possibles. Jean Durand et Jeanne Calinel, présents dès 1787, appartiennent à la population agricole de la métairie ; plusieurs de leurs enfants y meurent en bas âge entre 1789 et 1791, dont Marie Gion, environ soixante ans, morte subitement à la métairie le 3 juillet 1791 — les actes constatent ces décès sans en donner la cause.
Le 3 mars 1794, Léonard Mauri, dix-sept ans, natif de Sainte-Foy, épouse Marie Reimondie, dix-neuf ans, fille de Reymond Reimondie, meunier du moulin Rabard. Deux témoins, Jean Duran et Marguerite Veymondie, sont déjà domiciliés à Bessou : le mariage relie ainsi deux familles de la vallée de la Louyre. Lu intégralement sur l'original
Le 27 juillet 1800, Jean Maury, vingt-deux ans, et Marie Reymondie sont domiciliés au moulin Bessou. En 1807 puis en 1815, le père est de nouveau appelé Léonard, meunier : le rapprochement Jean/Léonard est très probable par l'épouse et les enfants communs, mais la variation du prénom est conservée sans être artificiellement résolue. Leur fils Mathieu naît au moulin le 30 mars 1828 ; à son mariage du 6 février 1850, son père défunt est appelé Léonard Mauri, meunier — le même homme apparaît donc Bernard en 1828, Léonard en 1849–1850, une divergence réelle entre deux actes primaires, non une erreur de lecture. Mathieu, meunier à son tour, épouse Jeanne Gauville, née au moulin de Lapeyrouse et alors domiciliée au moulin de Laforge, à Saint-Laurent-des-Bâtons, chez ses parents meuniers. Lu sur deux actes originaux, divergence signalée
Le décès de Jeanne Rossignol, deux ans, le 4 octobre 1801, distingue trois générations : son père Jean Rossignol, sa mère Anne Lacoste, son grand-père Antoine, laboureurs au moulin. Guillaume Clamens, laboureur, demeure au moulin dès 1819 ; il meurt en février 1828 dans ce que l'acte appelle le « domaine du Moulin Bessou » — un mot qui décrit l'habitation, non la propriété. Ces familles se marient et s'allient avec les Durand, les Pelogue et les Coste, sans qu'un arbre généalogique définitif puisse être reconstruit sur ces seules pièces.
Le 19 septembre 1834, Jean Lafaye, cultivateur de cinquante-cinq ans, meurt au moulin. Dans les recensements de 1836 à 1856, la famille Lafaye/Lafage forme le ménage agricole voisin de celui des meuniers ; en 1851, Jean Lafaye est explicitement métayer (qui exploite une terre contre une part de la récolte). Les Bibie/Bibié sont attestés au lieu à partir de 1859, avec deux fils mariés et leurs descendances suivies dans les recensements jusqu'en 1867.
Le 30 juillet 1859, Léonard Maisonneuve et Anne Chanut sont meuniers à Bessou. Léonard meurt le 4 décembre suivant. Au recensement de 1861, Anne, veuve, est inscrite comme meunière et chef du ménage, avec trois enfants Maisonneuve et Jean Roussel, meunier, « son domestique ». Le 21 octobre 1861, Anne et Jean Roussel se marient : un mécanisme familial documenté de continuité au moulin, une veuve qui dirige le ménage épousant l'homme auparavant employé chez elle. L'acte renvoie à un contrat reçu le 29 septembre 1861 par le notaire Guillaume Reynier, à Sainte-Alvère ; son contenu patrimonial n'est pas connu. Lu sur l'original
Victor Rougeoir et Marie Pelou, tous deux meuniers, sont installés à Bessou au plus tard le 25 octobre 1875. Le recensement de 1881 y nomme comme meuniers Pierre Calvès et Marie Landa, avec trois enfants — les Rougeoir reviennent dans les listes de 1891 et 1901 : une présence continue de cette famille entre 1875 et 1917 ne peut donc pas être affirmée. Dans l'autre ménage de 1881, Pierre Deloros/Delcros, trente-huit ans, est expressément cultivateur propriétaire, avec sa femme Catherine Mirabel — une qualification qui établit une propriété agricole, sans en donner les parcelles ni prouver que Delcros possède le moulin lui-même. Le mariage du boulanger Pierre Bazès, le 8 janvier 1884, atteste enfin l'exercice de son métier « au lieu du Moulin Bessou », un prolongement concret de la transformation du grain, sans preuve d'un four commun avec les meuniers. Recensement de 1881 lu sur l'original
En 1901, Victorin Rougeoir et son fils, meuniers, sont recensés au lieu. Le 30 juillet 1902, Marie Rougeoir, née au moulin en 1878, épouse le boulanger David Antoine Magat ; elle est elle-même qualifiée de meunière, son père Victor de meunier et sa mère Marie Pelou également de meunière. « meunière » : lecture confirmée
À l'acte du 30 juillet 1902, la mère de la mariée, Marie Pelou, est qualifiée de « meunière » : le mot est net et sans ambiguïté. Une lecture plus ancienne avait cru voir « sans profession » ; le relevé des registres établi pour cette étude donnait déjà « meunière ».
La fiche matricule (registre militaire) de Jean Rougeoir, classe 1895, bureau de Bergerac, n° 1274, situe sa naissance au 21 octobre 1875, alors que l'acte civil, rédigé le 26, dit expressément qu'il est né « la veille », soit le 25 octobre — la date civile est retenue, la divergence conservée. Sursis comme meunier jusqu'au 31 décembre 1914, mobilisé le 8 janvier 1915, réformé le 23 février 1916 pour une « bronchite suspecte », il meurt à Lalinde le 22 juin 1917. Entre-temps, son épouse Jeanne Hivert, meunière, meurt au moulin le 5 février 1917 ; son beau-père Victorin Rougeoir, meunier, déclare le décès. Acte de naissance de 1875 lu sur l'original, jour exact précisé
En 1921, Abel Dupuy, né en 1890, est inscrit comme charpentier de moulin, patron. Le 22 octobre 1922, Jean Abel Dupuis, né le 10 juillet 1890 à Saint-Félix-de-Villadeix, meurt à son domicile du Moulin Bessou ; l'acte le dit meunier, époux de Marthe Berthoumeyrou. C'est la dernière attestation positive de la profession de meunier retrouvée dans les documents consultés — ce n'est pas une preuve que le moulin s'arrête ce jour-là : l'acte ne donne d'ailleurs pas la cause du décès. Lu sur l'original
Marthe Dupuis et ses deux enfants restent recensés au lieu en 1926 et 1931 ; en 1936, elle est journalière agricole (ouvrière payée à la journée) et son fils René, né en 1919, apprenti. Le second ménage de 1936 est celui de Félix François Pralong, cultivateur — présent entre les listes de 1931 et 1936, sans que l'année exacte d'arrivée soit connue. En 1946, un seul ménage de cinq personnes, celui de François Pralong, cultivateur, occupe la rubrique du lieu ; aucune pièce consultée ne décrit, après 1922, une vente du moulin, le démontage des meules ou la suppression d'un droit d'eau.
La feuille C1 du cadastre de 1824 représente le noyau nommé « M.in Bessou », au voisinage des numéros 254 à 264. En comptant les surfaces rouges séparées, on distingue environ sept emprises bâties, éventuellement huit si deux corps accolés sont traités séparément — mais pas sept ou huit maisons habitées : le plan seul ne permet pas de répartir logements, granges, écuries et bâtiment des machines. Les constructions se répartissent de part et d'autre d'un passage nord–sud ; à proximité immédiate du bâtiment oriental arrive le canal dérivé de la Louyre, ce qui rend très probable l'identification d'un bâtiment du moulin à cet endroit, sans permettre d'attribuer une fonction précise à chacun des corps voisins. Lu sur le plan Fonction de chaque corps de bâtiment
Sur Cassini, un signe de moulin non nommé se trouve à l'emplacement compatible avec Bessou, sous le bourg — identification très probable par comparaison avec les autres cartes, mais le nom « Bessou » n'est pas lisible sur ce signe. Belleyme fournit au contraire la lecture du nom « Bessou », associé au moulin. La carte d'état-major place « M.lin Besso[u/n] » dans la vallée et rend le dispositif rivière–canal plus lisible que Cassini, mais la plage « 1820–1866 » de la couche IGN n'est pas le millésime du levé de ce petit secteur. Identification du symbole de Cassini, très probable
Sur la feuille C1 de 1956, les parcelles bâties du noyau sont 155 et 157 ; on peut compter cinq masses bâties séparées, ou six corps en distinguant deux parties jointives. L'orientation du dessin diffère de celle des extraits photographiques : une comparaison rigoureuse doit s'appuyer sur le tracé du chemin et du canal, pas sur la seule position des bâtiments dans l'image.
La photographie classée « ortho1950 » montre un noyau compact, un chemin d'accès et la végétation liée à la vallée. Sur l'image classée « ortho1965 », un bâtiment agricole allongé supplémentaire apparaît côté occidental de l'ensemble — une modification entre les deux états, sous réserve de la datation exacte des prises de vue, qu'aucune fiche de vol n'est venue confirmer ici. Datation relative de l'agrandissement, millésimes des vols à confirmer
L'orthophotographie (photo aérienne) récente conserve le noyau ancien et montre d'autres volumes agricoles ; elle permet de suivre des emprises de toits et des accès, pas de dater les murs, ni de démontrer une conservation intégrale des bâtiments de 1824, ni d'identifier une roue à l'intérieur. Le rendu LiDAR (relevé laser du relief) aide à lire le relief bas de la vallée ; aucun vestige archéologique propre à Bessou n'est attribué sur ce seul rendu.
Les chiffres qui suivent concernent la rubrique Moulin Bessou des listes nominatives, pas l'ensemble de la vallée. « Non établi » n'équivaut jamais à zéro ; les maisons recensées sont des unités administratives habitées, à distinguer des sept emprises bâties du plan de 1824.
| Année | Maisons | Ménages | Habitants | Réserve |
|---|---|---|---|---|
| 1836 | non indiqué | 2 | 15 | rattachement au lieu très probable |
| 1841 | non établi | 2 | 16 | — |
| 1846 | 2 | 2 | 17 | — |
| 1851 | 2 | 2 | 18 | maximum de la série |
| 1856 | 2 | 2 | 18 | maximum de la série |
| 1861 | 2 | 2 | 12 | lu sur l'original |
| 1866 | 2 | 2 | 15 | — |
| 1872 | — | — | — | aucune rubrique séparée ; pas preuve de dépeuplement |
| 1876 | 2 | 2 | 7 | — |
| 1881 | 2 | 2 | 8 | lu sur l'original |
| 1891 | 2 | 2 | 7 | — |
| 1901 | 2 | 2 | 7 | — |
| 1921 | 2 | 3 | 6 | lu sur l'original |
| 1926 | 2 | 3 | 5 | — |
| 1931 | 2 | 3 | 5 | — |
| 1936 | 2 | 2 | 8 | lu sur l'original |
| 1946 | 1 (liste) / 2 (récap.) | 1 | 5 | écart sur les maisons conservé |
| 1951 | 2 | 1 | 6 | fiche se référant à 1946, pas une nouvelle campagne |
La baisse à sept habitants en 1876 traduit aussi le remplacement des grands ménages agricoles élargis par des groupes plus petits ; elle ne suffit pas à expliquer les départs ni à dater une crise du moulin. Les années 1886, 1896, 1906 et 1911 ne figurent pas dans les documents consultés, sans qu'on en conclue que leurs documents n'existent plus. Les femmes n'y sont pas seulement désignées comme épouses : Marguerite Veymondie en 1794, Marguerite Mauri en 1815, Jeanne Coste en 1851, Anne Chanut en 1861, Marie Landa en 1881, Marie Rougeoir en 1902 et Jeanne Hivert en 1917 sont explicitement qualifiées de meunières.
Une annonce parue dans Dordogne Libre le 8 décembre 2020 rapporte une délibération intercommunale du 24 novembre 2020 étendant le droit de préemption pour un projet économique et agricole, citant au lieu « Moulin-Bessou » les parcelles C0139, C0149 et C0150 — sans prouver ni acquisition effective, ni modification du moulin.
Le relevé cadastral communal du 23 septembre 2026 distingue Moulin Bessou, environ 12,22 hectares et 29 parcelles, et Moulin Bessou-Sud, environ 5,58 hectares et neuf parcelles — deux périmètres cadastraux portant ces noms de lieux, à ne pas confondre avec la superficie d'une propriété historique unique ; la seconde zone ne comporte pas de bâti. La même compilation donne douze objets bâtis, environ 1 627 m² d'emprise dans la BD TOPO, et environ 10,78 hectares déclarés en 2024 au RPG (registre des déclarations des agriculteurs), notamment prairies, avoine et maïs. Le carnet d'adresses municipal de novembre 2025 indique au lieu une activité d'élevage bovin, veaux sous la mère et céréales, ainsi qu'une ferme maraîchère biologique. Aucune pièce consultée ne confirme en revanche un fonctionnement actuel du moulin, une ouverture au public, la conservation des meules ou la reconnaissance patrimoniale d'un mécanisme. État actuel du mécanisme non documenté
Les registres paroissiaux et l'état civil rattachés au lieu ont été consultés, les actes principaux sur l'original ; ce qui manque encore tient surtout aux matrices cadastrales et aux minutes notariales, qui donneraient enfin les propriétaires successifs du moulin et de sa métairie.
État de sections A–E et matrice bâtie/non bâtie de 1826 : relever les parcelles autour de C254–264, isoler moulin, maisons, dépendances, canal et terres.
Propriétés bâties de 1882 et matrices de 1910–1955 : identifier les comptes contemporains des Calvès, Delcros et Rougeoir ; raccorder aux parcelles 155 et 157 de 1956.
Sarlandie de la Robertie, Sainte-Alvère, 1909–1910 : le contrat du 6 juin 1910, Jean Danier–Catherine Mirabel, apports et éventuels droits sur Bessou.
Minutes Reynier classées sous Joseph, 1861 : rechercher le contrat Roussel–Chanut du 29 septembre 1861, en vérifiant d'abord la discordance Guillaume/Joseph avec l'archiviste.
Statistique générale et tableaux des moulins de l'arrondissement de Bergerac, an X–an XII : retrouver la déclaration propre à Bessou et contrôler l'unité des « quatre meules » rapportées pour 1789/an IX.
Curage des cours d'eau de Saint-Félix : chercher Louyre, canal de Bessou, propriétaires riverains, prises d'eau, plaintes et règlements d'eau du moulin.
Tables des acquéreurs/vendeurs du bureau de Lalinde, mutations par décès, successions, baux : cibler 1849–1853, le décès de Delcros en 1907 et celui de Dupuis en 1922.
Hypothèques de Bergerac : transcriptions des ventes, puis origines de propriété.
Perrot, notaire à Saint-Georges-de-Montclard, 1748–1792 : contrats, fermes et inventaires des Lacombe, Jeammet, Reymondie et Durand ; nom du bailleur du moulin et de la métairie.
Collection du vicomte de Gourgues : provenance et sort des registres du notaire de Mouleydier, pour retrouver l'acte de 1728.
Compléter la fiche de Jean Rougeoir et rechercher la transcription de son décès à Saint-Félix, pour confirmer l'identité avec l'« Henri Rougeoir » du monument aux morts.
Ne pas commander 7 S 69 comme un dossier de Moulin Bessou : cette référence du répertoire concerne le moulin Blanchard, sur le Caudeau, classé sous la commune sans être ce moulin de la Louyre.