Dossier d'archives · Dordogne
Une petite métairie (exploitation agricole) de bord de bois, au sud du bourg, dont un seul ménage à la fois a occupé la maison pendant plus de deux siècles. François Gouthy et Peyronne Dalit s'y marient en 1692 ; les Besse et leur grand-mère Marie Fontagrive s'y succèdent jusqu'en 1782 ; puis Reversade, Greil, Fleyri, Peytou, Gonnard, Doyen, Coste, Bierne et Dupomier — presque un nom par génération — jusqu'aux Demaison de l'entre-deux-guerres. Aucun d'eux n'y est jamais dit propriétaire.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
La Ruffie se trouve à environ 780 mètres au sud du bourg de Saint-Félix, à vol d'oiseau. Le groupe bâti occupe une clairière en bordure de bois, avec des terres ouvertes au sud et à l'est. Ses plus proches voisins sont La Combe de Lugon, à 240 m au nord-nord-ouest, Caveroussie, à 340 m au nord-est, La Bouyguette, à 390 m à l'ouest-sud-ouest, et Le Cirier, à 580 m au sud-ouest — les quatre écarts qui reviennent sans cesse dans les actes, comme parrains, témoins ou destinations de départ. Ces distances, calculées à vol d'oiseau entre les points de repère des lieux-dits, situent le lieu ; elles ne dessinent ni les limites d'une exploitation ancienne ni celles d'une propriété. Calculé sur la carte IGN
Le lieu possède aujourd'hui sa propre desserte, l'Impasse de la Ruffie. Le cadastre actuel conserve LA RUFFIE, l'IGN la Ruffie. Le périmètre de ce nom de lieu couvre environ 13,44 hectares de la section D ; ce chiffre décrit un nom de lieu cadastral, pas un domaine historique aux limites démontrées.
La série sûre ou très probable des formes va de Ruffie [?] (lecture incertaine) en 1690 à Larufie dans les recensements du XXe siècle, en passant par La Rufio (1746), la riffie (1755), Larusie sous la Révolution, La Rufe en 1821 et 1826, puis La russie / Larussie au cadastre de 1824. L'absence d'espace ou la variation de capitale n'est jamais un changement de lieu — c'est la même main, ou la même administration, qui hésite entre f, s long et ss, trois graphies que l'écriture du temps rend presque indiscernables. Séries paroissiale et d'état civil
Les cartes suivent la même hésitation. Cassini porte la Ruffy — état rapproché de l'édition de 1766. Belleyme donne une lecture la Ruffie / la Russie, et l'état-major la Ru[ss]ie [?]. La proximité graphique des trois lettres explique ces variations, sans autoriser à réécrire systématiquement « Russie » en « Ruffie » dans une transcription diplomatique : l'identification géographique de ces indications tient d'abord aux écarts voisins et à la position du groupe bâti, pas à la seule lecture des lettres.
Étymologie : non établie. Les documents réunis ne donnent aucune explication du nom, et aucun article de Dauzat/Rostaing, Nègre ou Geuljans précisément consacré à ce lieu n'a pu être identifié. On ne peut donc pas déduire de la seule terminaison une famille fondatrice, une couleur de sol ou une origine géographique.
Raufie est la vedette employée par Gourgues pour son entrée médiévale, Roffie la forme qu'il cite pour 1450 ; il la qualifie d'écart de la commune en 1873. Son renvoi alphabétique « Roffie — Voy. Raufie, Rolphie, Ruffie » ne démontre pas que les quatre formes aient toutes désigné ce même lieu : Rolphie n'est donc pas ajoutée ici comme variante locale attestée. Renvoi de dictionnaire, pas une identité démontrée
Dans le supplément de son dictionnaire, Gourgues place un ténement de La Raufie dans la commune qu'il nomme Saint-Félix-la-Linde, et cite « Roffie, 1450 (Acte not.) ». Le millésime se lit sur l'image de l'imprimé. C'est le point de départ le plus ancien actuellement repéré — mais deux niveaux doivent rester distincts : Gourgues rapporte un acte qu'il avait consulté ; nous ne disposons ni de cet acte, ni de ses confronts, ni de son notaire. Le rapprochement avec La Ruffie, dans cette même aire proche de Lalinde, est plausible, mais reste une hypothèse. Source secondaire : imprimé de 1873 ; original de 1450 non retrouvé
Le mot ténement désigne ici une unité foncière dans la notice secondaire ; il n'établit à lui seul ni une demeure noble, ni un château, ni même le nombre de maisons de 1450. Aucun habitant, propriétaire ou seigneur particulier de La Ruffie n'est nommé dans cette courte entrée. Le cadre seigneurial de la paroisse est celui de Montclar, châtellenie puis baronnie, mais aucune reconnaissance de tenure ou accensement visant sûrement La Ruffie n'a été retrouvé : l'accensement de Caveroque en 1370 concerne un autre lieu et ne peut lui fournir une date.
Les inventaires des Archives de la Dordogne renvoient aussi à un « sieur de la Raufie » dans une procédure de 1674 relative à des coupes de bois de 1673, avec La Cadoue et Chabanetes comme lieux voisins. L'analyse consultée ne le rattache pas à Saint-Félix-de-Villadeix : cette occurrence reste une piste non localisée, pas un titre de seigneur de La Ruffie. AD24, B 1614, 1674-1679 ; original judiciaire non lu
Le registre paroissial conservé débute en 1668. Aucune mention sûre de La Ruffie antérieure à 1692 n'en a été extraite ; une occurrence de 1690 demeure probable. Ce résultat indique la limite des attestations reconnues, et non la date de fondation de l'habitat.
Le 15 octobre 1690, un laboureur (paysan qui travaille la terre) nommé Thoinet Persounier [?], donné du « village de Ruffie [?] », représente le parrain de Marie Latreynie, enfant de La Pouleilhe. Le domicile du laboureur est une mention probable de La Ruffie ; le baptême ne documente pas une naissance dans ce lieu. Lecture douteuse
Le 4 novembre 1692, François Gouthy [?], vingt ans, épouse Peyronne Dalit, environ vingt-cinq ans, après fiançailles et trois publications, sans empêchement trouvé. Les deux sont dits habitants « du lieu de… » — c'est la première attestation certaine, lue sur l’original, de l'habitat.
L'acte de 1692 ne se lit pas « la rouffie » : la grande lettre initiale, comparée à celles de « Curé » et de « la Cabane » écrites par la même main (curé Delboy, 1692-1695), donne plutôt « Caporoufi [?] », avec un seul f, et un préfixe qu'il ne faut pas effacer pour retrouver le nom moderne. L'identification à La Ruffie reste probable (c'est la seule mention compatible du secteur à cette date), mais ce n'est plus la lecture du nom actuel. Le nom du dernier témoin est lui aussi incertain : ni « Larrenie » ni « Terrier » ne peuvent être retenus.Lecture corrigée
En septembre 1746, Louis Matifet et Marquese Longis ont un fils Pierre, baptisé le 16, avec une note marginale indiquant qu'il a lui-même été enterré le 9 octobre. Une semaine après ce baptême, le 23, est inhumé un Louis Matifet, âgé d'environ quarante ans, mort au village de La Rufio après avoir reçu les sacrements : la proximité du nom, du lieu et des dates rend très probable qu'il s'agisse du père, sans que la sépulture le dise expressément. Identification du défunt, hypothèse
Vers 1750-1751, Jean Lange [?] — aussi transcrit Large — et Marie Guinard [?] font baptiser Reymond puis Jean « au lieu de la ruffie ». Pierre Coulaud et Louyse Maury sont ensuite les parents de Jean (baptisé le 12 décembre 1755) et d'Antoinette (26 janvier 1758) ; Jean Coulaud et Marie Pons [?] y sont qualifiés de grand-père et grand-mère.
Les Besse fournissent le groupe de parenté le mieux documenté de La Ruffie au XVIIIe siècle. Marie Fontagrive y apparaît comme marraine résidente dès 1763, puis dans plusieurs baptêmes des Besse. Deux unions doivent être suivies séparément : Jean Besse × Marie Falgueyret, dont les enfants Jean, Marie, Jeanne et un autre Jean naissent entre 1764 et 1767 ; et Pierre Besse × Marie Couder, mariés le 23 avril 1765, dont la fille Marie est baptisée le 19 juin 1766, avec pour parrain et marraine Jean Besse et Marie Fontagrive, qualifiés d'oncle et de grand-mère. On peut ainsi proposer que Jean et Pierre soient frères et fils de Marie Fontagrive — une reconstruction très probable, non une phrase explicite d'un acte. Fraternité et branche commune, hypothèse
Un troisième couple est attesté : Pierre Besse × Marie Longis [?], venu de la paroisse de Saint-Marcel, marié le 15 octobre 1776, parents de Marie, née le 17 septembre 1779, et de Philippe, fille née le 16 juin 1782. Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit du Pierre veuf de Marie Couder en 1765 : l'union de 1776 reste distincte dans la reconstruction.
Pour le baptême du 17 juin 1782, la mère se nomme Marie Songis et non « Marie Longis » : l'initiale est un S rond, identique à celle de « Léonard Songis », le parrain. La note ajoutée sous l'acte se lit « Philippe Besse a été enterrée le vingt juin mille sept cent quatre-vingt-deux » : le jour est le 20, et non le 28. Les actes de 1776, 1779, 1800 et 1801, qui portaient « Longis », n'ont pas été rouverts à l'original : cette piste généalogique reste donc ouverte. Lecture corrigée ; 1776-1801 non lus sur l’original
Les sépultures d'Arnaud Rouchou, environ cinquante ans, le 14 juillet 1791, et de Marie Lambert, environ soixante ans, le 25 janvier 1792, désignent explicitement la « meterie de larufie » (1791) et « métérie de larufie » (1792). L'acte de 1791 écrit « meterie de larufie » (un seul f, sans accents) et le nom d'Arnaud Rouchou est confirmé. Ce sont les premières qualifications sûres de métairie repérées dans les actes du dossier ; elles décrivent le lieu, sans préciser ni son bailleur ni les relations de parenté entre les défunts et les exploitants. Lu sur les originaux
Pierre Reversade, laboureur, et Jeanne Rei/Rey demeurent à « Larusie » lorsque naissent Jeanne le 21 ventôse an III (11 mars 1795), Anne le 20 nivôse an VI (9 janvier 1798) et Antoinette le 30 floréal an VIII (20 mai 1800) : l'acte de 1798 écrit encore métairie. Jeanne Rey, journalière (ouvrière payée à la journée) à la métairie, intervient aussi dans une déclaration concernant La Bouyguette en 1798 ; Pierre Reversade, lui-même donné âgé de trente-six ans, déclare un décès à Cavigne en 1799. Lu sur les originaux
Le 26 novembre 1807, Arnaud Banes, vingt-six ans, laboureur, épouse Marie Greil/Grel, vingt-trois ans, travailleuse de terre. Les deux futurs habitent La Rufie. Le père de Marie, Antoine Greil, y est expressément métayer (cultivateur qui partage les récoltes avec le propriétaire) ; sa mère est Philippine Delmas. Le mariage rattache donc la nouvelle union à une maisonnée déjà présente, sans démontrer une transmission foncière. Le père d'Arnaud, Léonard Banes, réside à Pressignac ; sa mère est Madeleine Perrot.
Leur fils Pierre Banes naît le 3 août 1810 ; Arnaud est alors dit laboureur métayer. Le 15 décembre 1816, Jean Fleyri, laboureur métayer à La Rufie, déclare un fils Jean, né le même jour de Manon Camaréle [?] (un seul l dans l'acte). L'acte mentionne aussi un autre Jean Fleyri, de vingt-quatre ans, domicilié à Berthier, comme témoin ; cette présence ne prouve pas à elle seule l'origine du père.
Les actes de 1819 à 1827 donnent surtout Antoine comme père ou déclarant : un enfant Janile/Janite [?] naît en 1819 d'Antoine Fleyri et Marie Samarelle/Lamarelle, un Daniste [?] Fleyri meurt en 1820 à onze mois, Raimon Flérie naît en 1821, meurt à deux ans en 1823, renaît en 1824, et Marie naît en 1826. Le 25 avril 1827, Antoine Flérie, de La Rufie, déclare le décès de Jeanne Puijaumis [?] Labarte, du Cirier, fille d'un « Jean Puijaumis, sieur de Labarte » — un titre bien lisible qui concerne cette famille du Cirier et n'établit aucun « sieur de La Ruffie ».
La difficulté vient des noms des parents : Jean en 1816 et au mariage de 1837 ; Antoine dans la série suivante et les recensements ; Camarelle/Tamarelle/Lamarel, mais aussi Goffre pour la mère en 1824 et 1826. On peut soupçonner des variantes, un prénom d'usage, des erreurs de l'officier ou plusieurs couples ; aucun de ces scénarios ne doit être choisi sans confrontation supplémentaire. Parentés incertaines
Le foyer Tamarelle-Géoffre fournit un autre fil : Raimond Lamareil/Tamarelle, environ quatre-vingts ans, meurt à La Rufie le 19 juillet 1822 ; sa veuve Denise Géoffre y meurt à son tour le 28 juin 1836. Le noyau Antoine Fréri × Marie Camarelle/Tamarelle est suivi dans les recensements de 1836, 1841, 1846 et 1851 ; en 1851, Antoine est qualifié de métayer. Jean Fréri, vingt et un ans, né et domicilié à La Rufie, épouse Marie Péloux le 28 novembre 1837 ; leur fille Jeanne naît à La Rufie le 5 avril 1838, avant que la famille ne se déplace vers La Bouyguette.
Les Peytou sont présents au plus tard à la naissance de Martial, le 23 septembre 1853, fils de Martial Peytou et d'Anne Alari. En 1856, le ménage compte huit personnes — le maximum observé dans les relevés rattachés à La Ruffie —, dont Marie Lafon, servante. Trois des cinq enfants sont prénommés Félix dans la liste, à neuf ans, deux ans et vingt et un jours : la répétition est bien écrite ainsi sur l'image, ce n'est pas une erreur de lecture.Lu sur l'original
En 1861, Pierre Gonard/Gonnard et Marie Gauville occupent La Ruffie avec Jean, Anne et le domestique Pierre Prévot, seize ans — cinq personnes en tout. Deux filles Marie naissent ensuite, en 1862 et 1864 ; la plus jeune meurt à La Pouleille le 7 mai 1868, où ses parents résident alors : cette mention borne leur déplacement entre le recensement de 1866 et mai 1868. La naissance d'un autre Jean Gonnard, fils de Jean Gonnard × Jeanne Lacombe, à La Ruffie en 1868, ne doit pas être attribuée à Pierre et Marie Gauville.
Les Doyen sont attestés au plus tard le 14 juillet 1870 : Jean père, soixante-huit ans, et Jean fils, trente-six ans, cultivateurs à La Ruffie, déclarent le décès de Pétronille Coutou, veuve Bouynat, survenu à Caveroussie. L'image consultée montre le corps de l'acte et le début du suivant, daté du 24 septembre 1870 : la date du 14 juillet n'a donc pas pu être lue sur l’image, sans que rien ne la contredise. Contenu confirmé ; date non lue sur l’image
Les recensements de 1872, 1876 et 1881 suivent le couple Jean Doyen × Jeanne Delanes, ses enfants et, les premières années, le père veuf et la tante Jeanne Catal. En 1881, le chef de ménage est explicitement cultivateur métayer, avec cinq personnes au foyer ; le père et la tante n'y figurent plus, mais leurs décès au lieu sont enregistrés à l'automne suivant — une absence de recensement ne fournit pas une date de décès. La famille se déplace ensuite au Cirier, où Jean Doyen meurt en 1891.
Le recensement de 1891 installe un nouveau ménage : Pierre Coste, quarante-trois ans, explicitement métayer, Marie Favard, et leurs enfants François et Jeanne — quatre personnes. En 1895, une naissance atteste au lieu Pierre Coulaud et Marie Carbonnel : leur fille Célestine naît le 4 avril. Ce passage d'un nom à un autre n'indique ni vente ni héritage ; la chronologie des baux reste inconnue.
En 1901, la maison abrite Marcelin Bierne, cultivateur exploitant, Marie Bény et trois enfants — « exploitant » ne vaut pas automatiquement « propriétaire ». Le 21 février 1913, Marie Dupomier, veuve de Jean Garrigue, meurt à La Ruffie ; l'acte donne une naissance le 26 mai 1837, en un lieu et de parents inconnus, et un mariage célébré à Sainte-Foy-de-Longas. Le déclarant est son gendre Paul Pénaud, trente-quatre ans, cultivateur domicilié au même lieu.
Les registres de 1921 et 1926 ne donnent pas de rubrique autonome La Ruffie dans le relevé communal ; ce silence ne doit jamais être converti en zéro habitant ou en ferme abandonnée. En 1926, le futur chef de ménage Raoul Demaison, né en 1902 à Corps, se trouve au Cirier, dans le ménage de son père Jean-Baptiste, venu de l'aire alpine (Duingt, Évires). En 1931, Raoul est chef de ménage à Larufie, avec son épouse Germaine, née en 1908 à Saint-Félix, et deux enfants ; ils y sont encore en 1936, puis en 1946, avec quatre enfants cette dernière année. Le passage du Cirier à La Ruffie se place ainsi entre 1926 et 1931, sans preuve du mécanisme foncier. Les enfants nés à la fin des années 1920 et après ne sont pas nommés dans ce dossier destiné à publication.Vie privée : descendants récents non nommés
Un feuillet daté du 15 février 1951, inséré dans la numérisation du recensement de 1946, attribue à Larufie une maison, un ménage et cinq habitants. Son en-tête se réfère pourtant au recensement de mars 1946, dont la liste nominative donne six personnes : il peut s'agir d'une mise à jour municipale sur un ancien formulaire, une explication qui reste hypothétique. Le document se lit clairement : les deux résultats, 1946 et le feuillet de 1951, sont conservés côte à côte, sans qu'on invente un départ, un décès ou un recensement national de 1951. Chiffres divergents conservés
Aucun événement de guerre, incendie, vente publique ou installation industrielle n'a pu être attribué sûrement à La Ruffie dans les sources consultées et les recherches complémentaires. Cette limite n'équivaut pas à la preuve qu'il n'y en eut aucun.
La Ruffie appartient à la section D dite Cirier, deuxième feuille, datée de 1824 (3 P 3 4624). Sous le nom « La russie », deux surfaces bâties lavées de carmin se font face : à l'ouest, un corps en L ; à l'est, un corps également articulé, en L/T. Entre eux s'étend un espace pointillé, numéro 372. Au nord de la cour, près du chemin, une petite figure octogonale lavée de vert correspond probablement à une mare ou un abreuvoir — sa fonction exacte n'est pas écrite sur le plan. Deux corps bâtis ne signifient pas deux maisons habitées : le plan seul ne distingue pas logis, grange, étable ou autres dépendances, et aucun nom de propriétaire ne doit en être tiré. Lu sur le plan original
La continuité d'emplacement entre ce noyau de 1824 et l'ensemble actuel est très probable, plus solide que toute idée de conservation intégrale des bâtiments : ailes, couvertures et usages ont pu être remaniés sans qu'une reconstruction précise soit datée par les images disponibles. Les données cadastrales récentes dénombrent trois objets bâtis en dur et un léger, pour environ 303 m² d'emprise dans le polygone nommé LA RUFFIE ; la BD TOPO compte trois bâtiments, dont un résidentiel. La valeur « 1850 » présente dans un attribut de cette base est une date indicative, pas une date de construction vérifiée.Attribut de base, non confronté à une matrice
Dans les données officielles extraites le 23 septembre 2026, La Ruffie reste un lieu-dit habité de l'IGN, desservi par l'Impasse de la Ruffie. Le polygone cadastral comprend 22 parcelles de la section D. Le RPG 2024 identifie environ 3,25 hectares de prairie permanente dans ce périmètre de 13,44 ha, et le PLUi-H approuvé le 26 novembre 2024 répartit le lieu entre environ 9,72 ha en zone A (agricole) et 3,72 ha en zone N (naturelle). Aucun particulier vivant n'est nommé dans ce dossier ; aucun monument, vestige archéologique, cluzeau ou souterrain propre à La Ruffie n'a été identifié dans les notices patrimoniales consultées.
Les registres paroissiaux et l'état civil ont été consultés pour toutes les mentions de La Ruffie. Deux lectures y ont été corrigées (le nom de lieu de 1692 et le nom de la mère en 1782), sans remettre en cause le rattachement général du lieu. Ce qui manque encore, c'est la chaîne foncière : aucun titre de propriété n'a été retrouvé pour La Ruffie, et les successions de ménages relevées ici ne sont pas des successions de propriétaires.
État de sections et matrice de 1826 (registre cadastral des propriétaires) : pour chaque parcelle de La Ruffie (autour des numéros 371, 372, 370 et 376 de la section D), le propriétaire, la nature — logis, grange, mare — et les mutations jusqu'en 1914.
Matrice des propriétés bâties, 1882 : comparer au séjour des Doyen puis des Coste, et suivre les augmentations/diminutions de bâti.
Propriétés non bâties (1914-1955) et bâties (1910-1955) : suivre le logis et ses dépendances avant et durant la présence Demaison.
Tables des acquéreurs et vendeurs, bureau de Lalinde, dès 1808 : retrouver ventes, échanges et partages à partir des propriétaires établis à l'état de sections.
Actes civils publics, sous seing privé, mutations par décès et tables de successions de Lalinde : baux, actes de transmission, nom du notaire.
Hypothèques de Bergerac : transcriptions des ventes repérées dans l'enregistrement, description du bâti et origine de propriété.
Contrôle des actes de Monclard, 1732-1791, et tables 1751-1790 : baux ou contrats Besse, Matifet, Coulaud ; aucune entrée La Ruffie déjà trouvée, à repartir d'une date connue.
Collection et fonds de Gourgues aux Archives nationales : identifier les notes et titres utilisés pour « Roffie, 1450 » et obtenir la cote exacte de l'acte — orientation seulement, présence non démontrée.
Procédure de 1674-1679 sur les bois du sieur de la Raufie, La Cadoue et Chabanetes : en déterminer la localisation, pour confirmer ou écarter le lien avec La Ruffie.
Dossiers de permis et plans de la section D : contrôler les transformations récentes et la piste d'un permis de septembre 2013, repérée mais non ouverte.