Dossier d'archives · Dordogne
Un laboureur (paysan qui travaille la terre) se marie, et le curé conserve le nom de son village : « la pralie » (une lecture ancienne donnait « lapradie »). Ce lieu appartient explicitement à la paroisse de Saint-Félix, mais son emplacement nous échappe. L'acte lui-même hésite dans le temps : il porte 1686 au milieu d'un cahier de 1695. Une seule mention, assez précise pour retrouver quelques proches, trop isolée pour désigner une maison sur la carte.
Tous les lieux-dits de Saint-Félix-de-Villadeix
Pierre Maigne est dit « lab. hnt du village de la pralie [lapradie ?] pnt parroisse » : laboureur, habitant d'un village de la présente paroisse (circonscription de l'église, ancêtre de la commune ; le point d'interrogation entre crochets marque une lecture incertaine). Le domicile et le rattachement à Saint-Félix sont explicites. Le registre apporte ainsi une preuve d'habitation, sans donner le nombre de maisons ni celui des habitants. Lu sur l'original
La main du curé Delboy a été comparée aux mots sûrs de cette page : village, parroisse, mariage, gendre. La lecture reste la-pra-[d/l]-ie. L'acte se lit plutôt « la pralie » (une autre lecture donne « la palie »), sans « d » net ; « lapradie » est la graphie plus ancienne d'un répertoire. « La Pradie » reste le nom retenu pour cette page, avec « La Pralie » comme lecture préférée ; aucun lieu actuel n'est identifié avec assurance. Lecture réservée
Si l'on lit bien Pradie, le nom pourrait appartenir à la famille occitane de prat, prada, « pré, prairie ». Le glossaire de Pégorier donne prada parmi les synonymes de prat. Le rapprochement reste une hypothèse : cette source n'explique ni ce lieu précis ni sa terminaison en -ie, et ne permet de lui attribuer aucun pré particulier. Hypothèse IGN, Pégorier, p. 377.
Après les fiançailles et trois publications des bans, Delboy marie Pierre Maigne à Jeanne Farges, veuve, habitante de Caveroque. La cérémonie se déroule dans l'église paroissiale de Saint-Félix. Autour d'eux, l'acte rassemble un neveu, un gendre et un homme du bourg. 5 E 409/2 · v. 328 D
| Source | Personne | Lien et domicile |
|---|---|---|
| v. 328 D | Pierre Maigne | Époux, laboureur ; « la pralie [lapradie ?] », présente paroisse. |
| même acte | Jeanne Farges | Épouse, veuve ; « caveroque », présente paroisse. |
| même acte | Louis Guindre | Neveu de l'époux, travailleur ; « la marguerie », paroisse de Beauregard. |
| même acte | Jean Roux | Gendre de l'épouse, laboureur ; « la pouleilhe », La Pouleille. |
| même acte | Jean Moureau | « Sargeur », du présent bourg ; signe, ainsi que Delboy. Les autres déclarent ne pas savoir signer. |
Ces liens donnent des pistes pour retrouver les familles. Ils ne situent pas La Pradie entre leurs domiciles : l'acte ne décrit aucun chemin, aucune limite de terre. Il ne dit pas davantage que Pierre Maigne est propriétaire.
Le curé écrit « Le quinzieme jour du mois doctobre mil six cent quatre vingt / six ». C'est bien le 15 octobre 1686 qui est porté, alors que les actes voisins sont de 1695. Sur la page en regard, un baptême commence par « Le 30 8bre 1695 », soit le 30 octobre. Les deux lectures sont nettes ; leur contradiction demeure. Dates lues sur l'original
Erreur de plume, inscription rétrospective : les deux explications restent possibles. On ne corrige donc pas silencieusement l'année en 1695. Et cet acte unique ne prouve pas une occupation continue entre 1686 et 1695. Année de l'événement incertaine
Le tableau d'assemblage (plan d'ensemble du cadastre) de 1824 permet de retrouver Caveroque, La Pouleille et le bourg. Il ne fournit aucun emplacement assuré pour La Pradie. La recherche dans les treize tables des feuilles cadastrales disponibles — tableau, dix feuilles anciennes et deux feuilles de 1956 — ne donne pas ce nom. Les feuilles parcellaires n'ont pas été examinées ici : cette recherche négative ne démontre pas la disparition du village. Plan d'ensemble lu · tables des feuilles consultées
Les extraits communaux de Cassini et de l'État-major examinés n'apportent pas de correspondance sûre. Sans emplacement, on ne peut suivre des bâtiments, attribuer une ruine ou raconter un changement de cultures.
Dans le dictionnaire de Gourgues, 1873, p. 250, la séquence des noms proches a été parcourue : aucune entrée Pradie ou Pralie n'y rattache un lieu à Saint-Félix. La recherche est également négative dans les 104 entrées du répertoire local. Les relevés des registres paroissiaux disponibles retrouvent l'unique mariage ; ceux de l'état civil ne donnent aucune occurrence attribuable au lieu. Ce sont les limites des documents consultés, pas la preuve que le nom n'a jamais été écrit ailleurs.
Le nom ne possède aucun correspondant identifié dans le répertoire des lieux-dits établi pour cette étude. On conserve donc un lieu d'habitation de la paroisse, non localisé, à la lecture discutée. Son absence des répertoires récents ne fournit ni date d'abandon ni population nulle. Un changement de nom, l'effacement d'un habitat ou une lecture à reprendre restent des possibilités ouvertes. Localisation inconnue
Revoir l'original du feuillet correspondant aux vues 328–329 : la consonne d/l, l'année et un éventuel autre exemplaire du mariage.
Rechercher contrat de mariage, bail ou partage de Pierre Maigne et Jeanne Farges, autour des deux années candidates. Un confront foncier permettrait de situer le lieu. Cote précise à déterminer.
État de sections et première matrice cadastrale (registre des propriétés) : chercher un nom proche omis du plan. Cotes repérées dans l'inventaire des archives ; contenu non consulté.